| SÉNAT DE BELGIQUE | BELGISCHE SENAAT | ||||||||||||
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| Session 2019-2020 | Zitting 2019-2020 | ||||||||||||
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| 27 juillet 2020 | 27 juli 2020 | ||||||||||||
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| Question écrite n° 7-637 | Schriftelijke vraag nr. 7-637 | ||||||||||||
de Gaëtan Van Goidsenhoven (MR) |
van Gaëtan Van Goidsenhoven (MR) |
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à la ministre de l'Énergie, de l'Environnement et du Développement durable |
aan de minister van Energie, Leefmilieu en Duurzame Ontwikkeling |
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| Cybercriminalité - Trafic d'animaux sauvages - Espèces rares et protégées d'oiseaux et de reptiles - Vente sur l'Internet en Belgique - Lutte - Moyens - Chiffres - Mesures - Information du public | Cybercriminaliteit - Illegale handel in wilde dieren - Zeldzame en beschermde vogels en reptielen - Verkoop op het internet in België - Strijd - Middelen - Cijfers - Maatregelen - Informatie aan het publiek | ||||||||||||
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| criminalité informatique commerce électronique trafic illicite espèce protégée sensibilisation du public commerce des animaux faune bien-être des animaux |
computercriminaliteit elektronische handel zwarte handel beschermde soort bewustmaking van de burgers dierenwinkel fauna welzijn van dieren |
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| Question n° 7-637 du 27 juillet 2020 : (Question posée en français) | Vraag nr. 7-637 d.d. 27 juli 2020 : (Vraag gesteld in het Frans) | ||||||||||||
Depuis 2014, le bien-être animal est une compétence attribuée aux Régions. Toutefois, le commerce d'espèces exotiques et sauvages relève toujours du champ d'action de l'État fédéral. Ainsi, afin de garantir le bien-être des animaux dans sa globalité, une approche transversale est plus que nécessaire. À cet effet, le Sénat est dès lors pleinement compétent pour aborder cette thématique. Le 2 juillet 2020, WWF et Traffic ont publié un rapport dénonçant une nouvelle fois le trafic d'espèces sauvages sur l'Internet au sein de l'Union européenne (UE). Selon le communiqué de l'organisation mondiale protectrice des animaux, il y a eu, entre les mois de juillet et septembre 2019, cent six annonces suspectes de soixante-cinq vendeurs différents identifiés en Belgique et aux Pays-Bas proposant la vente d'oiseaux et de reptiles. Dans les faits, la majorité des annonces avaient été postées sur les réseaux sociaux et les sites spécialisés de vente en ligne. La plupart d'entre elles ne disposaient généralement pas des informations prouvant la légalité de la vente telle que la documentation CITES (Convention sur le commerce international des espèces de faunes et de flores sauvages menacées d'extinction). Face à ce constat accablant, l'analyse conjointe de WWF et de Traffic concernant la lutte contre la cybercriminalité des animaux sauvages rares et protégés met en avant l'urgence de la situation et recommande notamment d'adapter un cadre législatif qui permettrait de lutter plus efficacement contre le commerce en ligne d'espèces sauvages. D'autres pistes sont également proposées et consistent à s'orienter davantage vers les solutions numériques comme le «data mining» (exploration des données) permettant d'analyser des données depuis différentes perspectives pour ensuite les transformer en informations utiles. Ces systèmes technologiques se montrent dès lors très utiles pour relier des données entre elles et repérer ainsi plus facilement des ventes suspectes d'animaux sur l'Internet. La situation est d'autant plus urgente au vu de l'emplacement géographique stratégique de la Belgique et des Pays-Bas dans le trafic d'animaux sauvages. Considérant cette problématique, ô combien préoccupante, permettez-moi de vous poser les questions suivantes: 1) En ce qui concerne la cybercriminalité relative aux espèces sauvages, disposez-vous de statistiques récentes présentant le nombre des ventes illégales identifiées pour l'année 2020? 2) Quels sont les moyens actuels de la Belgique en matière de ressources humaines, outils et formations dans le cadre de cette lutte contre la cybercriminalité relative aux espèces sauvages? 3) Quelles pistes sont actuellement étudiées pour renforcer ces moyens d'action? 4) En ce qui concerne la création d'une plateforme unique qui viserait à donner une information de première ligne au public sur l'ensemble des obligations liées au commerce et à la détention des animaux exotiques, quel est l'état des lieux des travaux? |
Sinds 2014 is dierenwelzijn een bevoegdheid van de Gewesten. De handel in exotische en wilde soorten behoort evenwel nog altijd tot de bevoegdheid van de federale Staat. Om het welzijn van de dieren in zijn totaliteit te garanderen is een transversale benadering dus meer dan nodig. Derhalve is de Senaat ten volle bevoegd voor dit thema. Op 2 juli 2020 hebben WWF en TRAFFIC een rapport gepubliceerd waarin de handel in wilde diersoorten op het internet binnen de Europese Unie (EU) nogmaals wordt aangeklaagd. Volgens het bericht van de internationale dierenbeschermingsorganisatie waren er tussen juli en september 2019 106 verdachte berichten van 65 verschillende verkopers in België en in Nederland waarin vogels en reptielen te koop werden aangeboden. De meeste berichten werden gepost op sociale media en op gespecialiseerde online verkoopplatforms. De meeste van die berichten bevatten over het algemeen geen informatie waarmee de legaliteit van de verkoop werd aangetoond, zoals het CITES-document (Convention on International Trade in Endangered Species of Wild Fauna and Flora). Vanuit die verpletterende vaststelling wordt de urgentie van de situatie benadrukt in de gezamenlijke analyse van WWF en TRAFFIC over de strijd tegen cybercriminaliteit op het vlak van zeldzame en beschermde wilde dieren. Ze beveelt in het bijzonder aan het wettelijk kader aan te passen om de online handel in wilde soorten efficiënter te kunnen bestrijden. Er werden ook al andere pistes voorgesteld, namelijk zich meer richten op digitale oplossingen zoals 'data mining' (onderzoek van gegevens) waardoor de gegevens kunnen worden geanalyseerd vanuit verschillende perspectieven om ze vervolgens om te vormen tot nuttige informatie. Die technologische systemen blijken zeer nuttig om gegevens met elkaar in verband te brengen en zo makkelijker verdachte verkopen van dieren op het internet op te sporen. De situatie is nog dringender in het licht van de strategische geografische ligging van België en Nederland voor de handel in wilde dieren. In het licht van deze zo zorgwekkende problematiek, heb ik de volgende vragen: 1) Beschikt u in verband met de cybercriminaliteit op het vlak van wilde soorten, over recente statistieken van het aantal vastgestelde illegale verkopen voor het jaar 2020? 2) Wat zijn de huidige middelen van België op het vlak van human ressources, instrumenten en opleidingen in het kader van deze strijd tegen de cybercriminaliteit met betrekking tot wilde soorten? 3) Welke wegen worden momenteel bestudeerd om die actiemiddelen te versterken? 4) Hoe ver staat het met de werkzaamheden voor de oprichting van een uniek platform met als doel het publiek uit de eerste hand te informeren over alle verplichtingen die gepaard gaan met de handel en het houden van exotische dieren? |
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| Réponse reçue le 23 septembre 2020 : | Antwoord ontvangen op 23 september 2020 : | ||||||||||||
1) La cellule d’inspection «Espèces» a commencé à contrôler les annonces suspicieuses du rapport publié par le World Wide Fund for Nature (WWF) et Traffic dès la mi-avril 2020. Celles-ci ont été publiées tant sur des sites spécialisées (vogelarena.com, parrot4sale.com, dieren.aanbod.be, terraristik.com, reptimania.com, hobbyreptiles.com, etc., entre autres) que sur des sites généralistes (2ememain.be, facebook, marktplaza.be ou toutypasse.be par exemple). Certaines étaient même issues du magasin en ligne d’un vendeur professionnel. Sur un total de trente-neuf annonces émises depuis la Belgique, dix ont été contrôlées et trois sont en cours de contrôle. Des inspections de terrain sont déjà prévus pour quatre annonces supplémentaires. Un seul cas d’infraction documentaire a été constaté à ce stade, mais il est encore trop tôt pour communiquer des résultats définitifs. Il est cependant intéressant de noter qu’une partie des annonces concerne des éleveurs / vendeurs bien au fait de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction (CITES) et déjà contrôlés par mon administration par le passé. Je m’attends donc à ce que ceux-ci respectent la législation. En dehors des annonces mises en évidence dans le rapport du WWF et de Traffic, un contrôle de 2020 concernant la vente en ligne d’un perroquet sans les documents nécessaire a mené à la rédaction d’un procès-verbal (PV) d’infraction. En 2019, cinq enquêtes de la cellule «Espèces» ont mené à la rédaction de deux PV d’infraction, d’un PV d’avertissement et d’un PV d’information. Un dossier de trafic potentiel d’anguille, examiné par mon administration en collaboration avec les autorités régionales compétentes, les douanes et l’Agence fédérale de sécurité de la chaîne alimentaire (AFSCA), a par ailleurs été soumis au parquet de Bruxelles, mais l’enquête n’a débouché sur aucun élément concluant. 2) La cellule «Espèces» du service public fédéral (SPF) Santé publique, Sécurité de la chaine alimentaire et Environnement dispose actuellement de cinq inspecteurs et d’un contrôleur en charge de vérifier la bonne application de la CITES. Une partie de leurs contrôles concerne le vente d’animaux en ligne. La question du contrôle du commerce en ligne d’espèces protégées se pose déjà depuis un certain temps au sein de nos services. Ceux-ci se forment donc afin de faire face plus efficacement au «wildlife cybercrime». En février 2019, la cellule «Espèces» ainsi qu’un membre de l’organe de gestion CITES ont ainsi suivi une formation en méthodes d’investigations en ligne auprès d’un spécialiste en cybercriminalité des douanes belges. Par ailleurs, le rapport publié par le WWF et Traffic s’inscrit dans le cadre plus large du EU wildlife cybercrime project, financé par l’Union européenne. Ce projet prévoit une série de modules de formation à destination des autorités compétentes des différents États membres. Ces modules sont le fruit de la collaboration d’Interpol, du WWF et de Traffic entre autres. La cellule «Espèces» y participe également mais il est clair qu’au-delà de la formation, il serait à terme utile de disposer de personnel spécialisé dans les recherches informatiques pour aider les inspecteurs à améliorer ce type de contrôle. La cellule d’inspection «Espèces» n’avance pas seule sur la question du commerce en ligne. Le SPF Santé publique, Sécurité de la chaine alimentaire et Environnement a démarré un projet de réflexion transversale il y a plusieurs mois sur le sujet. Une étude est actuellement en cours, avec pour ambition d’optimaliser tant les aspects stratégiques qu’opérationnels et techniques de tels contrôles. 3) Voir réponse précédente. 4) Je vais proposer, dès la rentrée à mes collègues ayant notamment en charge les douanes et la protection de la santé animale, la mise en place d’une task force nationale. Celle-ci aurait pour mandat de préparer nos engagements pour un commerce durable des animaux exotiques. Les recommandations de la conférence de décembre 2019 «Dead or alive, towards a sustainable wildlife trade» serviront notamment de base pour définir ces engagements dont la création d’une plateforme unique. |
1) De inspectiecel «Soorten» is vanaf midden april 2020 van start gegaan met de controle van de verdachte berichten uit het rapport van het World Wide Fund for Nature (WWF) en Traffic. Deze werden zowel gepubliceerd op gespecialiseerde sites (vogelarena.com, parrot4sale.com, dieren.aanbod.be, terraristik.com, reptimania.com en hobbyreptiles.com onder andere) als op algemene sites (2dehands.be, facebook, marktplaza.be of toutypasse.be bijvoorbeeld). Sommige waren zelfs afkomstig van de onlinewinkel van een professionele verkoper. Op een totaal van negenendertig berichten die vanuit België werden geplaatst, werden er tien gecontroleerd en worden er momenteel drie gecontroleerd. Er zijn al inspecties op het terrein gepland voor vier bijkomende berichten. In dit stadium werd slechts één geval van documentaire inbreuk vastgesteld, maar het is nog te vroeg om definitieve resultaten mee te delen. Het is echter interessant om op te merken dat een deel van de berichten geplaatst werden door kwekers / verkopers die goed op de hoogte zijn van de Overeenkomst inzake de internationale handel in bedreigde in het wild levende dier- en plantensoorten (CITES) en die in het verleden al gecontroleerd werden door mijn administratie. Ik verwacht dan ook dat die zich aan de wetgeving houden. Naast de berichten vermeld in het rapport van het WWF en Traffic heeft een controle in 2020 aangaande de onlineverkoop van een papegaai zonder de nodige documenten geleid tot het opstellen van een proces-verbaal (PV) van inbreuk. In 2019 hebben vijf onderzoeken van de cel «Soorten» geleid tot het opstellen van twee PV’s van inbreuk, een PV van waarschuwing en een PV van informatie. Er werd ook een dossier over mogelijke palinghandel ingediend bij het Brusselse parket, dat mijn administratie in samenwerking met de bevoegde gewestelijke autoriteiten, de douane en het Federaal Agentschap voor de veiligheid van de voedselketen (FAVV) heeft onderzocht, maar het onderzoek heeft geen overtuigende elementen opgeleverd. 2) De cel «Soorten» van de federale overheidsdienst (FOD) Volksgezondheid, Veiligheid van de voedselketen en Leefmilieu beschikt momenteel over vijf inspecteurs en een controleur die belast zijn met de controle op de correcte toepassing van CITES. Een deel van hun controles heeft betrekking op de onlineverkoop van dieren. De kwestie van de controle op de onlinehandel in beschermde soorten is al een tijdje aan de orde binnen onze diensten. Die worden dus opgeleid om doeltreffender het hoofd te bieden aan «wildlife cybercrime». Zo volgden de cel «Soorten» en een lid van het beheerorgaan van CITES in februari 2019 een opleiding «online onderzoeksmethodes» bij een specialist cybercriminaliteit van de Belgische douane. Het door het WWF en Traffic gepubliceerde rapport kadert trouwens in de bredere context van het door de Europese Unie gefinancierde EU wildlife cybercrime project. Dat project voorziet in een reeks opleidingsmodules voor de bevoegde autoriteiten van de verschillende lidstaten. Die modules zijn het resultaat van de samenwerking tussen – onder andere – Interpol, het WWF en Traffic. De cel «Soorten» neemt er ook aan deel, maar het is duidelijk dat het op termijn nuttig zou zijn om, naast opleiding, ook te beschikken over personeel dat gespecialiseerd is in online zoekopdrachten om de inspecteurs te helpen om dit type controles te verbeteren. De inspectiecel «Soorten» staat niet alleen in haar aanpak van de onlinehandel. De FOD Volksgezondheid, Veiligheid van de voedselketen en Leefmilieu heeft een aantal maanden geleden transversaal overleg opgestart over dit onderwerp. Er loopt momenteel een studie die tot doel heeft zowel de strategische als de operationele en technische aspecten van dergelijke controles te optimaliseren. 3) Zie vorig antwoord. 4) Zodra het nieuwe werkjaar van start gaat, zal ik aan mijn collega’s die belast zijn met de douane en de bescherming van de diergezondheid voorstellen om een nationale task force op te richten. Die zou als mandaat hebben om onze verbintenissen voor een duurzame handel in exotische dieren voor te bereiden. De aanbevelingen van de conferentie «Dead or alive, towards a sustainable wildlife trade» van december 2019 zullen als basis dienen om die verbintenissen te definiëren, waaronder de oprichting van één enkel platform. |