SÉNAT DE BELGIQUE BELGISCHE SENAAT
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Session 2019-2020 Zitting 2019-2020
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15 juillet 2020 15 juli 2020
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Question écrite n° 7-629 Schriftelijke vraag nr. 7-629

de Willem-Frederik Schiltz (Open Vld)

van Willem-Frederik Schiltz (Open Vld)

au vice-premier ministre et ministre des Finances, chargé de la Lutte contre la fraude fiscale, et Ministre de la Coopération au développement

aan de vice-eersteminister en minister van Financiën, belast met Bestrijding van de fiscale fraude, en Minister van Ontwikkelingssamenwerking
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Hong Kong - Nouvelle loi sur la sécurité nationale - Droits de l'homme - Nations unies - Rapporteur spécial - Désignation - ONG et journalistes - Exercice d'activités - Entreprises - Incidence sur les investissements - Informations aux voyageurs Hong Kong - Nieuwe veiligheidswet - Mensenrechten - Verenigde Naties - Speciale rapporteur - Aanduiding - NGO's en journalisten - Uitoefening van het werk - Bedrijven - Impact op de investeringen - Informatie aan reizigers 
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Hong Kong
Chine
droits de l'homme
presse
organisation non gouvernementale
ONU
sanction économique
Hongkong
China
rechten van de mens
pers
niet-gouvernementele organisatie
VN
economische sanctie
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15/7/2020 Verzending vraag
(Einde van de antwoordtermijn: 13/8/2020 )
14/8/2020 Antwoord
15/7/2020 Verzending vraag
(Einde van de antwoordtermijn: 13/8/2020 )
14/8/2020 Antwoord
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Aussi posée à : question écrite 7-630 Aussi posée à : question écrite 7-630
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Question n° 7-629 du 15 juillet 2020 : (Question posée en néerlandais) Vraag nr. 7-629 d.d. 15 juli 2020 : (Vraag gesteld in het Nederlands)

Je renvoie à ma question écrite n° 7-624 concernant la situation à Hong Kong. Le Congrès chinois a adopté une vaste «loi sur la sécurité nationale» qui permet de sanctionner plus facilement les manifestants et de restreindre l'autonomie de la ville.

Selon ses détracteurs, cette loi signe la fin du statut spécifique de Hong Kong.

On en sait chaque jour un peu plus sur les soixante-six articles de cette loi dont le contenu a été tenu secret jusqu'à son entrée en vigueur. Elle criminaliste tout acte de:

– sécession: division du pays ;

– subversion: déstabilisation du pouvoir ou de l'autorité du gouvernement central ;

– terrorisme: usage de la violence ou actes d'intimidation envers autrui ;

– collusion avec des forces extérieures ou étrangères.

La loi est entrée en vigueur le 30 juin 2020 à 23 heures, heure locale, soit une heure avant le jour du vingt-troisième anniversaire de la rétrocession de Hong Kong à la Chine.

Les principales dispositions de la nouvelle loi prévoient notamment ce qui suit:

– les crimes de sécession, subversion, terrorisme et entente secrète avec des troupes étrangères sont passibles de la réclusion à perpétuité;

– les entreprises peuvent se voir infliger une amende si elles ont subi une condamnation en vertu de la loi;

– la Chine met en place un bureau de défense de la sécurité nationale à Hong Kong, composé de ses propres agents qui ne relèvent pas de l'autorité du gouvernement local;

– certaines affaires pourront être portées devant la justice chinoise.

Le chef de l'exécutif de Hong Kong, proposé par la Chine, dispose, en vertu de cette nouvelle loi, du pouvoir de nommer de nouveaux juges pour examiner les questions de sécurité nationale.

Il faut noter que c'est Pékin, et non un organe judiciaire ou politique de Hong Kong, qui décide de la manière dont cette loi doit être interprétée. En cas de conflit avec une loi de Hong Kong, c'est la loi chinoise sur la sécurité nationale qui prévaut.

Il n'est plus question non plus de procédure légale régulière. Certains procès se tiendront à huis clos. Les personnes soupçonnées d'enfreindre la loi pourront être entendues et placées sous surveillance.

La surveillance des organisations non gouvernementales et des agences de presse étrangères est elle aussi renforcée. La loi s'appliquera également aux résidents non permanents, c'est-à-dire aux personnes qui ne sont pas originaires de Hong Kong et qui n'y résident pas de manière permanente.

La présente question porte sur une compétence transversale partagée avec les Régions. Les positions prises par le gouvernement flamand et défendues aux Nations unies font l'objet d'une coordination systématique avec les autorités fédérales. Dans les domaines relevant de leurs compétences internes, les entités fédérées contribuent à déterminer la position de la fédération. La politique étrangère de la Belgique est coordonnée au sein de la Conférence interministérielle de la Politique étrangère, où les différents niveaux de pouvoir sont représentés.

À cet égard, je souhaiterais poser les questions suivantes:

1) Êtes-vous favorable à la désignation d'un rapporteur spécial sur Hong Kong auprès des Nations unies, chargé de suivre l'évolution de la situation sur le terrain et d'en rendre compte? Dans l'affirmative, pouvez-vous expliquer votre réponse? Quelles démarches allez-vous entreprendre à cet égard? Dans la négative, quelle en est la raison et quelles autres initiatives estimez-vous opportun d'entreprendre auprès des Nations unies?

2) Avez-vous déjà mené des discussions avec les ONG, les agences de presse et les journalistes opérant à Hong Kong et en Chine afin d'évaluer l'incidence de la nouvelle législation en matière de sécurité sur l'accomplissement de leurs activités? Si non, pour quelle raison? Si oui, pouvez-vous expliquer votre réponse?

3) Avez-vous déjà rencontré le monde entrepreneurial afin d'évaluer l'incidence de la nouvelle loi relative à la sécurité nationale sur les investissements en cours et à venir? Si non, pour quelle raison? Si oui, pouvez-vous préciser quelle incidence cette législation pourrait avoir sur les investissements à Hong Kong et en Chine?

4) Comment réagissez-vous à l'initiative prise récemment par le gouvernement britannique visant à instaurer un régime de sanctions spécifique pour les violations des droits de l'homme, notamment au vu de l'évolution de la situation à Hong Kong?

5) Comment l'Union européenne pourrait-elle contribuer à l'instauration d'un mécanisme global de sanctions en matière de violations des droits de l'homme? Pouvez-vous nous dire avec précision quelle est la position de notre pays à cet égard?

6) Quelles informations les Affaires étrangères fournissent-elles aujourd'hui, eu égard à cette nouvelle loi sur la sécurité, à nos compatriotes qui sont actifs à Hong Kong en tant qu'expatriés et/ou qui voyagent à Hong Kong et en Chine? Pouvez-vous expliquer votre réponse?

 

Ik verwijs naar mijn eerder ingediende schriftelijke vraag nr. 7-624 betreffende de situatie in Hong Kong. Het Chinese Congres nam een brede «veiligheidswet» aan die het gemakkelijker maakt om demonstranten te straffen en de autonomie van de stad te verminderen.

Critici stellen dat dit het «het einde van het apart statuut van Hong Kong» met zich meebrengt.

Er komen steeds meer details van de zesenzestig artikelen van de wet vrij. Deze werd immers geheim gehouden tot de inwerkingtreding. Het criminaliseert elke handeling van:

– afscheiding: wegbreken van het land;

– ondermijning: het ondermijnen van de macht of autoriteit van de centrale overheid;

– terrorisme: geweld gebruiken of intimidatie tegen mensen;

– collusie met buitenlandse of externe krachten.

De wet werd van kracht op 30 juni 2020 om 23.00 uur lokale tijd, een uur voor de drieëntwintigste verjaardag van de overdracht van de stad aan China.

De belangrijkste bepalingen van de nieuwe wet zijn onder meer:

– de invoering van levenslange gevangenisstraffen voor misdaden van afscheiding, ondermijning, terrorisme en heimelijke verstandhouding met buitenlandse troepen;

– bedrijven kunnen een boete krijgen als ze bij wet zijn veroordeeld;

– er wordt door China een nieuw beveiligingskantoor in Hong Kong opgericht, met eigen ordehandhavers, die geen van beide onder de bevoegdheid van de lokale overheid vallen;

– bepaalde rechtszaken kunnen in China worden berecht.

De «chief executive» van Hong Kong, die door China wordt voorgedragen, heeft ten gevolge deze nieuwe wet de bevoegdheid om nieuwe rechters te benoemen om nationale veiligheidszaken te behandelen.

Belangrijk is dat Beijing de macht heeft over hoe de wet moet worden geïnterpreteerd, en niet een gerechtelijk of beleidsorgaan uit Hong Kong. Als de wet in strijd is met een wet van Hong Kong, heeft de Chinese veiligheidswet voorrang.

Ook van «due process of law» is niet langer sprake. Sommige processen zullen achter gesloten deuren worden gehoord. Mensen die ervan verdacht worden de wet te overtreden, kunnen worden afgeluisterd en onder toezicht worden geplaatst.

Ook het toezicht op de buitenlandse niet-gouvernementele organisaties en persbureaus wordt versterkt. De wet is ook van toepassing op niet-permanente inwoners: mensen «van buiten [Hong Kong] ... die geen permanente inwoners van Hong Kong zijn».

Deze vraag betreft tevens een transversale aangelegenheid met de Gewesten. De standpunten van de Vlaamse regering en de verdediging hiervan bij de Verenigde Naties geschiedt systematisch in coördinatie met de federale overheid. De gefedereerde overheden geven mede het inhoudelijk standpunt van de federatie vorm voor die materies waarvoor zij intern bevoegd zijn. Binnen de Interministeriële Conferentie voor Buitenlands Beleid waarin de verschillende beleidsniveaus zijn vertegenwoordigd, wordt het Belgisch buitenlands beleid gecoördineerd.

In dit kader had ik u graag volgende vragen voorgelegd:

1) Bent u voorstander van de aanduiding van een «speciale rapporteur betreffende Hong Kong bij de Verenigde Naties» om de situatie op het terrein op te volgen en erover te rapporteren? Zo ja, kan u dit toelichten? Welke stappen gaat u hieromtrent nemen? Zo neen, waarom niet en welke andere stappen acht u aangewezen bij de Verenigde Naties?

2) Bent u reeds in discussie gegaan met de ngo's, de nieuwsagentschappen en de journalisten die opereren in Hong Kong en China om de impact te evalueren van de nieuwe veiligheidswetgeving op de uitoefening van hun werk? Zo neen, waarom niet? Zo ja, kan u toelichten?

3) Hebt u reeds met het bedrijfsleven samengezeten om de impact te bekijken van de nieuwe veiligheidswet op de lopende en de nieuwe investeringen? Zo neen, waarom niet? Zo ja, kan u toelichten welke impact dit kan hebben op de investeringen in Hong Kong en China?

4) Hoe reageert u op het recente initiatief van de Britse regering om een «UK Global Human Rights sanctions regime» in te voeren en dit onder meer in het licht van de ontwikkelingen in Hong Kong?

5) Hoe zou de Europese Unie meewerken aan een globaal sanctiemechanisme wat betreft de rechten van de mens? Kan u hierbij duidelijk meedelen hoe ons land hiertegenover?

6) Welke informatie verschaft Buitenlandse Zaken vandaag in het kader van de nieuwe veiligheidswet voor Hong Kong aan onze landgenoten die daar actief zijn als expat en / of afreizen naar Hong Kong en China? Kan u dit toelichten?

 
Réponse reçue le 14 aôut 2020 : Antwoord ontvangen op 14 augustus 2020 :

Je réfère l’honorable membre aux réponses du ministre des Affaires étrangères et de la Défense (question écrite no 7-630).

Ik verwijs het geachte lid naar de antwoorden van de minister van Buitenlandse Zaken en van Defensie (schriftelijke vraag nr. 7-630).