| SÉNAT DE BELGIQUE | BELGISCHE SENAAT | ||||
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| Session 2023-2024 | Zitting 2023-2024 | ||||
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| 26 avril 2024 | 26 april 2024 | ||||
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| Question écrite n° 7-2291 | Schriftelijke vraag nr. 7-2291 | ||||
de Rik Daems (Open Vld) |
van Rik Daems (Open Vld) |
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à la ministre de l'Énergie |
aan de minister van Energie |
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| Vie privée - IA - Profilage - Services publics - Chiffres et tendances | Privacy - AI - Profilering - Overheidsdiensten - Cijfers en tendensen | ||||
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| intelligence artificielle ministère culture numérique mégadonnées |
kunstmatige intelligentie ministerie digitale cultuur big data |
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| Aussi posée à : question écrite 7-2279 Aussi posée à : question écrite 7-2280 Aussi posée à : question écrite 7-2281 Aussi posée à : question écrite 7-2282 Aussi posée à : question écrite 7-2283 Aussi posée à : question écrite 7-2284 Aussi posée à : question écrite 7-2285 Aussi posée à : question écrite 7-2286 Aussi posée à : question écrite 7-2287 Aussi posée à : question écrite 7-2288 Aussi posée à : question écrite 7-2289 Aussi posée à : question écrite 7-2290 Aussi posée à : question écrite 7-2292 Aussi posée à : question écrite 7-2293 Aussi posée à : question écrite 7-2294 Aussi posée à : question écrite 7-2295 Aussi posée à : question écrite 7-2296 Aussi posée à : question écrite 7-2297 Aussi posée à : question écrite 7-2298 |
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| Question n° 7-2291 du 26 avril 2024 : (Question posée en néerlandais) | Vraag nr. 7-2291 d.d. 26 april 2024 : (Vraag gesteld in het Nederlands) | ||||
Partout dans le monde, les pouvoirs publics recourent déjà à l'intelligence artificielle (IA) dans leurs activités quotidiennes. Toutefois, le déploiement de l'IA varie très fort d'un pays à l'autre, sous l'effet de toute une série de facteurs. Les autorités italiennes, par exemple, utilisent l'IA de différentes manières, par exemple en tant qu'agent conversationnel (chatbot) d'un service clientèle et pour lutter contre la fraude fiscale. Un agent conversationnel du ministère du Travail fournit des informations sur le revenu minimum garanti. Le recours à l'IA pour lutter contre la fraude fiscale, avec le système "Anonimometro", par exemple, s'est avéré fructueux grâce à l'automatisation des analyses et à l'utilisation de données pseudonymes. La prudence s'impose toutefois, surtout lors de l'implémentation de l'IA dans des communautés vulnérables. À Rome, l'IA est utilisée pour le contrôle des canalisations d'eau au moyen de capteurs et de l'apprentissage automatique (machine learning). L'application de l'IA dans les services publics est entravée par les coupes budgétaires et par une administration archaïque. Les agents conversationnels ont leurs limites et ne peuvent remplacer totalement l'interaction humaine, surtout au niveau de la rue, là où les fonctionnaires procèdent à des ajustements pour tenir compte de situations individuelles. Des agents des services publics expérimentent individuellement des outils d'IA générative pour améliorer l'efficacité de leur travail. L'utilisation de l'IA dans les processus législatifs pose divers défis, certaines applications spécifiques nécessitant peut-être des modèles adaptés. La Chambre des représentants italienne expérimente l'IA dans le processus législatif. Le "Règlement sur l'IA de l'UE" devrait inciter les États membres à adopter l'IA avec enthousiasme, mais en Italie, on s'attend à ce que la réaction reste timide en l'absence d'investissements substantiels. Le public est peu sensibilisé et les services publics peu enclins à utiliser l'IA, ce qui ralentit l'adoption de l'IA dans les administrations. Le 10 février 2023, le Sénat a adopté la proposition de résolution relative à la mise en place d'une autorité de contrôle des algorithmes de M. Daems et consorts (doc. Sénat, n° 7 328/4). Lors de la formation du gouvernement néerlandais en 2021, la déclaration de politique générale qui accompagne l'accord de gouvernement mentionnait que le pays miserait sur le développement du numérique. En plus des annonces habituelles, dont la promesse de poursuivre les efforts pour combler le fossé numérique et améliorer la sécurité sur internet, la déclaration indique qu'une autorité de contrôle des algorithmes sera créée pour prendre des dispositions légales garantissant que les algorithmes seront contrôlés en ce qui concerne la transparence, la discrimination et l'arbitraire. Cet appel n'arrive pas par hasard: le scandale des allocations familiales qui a secoué les Pays-Bas a montré que le fisc se fiait à des algorithmes que lui-même était à peine capable de comprendre et encore moins d'expliquer. Aux États-Unis aussi, où les algorithmes sont déjà beaucoup plus répandus dans les organismes publics, il est apparu que plusieurs de ces services ne disposaient pas de moyens suffisants pour évaluer les algorithmes qu'eux-mêmes utilisaient. La présente question écrite a un caractère transversal. Les différents gouvernements et maillons de la chaîne de sécurité se sont accordés sur les phénomènes qui devront être traités en priorité au cours des quatre prochaines années. Ceux-ci sont définis dans la Note-cadre de sécurité intégrale et dans le Plan national de sécurité 2022-2025 et ont été discutés lors d'une conférence interministérielle à laquelle les acteurs de la police et de la justice ont également participé. Il s'agit donc d'une matière transversale qui relève également des Régions, le rôle de ces dernières se situant surtout dans le domaine de la prévention. Je souhaiterais dès lors obtenir une réponse aux questions suivantes: 1) À l'heure actuelle, votre cellule stratégique recourt-elle à l'intelligence artificielle? Dans l'affirmative, pourriez-vous décrire en détail les tâches ou les objectifs spécifiques pour lesquels l'IA est appliquée? 2) Quelle utilisation spécifique les services publics fédéraux relevant de votre compétence font-ils de tels programmes? Quels logiciels emploient-ils? Quel en est le coût? En élargissent-ils l'utilisation? Dans l'affirmative, de quelle manière et pour quelles raisons? 3) Pouvez-vous indiquer l'objectif poursuivi par l'utilisation de l'IA au sein de vos différents services publics fédéraux et comment elle contribue à la mise en œuvre des notes de politique? À l'heure actuelle, vos services publics fédéraux utilisent-ils des applications d'IA et, dans l'affirmative, de quelles applications spécifiques s'agit-il? 4) Quel est le rôle actuel et escompté de l'IA dans la mise en œuvre des notes de politique et au sein des différents programmes des services publics fédéraux? Quels types de données servent de base aux applications d'IA que les services publics fédéraux utilisent actuellement ou qu'ils comptent utiliser dans le futur? 5) Les algorithmes utilisés au sein de votre cellule stratégique et de vos départements sont-ils transparents? Pourriez-vous fournir des détails sur le niveau de transparence et les procédures suivies pour garantir que les décisions prises par l'IA sont à la portée des parties concernées et du public? 6) Pouvez-vous fournir une liste des projets en cours liés à l'intelligence artificielle relevant de vos compétences et départements? Quel est le calendrier prévu pour la mise en œuvre de ces projets? 7) Dans quels buts spécifiques les projets d'IA en cours ou futurs sont-ils ou seront-ils appliqués au sein de votre cellule stratégique et/ou de vos départements? Pourriez-vous expliquer en détail comment ces projets contribuent à améliorer votre politique et vos services? Des objectifs préétablis ont-ils été définis? Ont-ils déjà été évalués? |
Overheden over de hele wereld maken al gebruik van artificiële intelligentie (AI) in hun dagelijkse werk. De uitrol ervan varieert echter drastisch van land tot land, afhankelijk van een hele reeks factoren. De Italiaanse overheid gebruikt bijvoorbeeld AI op verschillende manieren, zoals klantenservice-«chatbots» en het bestrijden van belastingontduiking. Een «chatbot» van het ministerie van Arbeid verstrekt informatie over het gegarandeerde minimuminkomen. Het gebruik van AI bij belastingfraudebestrijding, zoals met het «Anonimometro»-systeem, heeft successen geboekt door het automatiseren van analyses en pseudonieme gegevens te gebruiken. Er is echter behoefte aan voorzichtigheid, vooral bij het implementeren van AI in kwetsbare gemeenschappen. In Rome wordt AI ingezet om waterleidingen te monitoren met behulp van sensoren en «machine learning». De toepassing van AI binnen de overheid wordt bemoeilijkt door bezuinigingen en een verouderd ambtenarenapparaat. «Chatbots» hebben beperkingen en kunnen menselijke interactie niet volledig vervangen, vooral op straatniveau waar ambtenaren aanpassingen maken op basis van individuele situaties. Overheidsmedewerkers experimenteren individueel met generatieve «AI-tools» om efficiënter te werken. Er zijn uitdagingen bij het gebruik van AI voor wetgevingsprocessen, waarbij aangepaste modellen mogelijk nodig zijn voor specifieke toepassingen. De Italiaanse Kamer van afgevaardigden voert experimenten uit met AI in het wetgevingsproces. De «EU's AI Act» zou lidstaten moeten aansporen AI te omarmen, maar in Italië wordt verwacht dat de reactie beperkt zal zijn zonder substantiële investeringen. Het publieksbewustzijn en de vraag naar AI in openbare diensten zijn er laag, wat de adoptie ervan door de overheid vertraagt . Op 10 februari 2023 nam de Senaat het voorstel van resolutie met betrekking tot de oprichting van een algoritmetoezichthouder van de heer Daems c.s. aan (doc. Senaat, nr. 7-328/4). Bij de regeringsvorming in Nederland in 2021 werd in de beleidsverklaring van het regeerakkoord gesteld dat het land inzet op meer digitalisering. Naast de gebruikelijke verklaringen, waarbij men onder meer belooft verder in te zetten op de digitale kloof en de veiligheid op het internet, staat ook de verklaring dat men een algoritmetoezichthouder zal aanstellen om wettelijk te regelen «dat algoritmen worden gecontroleerd op transparantie, discriminatie en willekeur». Deze roep komt niet toevallig: de Nederlandse toeslagenaffaire liet zien dat de Belastingdienst vertrouwde op algoritmen die ze zelf amper konden begrijpen, laat staan uitleggen. Ook in de Verenigde Staten, waar algoritmen binnen openbare instanties al veel verder verspreid zijn, bleek dat verschillende van deze diensten over onvoldoende middelen beschikten om de algoritmes te evalueren die ze zelf gebruiken. Deze schriftelijke vraag heeft een transversaal karakter. De verschillende regeringen en schakels in de veiligheidsketen zijn het eens over de fenomenen die de komende vier jaar prioritair moeten worden aangepakt. Die staan gedefinieerd in de Kadernota Integrale Veiligheid en het Nationaal Veiligheidsplan voor de periode 2022-2025, en werden besproken tijdens een Interministeriële Conferentie, waarop ook de politionele en justitiële spelers aanwezig waren. Het betreft aldus een transversale aangelegenheid met de Gewesten waarbij de rol van de Gewesten vooral ligt in het preventieve luik. Graag had ik dan ook volgende vragen voorgelegd aan de geachte minister: 1) Maakt uw beleidscel momenteel gebruik van kunstmatige intelligentie? Zo ja, kunt u gedetailleerd beschrijven voor welke specifieke taken of doeleinden AI wordt toegepast? 2) Hoe gebruiken federale overheidsdiensten die onder uw bevoegdheid vallen, dergelijke programma's specifiek? Welke programma's worden gebruikt? Wat is de bijhorende kostprijs hiervan? Wordt het gebruik uitgebreid? Indien ja, op welke wijze en waarom? 3) Kunt u meedelen welk doel het gebruik van AI dient binnen de respectievelijke federale overheidsdiensten en hoe dit bijdraagt aan de uitvoering van beleidsnota's? Zijn er momenteel AI-toepassingen in gebruik binnen uw federale overheidsdiensten en zo ja, welke specifieke toepassingen worden hierbij gebruikt? 4) Wat is de huidige en verwachte toekomstige rol van AI bij het uitvoeren van beleidsnota's en binnen de verschillende programma's van de federale overheidsdiensten? Welke soorten data vormen de basis voor de AI-toepassingen die momenteel of in de toekomst worden gebruikt binnen de federale overheidsdiensten? 5) Zijn de algoritmen die worden gebruikt binnen uw beleidscel en departementen transparant? Kunt u details verstrekken over de mate van transparantie en de procedures die worden gevolgd om ervoor te zorgen dat de besluitvorming door AI begrijpelijk is voor de betrokken partijen en het publiek? 6) Kunt u een lijst verstrekken van lopende projecten met betrekking tot kunstmatige intelligentie binnen uw bevoegdheden en departementen? Wat is de beoogde kalender voor de implementatie van deze projecten? 7) Voor welke specifieke doeleinden zullen de lopende of toekomstige AI-projecten worden toegepast binnen uw beleidscel en/of departementen? Kunt u gedetailleerd uitleggen hoe deze projecten bijdragen aan de verbetering van uw beleid en dienstverlening? Zijn er vooropgestelde doelen? Werden deze reeds geëvalueerd? |