SÉNAT DE BELGIQUE BELGISCHE SENAAT
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Session 2022-2023 Zitting 2022-2023
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9 février 2023 9 februari 2023
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Question écrite n° 7-1902 Schriftelijke vraag nr. 7-1902

de Philippe Courard (PS)

van Philippe Courard (PS)

à la ministre de l'Énergie

aan de minister van Energie
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Politique énergétique - Avenir - Nouvelles centrales nucléaires potentielles Energiebeleid - Toekomst - Mogelijke nieuwe kerncentrales 
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politique énergétique
énergie nucléaire
crise de l'énergie
Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat
energiebeleid
kernenergie
energiecrisis
Intergouvernementele Werkgroep inzake klimaatverandering
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9/2/2023Verzending vraag
(Einde van de antwoordtermijn: 16/3/2023)
19/9/2023Antwoord
9/2/2023Verzending vraag
(Einde van de antwoordtermijn: 16/3/2023)
19/9/2023Antwoord
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Question n° 7-1902 du 9 février 2023 : (Question posée en français) Vraag nr. 7-1902 d.d. 9 februari 2023 : (Vraag gesteld in het Frans)

Les entités fédérées ayant des compétences en matière d'énergie, cette question du fait de sa transversalité relève de la compétence du Sénat.

La crise énergétique que nous rencontrons actuellement nous démontre à quel point, nous, pays européens, sommes dépendants des énergies fossiles, tout particulièrement du gaz russe.

Plusieurs experts du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) nous expliquent que les pics pétroliers et gaziers ont été atteints et que nous devrions connaître une décrue énergétique dans les décennies à venir.

Ces problèmes qui verront le jour prochainement nécessitent une vision d'avenir à long terme et pas uniquement sur un mandat politique. Naturellement, l'éolien et le photovoltaïque sont des solutions existantes; elles présentent cependant des inconvénients majeurs lorsqu'il n'y a pas de vent ou de soleil…

D'autres sources d'énergie existent, mais le nucléaire semble représenter le meilleur coefficient bénéfice-risque.

Dès lors, quelle est la vision à long terme en matière énergétique pour la Belgique? La construction de nouvelles centrales nucléaires est-elle à l'ordre du jour?

Je ne doute pas que vous m'apporterez davantage de précisions et d'éléments concrets.

 

Aangezien de deelstaten bevoegdheden hebben inzake energie is deze vraag transversaal en behoort ze tot de bevoegdheid van de Senaat.

De huidige energiecrisis toont aan hoe sterk de Europese landen afhankelijk zijn van fossiele energie, vooral van Russisch gas.

Verschillende experts van het Intergovernmental Panel on Climate Change (IPCC) hebben verduidelijkt dat de pieken inzake petroleum- en gasproductie werden bereikt en dat we de komende decennia een daling van dat energieaanbod zouden moeten kennen.

De problemen die bijgevolg binnenkort zullen opduiken vergen een langetermijnvisie over een langere periode dan de duur van een politiek mandaat. Natuurlijk zijn wind- en zonne-energie duurzame oplossingen, maar ze hebben een belangrijk nadeel als er geen wind of zon is…

Er zijn andere energiebronnen, maar voor nucleaire energie lijkt de verhouding van het voordeel ten opzichte van het risico het beste.

Wat is de langetermijnvisie op het vlak van energie voor België? Staat de bouw van nieuwe kerncentrales op de agenda?

Ik twijfel er niet aan dat u me meer details en concrete antwoorden zult bezorgen.

 
Réponse reçue le 19 septembre 2023 : Antwoord ontvangen op 19 september 2023 :

La loi européenne sur le climat (règlement (UE) 2021/1119) demande que l’équilibre entre les émissions et les absorptions des gaz à effet de serre réglementées dans le droit de l’Union à l’échelle de l’Union soit atteint dans l’Union d’ici à 2050 au plus tard, les émissions nettes se trouvant ainsi ramenées à zéro d’ici à cette date, et l’Union s’efforce de parvenir à des émissions négatives par la suite. Les États membres doivent prendre les mesures nécessaires pour permettre la réalisation collective de cet objectif.

Pour 2030, conformément aux objectifs européens Fit for 55, une réduction des émissions de gaz à effet de serre dans le secteur de l’énergie de 55 % par rapport aux émissions de 1990 est prévue.

Conformément aux Accords de Paris et dans le cadre de la lutte contre le changement climatique, il est nécessaire de mettre en place un système énergétique durable et neutre sur le plan climatique d’ici 2050, avec davantage d’électrification, notamment pour la mobilité et le chauffage, davantage de capacité contrôlable et davantage de stockage.

Pour garantir la sécurité d’approvisionnement, il faut investir, faire de la recherche et du développement dans des formes de production d’énergie durables et neutres sur le plan climatique, dans le stockage et le transport de l’énergie et dans la contrôlabilité de l’offre et de la demande.

En planifiant notre approvisionnement en énergie à long terme, nous devrions également prendre en compte et minimiser notre dépendance géopolitique vis-à-vis d’autres régions.

En ce qui concerne l’approvisionnement en gaz, en uranium et en pétrole, nous constatons que l’Europe a été trop longtemps aveugle aux conséquences d’une dépendance excessive à l’égard d’un ou de quelques régimes peu fiables.

La transition énergétique offre l’opportunité de corriger cette erreur historique, de se concentrer davantage sur notre propre production européenne d’énergie renouvelable et de diversifier les approvisionnements en provenance de l’extérieur de l’Union européenne (UE).

Le plan Repower EU du 18 mai 2022 vise à réduire à court terme la dépendance aux énergies fossiles russes en accélérant la transition vers une énergie durable et à unir les forces pour créer un système énergétique plus résilient.

Il faut ainsi stimuler le développement de toutes les technologies climatiquement neutres. Appliqué aux compétences fédérales, on parle de toute la production d’énergie possible en mer du Nord (non seulement offshore, mais aussi marémotrice, panneaux solaires flottants, etc.), de stockage et de power-to-x, et des petits réacteurs modulaires.

La Belgique joue un rôle unique de pionnier en Europe dans différents domaines. Les entreprises belges actives dans le secteur de l’énergie éolienne comptent aujourd’hui parmi les leaders mondiaux. Cela s’explique par le fait que notre pays a déjà été un pionnier de cette forme d’énergie renouvelable dans les années 1990. La Belgique a eu le premier parc éolien offshore qui a utilisé des éoliennes multi-MW. À ses débuts, C-Power disposait des éoliennes de plus grande capacité sur le marché. Belwind a été le premier parc éolien «far-shor» en mer situé à plus de 20 km de la côte (45-50 km dans le cas de Belwind).

Les pionniers de l’énergie offshore d’aujourd’hui sont l’industrie mature de demain. La Belgique et son industrie offshore disposent ici d’atouts importants pour jouer également un rôle important sur les marchés internationaux.

Nous avons des acteurs mondiaux de l’EPCI (engineering, procurement, construction, and installation) (DEME, Jan De Nul), des fabricants de composants ou de structures essentiels (ZF Wind Power, Smulders, Equans, EME, Bekaert, etc.), des prestataires de services innovants (EBO, GeoXYZ, etc.) et de nombreuses start-ups et petites et moyennes entreprises (PME) innovantes (24SEA, Marlinks, etc.).

En termes de recherche et développement (R&D), nous disposons en Belgique de la plus grande chambre climatique d’Europe et nous excellons dans le domaine de la «surveillance de la santé des structures» et de la recherche sur les matériaux afin de mieux comprendre l’allongement de la durée de vie et la durabilité.

Une plateforme d’innovation et de connaissances, OWI-lab, a été créée avec quelque quarante chercheurs et ingénieurs de Sirris, Vrije Universiteit Brussel (VUB) et UGent pour aider l’industrie dans la recherche et le développement de nouvelles technologies et de projets d’innovation pour les parcs éoliens terrestres et offshore.

La Belgique est le pays le plus interconnecté d’Europe et a joué un rôle de pionnier dans le couplage de marchés avec et entre ses pays voisins. Elle a été au berceau du flow-based market coupling entre les marchés européens de l’électricité, qui s’étend aujourd’hui de la France à la Roumanie. L’interconnexion en courant continu (CC) avec la Royaume-Uni Nemo-link et les connexions des parcs éoliens offshore via le Modular Offshore Grid ont fourni des connaissances et une expérience uniques pour la poursuite du développement de l’énergie éolienne en mer du Nord. Le Port of Antwerp-Bruges est déjà une plaque tournante pour le gaz naturel liquéfié (GNL) du monde entier et le gaz de canalisation de Norvège et du Royaume-Uni et est en train de passer à l’importation de molécules durables et climatiquement neutres.

Les entreprises belges sont également actives dans les nouveaux développements pour les éoliennes flottantes, mais aussi pour les panneaux solaires flottants et l’énergie solaire en mer, ainsi que dans le développement des technologies de l’hydrogène.

On constate que l’ensemble de la chaîne de l’hydrogène, de la production aux utilisateurs finaux en passant par le développement et l’application des technologies, est fortement représentée en Belgique. La technologie de l’hydrogène a été développée et démontrée avec succès au cours des dernières décennies. En outre, les conditions infrastructurelles en Belgique se prêtent parfaitement à une transition vers une économie de l’hydrogène, avec nos ports, notre infrastructure de pipelines, nos clusters industrielles et notre réseau de transport dense.

Dans la poursuite d’un système énergétique décarboné et climatiquement neutre, l’utilisation des énergies fossiles dans l’industrie et les transports représente un enjeu majeur.

Au cours de la dernière décennie, des réductions significatives des coûts des énergies renouvelables ont permis une pénétration généralisée de la production d’électricité à partir de sources d’énergie renouvelables, permettant la décarbonation de certaines applications spécifiques. Dans les voitures et les transports légers, par exemple, les batteries et les propulsions électriques remplacent le moteur à combustion interne classique. Les bâtiments peuvent fournir un chauffage sans émission au moyen de pompes à chaleur électriques à haut rendement.

Mais si ces avantages sont précieux, le gros du travail d’une décarbonisation poussée est omis. L’électrification directe n’est tout simplement pas réalisable pour de nombreux secteurs tels que le transport routier lourd, la navigation hauturière et l’aviation.

La production à grande échelle et bon marché à partir de l’énergie éolienne et solaire ouvre la voie à un système énergétique climatiquement neutre. Les électrons renouvelables peuvent être convertis par électrolyse en molécules renouvelables sous forme d’hydrogène. L’hydrogène, produit aujourd’hui presque exclusivement à partir de combustibles fossiles, est une matière première importante dans les procédés industriels. La stratégie fédérale hydrogène vise à promouvoir l’hydrogène vert.

L’hydrogène renouvelable peut également être utilisé pour produire des carburants synthétiques («e-carburants»), qui pourraient potentiellement remplacer les carburants fossiles, par exemple dans l’aviation et le transport maritime.

En s’appuyant sur la production d’énergie renouvelable de l’éolien offshore, la production d’hydrogène renouvelable et d’e-carburants peut être développée davantage. De cette manière, les technologies power-to-x peuvent fournir une «électrification indirecte». L’un des points de départ est de convertir la demande existante d’hydrogène de l’industrie lourde en une demande d’hydrogène renouvelable.

Cependant, le développement et l’application de nouvelles technologies sont associés à de nombreuses incertitudes et nécessitent des investissements importants et ciblés.

L’hydrogène renouvelable et le power-to-x ont un potentiel important à cet égard. Il est important de stimuler davantage le développement de ces technologies.

Les petits réacteurs modulaires peuvent également faire partie de ce système énergétique durable et neutre pour le climat, à condition qu’elles respectent au minimum les principes suivants:

1) les fonctions de sécurité de l’installation sont au moins assurées par des moyens de protection passifs;

2) l’installation ne produit pas de déchets radioactifs de haute activité de longue durée de vie;

3) l’installation ne pose aucune risque de prolifération des armes nucléaires;

4) l’installation peut rendre l’énergie disponible de manière flexible;

5) l’installation est économiquement rentable et assurable par l’exploitant;

6) l’installation peut être utilisée dans un système énergétique durable;

7) l’installation peut être réalisée dans un délai raisonnable.

Dans ce cadre, le gouvernement a déjà promis plus de 500 millions d’euros pour la construction de la première phase du projet MYRRHA (multi-purpose hybrid research reactor for high-tech applications, réacteur de recherche multifonctionnel hybride pour applications de hautes technologies), l’accélérateur de particules MINERVA, et pour la poursuite de la recherche et du développement des deuxième et troisième phases. Avec MYRRHA, la Belgique fait une fois de plus figure de pionnier en étant la première à développer un accélérateur à grande échelle piloté par un réacteur rapide.

Ces dernières années, les petits réacteurs modulaires (SMR) et leurs applications ont suscité un intérêt croissant. Selon les premières analyses, les SMR pourraient se révéler faciles à fabriquer, pourraient dans certains cas fonctionner pendant de nombreuses années avec une seule charge de combustible et pourraient être déployés sous la forme d’une centrale à module unique ou multiple, ce qui pourrait rendre le financement de ces projets plus réalisable.

Certains SMR pourraient, selon certaines analyses, potentiellement éliminer les inconvénients des centrales nucléaires actuelles de deuxième et troisième génération. Aujourd’hui, on ne sait toujours pas si toutes ces promesses peuvent être effectivement tenues.

Il existe actuellement environ septante types possibles de réacteurs SMR sur la table. Il y a donc un besoin d’investissements importants dans la recherche et le développement, la modélisation informatique, le développement éventuel d’un projet de prototype ou de démonstration et l’expérience opérationnelle y nécessaire.

Dans ce contexte, le gouvernement a donc décidé le 23 décembre 2021 de mobiliser 100 millions d’euros pour lancer un programme de longue durée de recherche dans les SMR.

Les résultats de cette étude permettront de répondre à la question de savoir si le fait de miser sur l’énergie nucléaire présente le meilleur rapport coût-bénéfice pour atteindre nos objectifs collectifs en matière de climat, en tenant compte du coût total de production sur la durée de vie de la centrale, y compris le coût des déchets, mais cela ne doit pas nous empêcher de maximiser dès à présent notre propre production d’énergie renouvelable, car nous aurons besoin de tout notre potentiel.

Le gouvernement a également décidé de prolonger de dix ans la capacité nucléaire de 2 GW afin de garantir l’approvisionnement en électricité. Ces dix années supplémentaires donneront à notre pays le temps de développer d’autres méthodes de production. Ainsi, ce gouvernement a également décidé d’augmenter la capacité éolienne offshore de la zone Princess Elisabeth à 3,5 GW.

De plus, à travers le CRM (mécanisme de rémunération de la capacité), nous misons sur les technologies de flexibilité.

Notre système énergétique évolue d’un système de production centralisé avec des consommateurs passifs vers un système décentralisé et flexible avec des consommateurs actifs. Le potentiel des technologies de stockage et de réponse à la demande est très élevé. Entre-temps, des décisions d’investissement pour l’installation de parcs de batteries sont prises régulièrement dans notre pays, et les premiers tests de réponse à la demande ont déjà lieu.

Enfin, le plan de développement fédéral du gestionnaire de réseau Elia prévoit une capacité d’interconnexion supplémentaire dans la perspective d’un système énergétique européen pleinement intégré.

Dans tout cela, il ne faut pas oublier que l’ensemble de notre système énergétique doit être climatiquement neutre d’ici 2050 au plus tard, conformément à la loi européenne sur le climat.

De Europese klimaatwet (verordening (EU) 2021/1119) vraagt dat de in het Unierecht geregelde emissies en verwijderingen van broeikasgassen in de hele Unie uiterlijk in 2050 binnen de Unie in evenwicht zijn, zodat de netto-uitstoot tegen die datum tot nul kan worden herleid, en de Unie streeft daarna naar negatieve emissies. De lidstaten dienen de nodige maatregelen te nemen om de collectieve verwezenlijking van deze doelstellingen mogelijk te maken.

Voor 2030 wordt in lijn met de Europese Fit for 55 doelstellingen alvast een vermindering van de uitstoot van broeikasgassen in de energiesector van 55 % ten opzichte van de uitstoot in 1990 voorzien.

In lijn met de Akkoorden van Parijs en in de strijd tegen de klimaatverandering, is er nood aan een duurzaam en klimaatneutraal energiesysteem tegen 2050 met méér elektrificatie, met name voor mobiliteit en warmte, méér stuurbare capaciteit en méér opslag.

Om de bevoorradingszekerheid te vrijwaren, vereist dit investeringen, onderzoek en ontwikkeling in duurzame en klimaat-neutrale energieproductiemogelijkheden, in opslag en vervoer van energie en in stuurbaarheid van vraag en aanbod.

In het plannen van onze energiebevoorrading op de lange termijn dienen we daarnaast rekening te houden met onze geopolitieke afhankelijkheid van andere regio’s en deze zo klein mogelijk te houden.

Voor de bevoorrading van gas, uranium en aardolie stellen we vast dat Europa te lang blind is geweest voor de consequenties van een te grote afhankelijkheid van een of enkele onbetrouwbare regimes.

De energietransitie biedt de mogelijkheid om deze historische vergissing te corrigeren, meer in te zetten op onze eigen, Europese, hernieuwbare energieproductie en de bevoorrading van buiten de EU te diversifiëren.

Het Repower EU plan van 18 mei 2022 heeft zo tot doel om de afhankelijkheid van Russische fossiele brandstoffen op korte termijn te verminderen door de transitie naar duurzame energie te versnellen en om de krachten te bundelen om een veerkrachtiger energiesysteem tot stand te brengen.

We moeten aldus de ontwikkeling stimuleren van alle klimaatneutrale technologieën. Toegepast op de federale bevoegdheden hebben we het dan over alle energie-opwekking die mogelijk is op de Noordzee (niet enkel offshore wind, maar ook getijden energie, drijvende zonnepanelen, enz.), opslag en power-to-x, en kleine modulaire reactoren.

België vervult een unieke pioniersrol in Europa op verschillende zaken. Belgische bedrijven die actief zijn in de windenergiesector, behoren vandaag tot de wereldtop. Dat is te danken aan het feit dat ons land al in de jaren ’90 een pionier was in deze vorm van hernieuwbare energie. Zo had België het eerste offshore windmolenpark die gebruik maakte van multi-MW windturbines. C-Power had bij zijn opstart de windmolens met de grootste capaciteit op de markt. Belwind was dan weer het eerste zogenaamde «far-shore» windmolenpark op zee dat verder dan 20 km uit de kust lag – in het geval van Belwind was dat 45-50 km.

De pioniers in offshore energie van vandaag vormen de volwassen industrie van morgen. België en haar offshore industrie hebben hier belangrijke troeven om ook op internationale markten een belangrijke rol te spelen.

We hebben zowel wereldspelers inzake EPCI (engineering, procurement, construction, and installation) (DEME, Jan De Nul), alsook fabrikanten van essentiële onderdelen of structuren (ZF Wind Power, Smulders, Equans, EME, Bekaert, enz.), innovatieve dienstverleners (EBO, GeoXYZ, enz.) én héél wat innovatieve start-ups en KMO’s (24SEA, Marlinks, enz.).

Inzake R&D (research and development – onderzoek en ontwikkeling) hebben we in België de grootste klimaatkamer van Europa, en blinken we uit op het thema «structural health monitoring» en materiaalonderzoek met oog op inzicht in levensduurverlenging en duurzaamheid.

Een innovatie- en kennisplatform, OWI-lab, werd gecreëerd met een veertigtal onderzoekers en ingenieurs van Sirris, Vrije Universiteit Brusse (VUB) en UGent om de industrie te helpen met onderzoek en ontwikkeling van nieuwe technologieën en innovatieprojecten voor onshore en offshore windparken.

België is het meest geïnterconnecteerde land in Europa en heeft een pioniersrol gespeeld in de marktkoppeling met en tussen zijn buurlanden. Het stond aan de wieg van de flow-based market coupling tussen de Europese elektriciteitsmarkten die vandaag reikt van Frankrijk tot in Roemenië. De direct current (DC) interconnector met het Verenigd Koninkrijk NEMO-link en de aansluitingen van de offshore windparken via het Modular Offshore Grid hebben een unieke kennis en ervaring opgeleverd voor de verdere uitbouw van windenergie in de Noordzee. De Port of Antwerp-Bruges is nu al een draaischijf voor liquefied natural gas (LNG) van over de hele wereld en pijpleidinggas vanuit Noorwegen en het Verenigd Koninkrijk en is bezig met de transitie naar de import van duurzame en klimaatneutrale moleculen.

Belgische bedrijven zijn ook actief in nieuwe ontwikkelingen voor drijvende windturbines, maar ook voor drijvende zonnepanelen en zonne-energie op zee, alsook de ontwikkeling van waterstoftechnologieën.

Het is een vaststelling dat de hele waterstofketen, van productie, over technologieontwikkeling en -toepassing tot eindgebruikers, sterk vertegenwoordigd is in België. Waterstoftechnologie werd de laatste tientallen jaren succesvol ontwikkeld en gedemonstreerd. Daarbij komt nog dat de infrastructurele omstandigheden in België zich uitstekend lenen tot een omslag naar een waterstofeconomie, met onze havens, pijpleidinginfrastructuur, industrieclusters en dicht vervoersnet.

In het streven naar een koolstofvrij en klimaatneutraal energiesysteem, vormt het gebruik van fossiele brandstoffen in de industrie en het vervoer een belangrijke uitdaging.

De afgelopen tien jaar heeft een aanzienlijke verlaging van de kosten van hernieuwbare energie een grootschalige penetratie van elektriciteitsopwekking uit hernieuwbare energiebronnen mogelijk gemaakt, waardoor bepaalde specifieke toepassingen koolstofvrij kunnen worden gemaakt. In auto’s en licht vervoer bijvoorbeeld vervangen batterijen en elektrische aandrijvingen de klassieke verbrandingsmotor. Gebouwen kunnen middels hoogefficiënte elektrische warmtepompen zorgen voor uitstootvrije verwarming.

Maar hoewel deze voordelen waardevol zijn, blijft het zware werk van een vergaande decarbonisering achterwege. Directe elektrificatie is eenvoudigweg niet haalbaar voor veel sectoren zoals het maritiem transport en de luchtvaart.

Grootschalige en goedkope opwekking uit wind- en zonne-energie effent het pad naar een klimaatneutraal energiesysteem. Hernieuwbare elektronen kunnen via elektrolyse worden omgezet in hernieuwbare moleculen in de vorm van waterstof. Waterstof, vandaag bijna uitsluitend geproduceerd uit fossiele brandstoffen, is een belangrijke grondstof in industriële processen. De federale waterstofstrategie wil hernieuwbare waterstof promoten.

Hernieuwbare waterstof kan ook worden gebruikt om synthetische brandstoffen («e-fuels») te produceren, die mogelijks fossiele brandstoffen kunnen vervangen bijvoorbeeld in de luchtvaart en de zeescheepvaart.

Voortbouwend op de hernieuwbare energieproductie van offshore wind kan de productie van hernieuwbare waterstof en e-brandstoffen verder worden ontwikkeld. Op die manier kunnen power-to-x-technologieën zorgen voor «indirecte elektrificatie». Eén van de uitgangspunten is het omzetten van de bestaande vraag naar waterstof van de zware industrie in een vraag naar hernieuwbare waterstof.

De ontwikkeling en toepassing van nieuwe technologie gaat echter gepaard met talrijke onzekerheden en vereisen aanzienlijke, gerichte investeringen.

Hernieuwbare waterstof en power-to-x hebben in dat verband een belangrijk potentieel. Het is daarom nodig om de ontwikkeling van deze technologieën verder te stimuleren.

Ook kleine modulaire reactoren kunnen deel uitmaken van dat duurzaam en klimaatneutraal energiesysteem indien zij minimaal voldoen aan volgende principes:

1) de veiligheidsfuncties van de installatie zijn minstens gegarandeerd door passieve beschermingsmiddelen;

2) de installatie produceert geen hoogactief langlevend radioactief afval;

3) de installatie vormt geen risico op de proliferatie van kernwapens;

4) de installatie kan energie op flexibele wijze ter beschikking stellen;

5) de installatie is economisch rendabel en verzekerbaar door de uitbater;

6) de installatie is inzetbaar in een duurzaam energiesysteem;

7) de installatie is realiseerbaar binnen een redelijke termijn.

De regering heeft in dat kader al meer dan 500 miljoen euro toegezegd om de eerste fase van het MYRRHA (multi-purpose hybrid research reactor for high-tech applications) project, de deeltjesversneller MINERVA, te bouwen, en om het onderzoek en de ontwikkeling van de tweede en derde fase verder te zetten. Met MYRRHA wordt België weerom een pionier door als eerste een grootschalige versneller aangedreven snelle reactor te ontwikkelen.

De laatste jaren is er een toenemende belangstelling voor kleine modulaire reactoren (small modular reactors – SMR) en hun toepassingen. Volgens de eerste analyses zouden SMRs een eenvoudige fabricage toelaten, zouden ze in sommige gevallen vele jaren kunnen werken op één enkele brandstoflading en zouden ze kunnen worden ingezet als een installatie met één of meerdere modules, wat de financiering van deze projecten meer haalbaar zou maken.

Bepaalde SMR zouden volgens bepaalde analyses daarbij potentieel komaf kunnen maken met de nadelen van de huidige tweede en derde generatie kerncentrales. Vandaag is het nog onduidelijk of al deze beloftes effectief zullen kunnen worden ingelost.

Er liggen momenteel een zeventigtal mogelijke types SMR reactoren op de tekentafel. Er is dus nood aan belangrijke investeringen in onderzoek en ontwikkeling, computermodellering, eventueel de ontwikkeling van een prototype- of demonstratiereactor en de daartoe benodigde operationele ervaring.

In die context, besliste de regering daarom op 23 december 2021 om 100 miljoen euro vrij te maken om een lange termijn programma op te starten naar het onderzoek in SMRs.

De resultaten van dit onderzoek zullen mede de vraag beantwoorden of inzetten op nucleaire energie de beste kosten-batenverhouding heeft voor het behalen van onze collectieve klimaatdoelstellingen, rekening houdend met de totale productiekost over de hele levensduur van de installatie, inclusief ook de kosten voor het afval, Dit mag ons echter niet verhinderen om nu al maximaal onze eigen hernieuwbare energieproductie nu te maximaliseren, gezien we ons volledig potentieel nodig zullen hebben.

De regering heeft ook beslist om 2 GW aan nucleaire capaciteit met tien jaar te verlengen met het oog op het verzekeren van de elektriciteitsbevoorrading. Deze bijkomende tien jaar geeft ons land de tijd om andere productiemethoden op te schalen. Zo heeft deze regering ook beslist om de capaciteit van offshore wind van de prinses Elisabeth zone te verhogen naar 3,5 GW.

Via het CRM (capacity renumeration mechanism) zetten we bovendien in op flexibiliteitstechnologieën.

Ons energiesysteem evolueert van een gecentraliseerd productiepark met passieve verbruikers naar een gedecentraliseerd, flexibel systeem met actieve consumenten. Het potentieel van opslag en demand-response technologieën is zeer groot. Er worden ondertussen in ons land op geregelde basis investeringsbeslissingen genomen voor de installatie van batterijparken en de eerste testen met demand-response vinden ook reeds plaats.

Ten slotte plant het federaal ontwikkelingsplan van de netbeheerder Elia bijkomende interconnectiecapaciteit in het streven naar een volledig geïntegreerd Europees energiesysteem.

Bij dit alles mag mag zoals gezegd niet uit het oog verloren worden dat ons volledige energiesysteem tegen ten laatste 2050 klimaatneutraal moet zijn conform de Europese klimaatwet.