SÉNAT DE BELGIQUE BELGISCHE SENAAT
________________
Session 2021-2022 Zitting 2021-2022
________________
11 mai 2022 11 mei 2022
________________
Question écrite n° 7-1631 Schriftelijke vraag nr. 7-1631

de Tom Ongena (Open Vld)

van Tom Ongena (Open Vld)

à la ministre de l'Intérieur, des Réformes institutionnelles et du Renouveau démocratique

aan de minister van Binnenlandse Zaken, Institutionele Hervormingen en Democratische Vernieuwing
________________
Police et maintien de l'ordre - Suicide - Armes de service - Assistance psychologique - Chiffres et tendances Politie en ordehandhaving - Zelfdoding - Dienstwapens - Psychologische bijstand - Cijfers en tendensen 
________________
police
arme personnelle
suicide
statistique officielle
psychologie du travail
tension mentale
politie
persoonlijk wapen
zelfmoord
officiële statistiek
arbeidspsychologie
mentale spanning
________ ________
11/5/2022Verzending vraag
(Einde van de antwoordtermijn: 9/6/2022)
9/6/2022Antwoord
11/5/2022Verzending vraag
(Einde van de antwoordtermijn: 9/6/2022)
9/6/2022Antwoord
________ ________
Aussi posée à : question écrite 7-1629
Aussi posée à : question écrite 7-1630
Aussi posée à : question écrite 7-1629
Aussi posée à : question écrite 7-1630
________ ________
Question n° 7-1631 du 11 mai 2022 : (Question posée en néerlandais) Vraag nr. 7-1631 d.d. 11 mei 2022 : (Vraag gesteld in het Nederlands)

Les psychologues néerlandais Berthold Gersons et Ingrid Carlier arrivent à la conclusion que les policiers sont confrontés dans la pratique à des «événements très violents et déprimants». Ils constatent que la fréquence d'incidents majeurs de ce type est élevée et que les policiers n'ont dès lors que peu de temps pour surmonter ces expériences traumatisantes (cf. https://reportersonline.nl/meer zelfdoding door politiemensen neem dienstwapen af als agent geestelijk in de war is/).

Ils ajoutent que, pour cette raison, les policiers méritent qu'on leur prête d'autant plus attention, sans quoi ils risquent, de par les expériences vécues dans le cadre de leur travail, de souffrir de dommages psychiques et même de troubles du stress posttraumatique (TSPT). Carlier et Gersons pensent que quelque 10 à 35 % des policiers néerlandais souffriront tôt ou tard dans leur carrière de TSPT. Les deux scientifiques soulignent que les TSPT peuvent affecter profondément le fonctionnement des policiers, tant dans leur profession que dans la vie privée.

Ils insistent sur l'importance de prévenir les dommages psychiques causés par des expériences policières traumatisantes parce que ceux-ci peuvent à plus long terme entraîner le désaveu des policiers. Ou même le suicide.

On constate lors de différents drames personnels ou tentatives de suicide chez des policiers que ceux-ci utilisent souvent leurs armes de service (cf. https://www.standaard.be/cnt/dmf20190418_04340412; https://www.hln.be/binnenland/politieagent pleegt zelfmoord met dienstwapen in commissariaat hij was net vader geworden~a9629514/).

Selon la chercheuse Annika Smit, le fait que l'arme de service soit utilisée dans certains cas de suicide ou d'homicide suivi d'un suicide (ôter la vie d'autres personnes en plus de la sienne) n'est pas une situation que la police sous-estime : «Si, pour qu'ils puissent exercer leur profession, vous fournissez à vos collaborateurs un objet dont ils pourront se servir pour mettre fin à leurs jours, vous vous sentirez tenu, en tant qu'organisation, de bien savoir comment organiser cette mise à disposition de la manière la plus sûre possible.»

La règle veut qu'en cas de moindre doute sur l'état psychologique d'un collaborateur, celui-ci soit privé de son arme de service. «Mais on connaît aussi des cas où les policiers ont été privés de leur arme parce que la détention de celle-ci ne se justifiait plus, mais qui, le jour même, sont quand même parvenus à mettre fin à leurs jours par un autre moyen. Le retrait de l'arme ne garantit pas que la personne concernée ne se suicidera pas. Les choses ne sont pas si simples. De plus, le retrait de l'arme de service peut être perçu par l'agent comme accablant. Il convient donc de mesurer les conséquences avec soin.»

En ce qui concerne le caractère transversal de la question écrite : le bien-être et la santé publique sont des compétences des Communautés ; la sécurité relève de l'autorité fédérale. Le sujet de la question a donc un caractère transversal.

Je souhaiterais donc poser les questions suivantes.

1) La police a-t-elle pris des dispositions pour éviter qu'un policier souffrant de problèmes psychiques puisse emporter son arme de service à son domicile ? Si oui, quelles sont-elles ? Au cours des cinq dernières années, combien de policiers ont-ils dû remettre leur arme de service en raison de problèmes psychiques ou autres ?

2) Pouvez-vous me communiquer, si les statistiques sont disponibles, le nombre de tentatives de suicide ou d'homicides suivis d'un suicide, dont l'issue a été fatale ou non, que des policiers ont commises au cours des trois dernières années ? Dans combien de cas le policier a-t-il utilisé son arme de service ? Pouvez-vous ventiler les chiffres par service de sécurité et par Région ?

3) Pourriez-vous m'expliquer comment on parvient à la conclusion qu'un policier doit remettre son arme de service parce qu'elle représente un danger pour lui-même ou pour son entourage immédiat ? Quelles sont les instances qui prennent part à cette décision ?

4) Quel est le nombre des conseillers spirituels actifs au sein de la police ? Combien d'agents compte-t-on par conseiller spirituel ? Est-il vrai que les conseillers spirituels sont moins nombreux dans la police qu'au sein de la Défense ? Si oui, pour quelle raison ?

5) Quel est, selon vous, le nombre des agents qui souffrent actuellement de TSPT ? Sont-ils plus ou moins nombreux qu'au cours de chacune des trois dernières années ? Quel est le nombre total d'agents chez qui ce diagnostic a été posé au cours des trois dernières années ? Comment expliquez-vous l'augmentation ou la diminution de ce nombre au fil du temps ? Outre les TSPT, de quelles autres affections psychiques éventuelles les agents risquent-ils de souffrir ? Pourriez-vous, si possible, illustrer votre réponse par des chiffres ?

6) Selon vous, certains des problèmes psychiques que rencontrent les policiers sont-ils spécifiques à leur profession et ne s'observent-ils pas dans d'autres professions comme les ambulanciers, les militaires, etc. ?

7) Comment les policiers sont-ils formés pour pouvoir résister psychologiquement à ces problèmes ? La formation accorde-t-elle, selon vous, assez d'attention à cet aspect ? La formation a-t-elle changé sur ce point au cours des dernières années ? Si oui, quels sont ces changements ?

8) En quoi les soins et le suivi apportés aux policiers qui ont vécu un événement traumatisant consistent-ils ? Combien d'agents en ont bénéficié au cours des cinq dernières années ? Les acteurs de terrain ou d'autres instances ont-ils signalé que l'approche actuelle est insuffisante ? Si oui, combien de fois au cours des cinq dernières années ? Ces avertissements ont-ils été entendus ?

9) Quel a été le nombre de suicides commis respectivement durant les heures de service et dans la sphère privée par des policiers au cours des cinq dernières années ?

10) Pouvez-vous me communiquer des statistiques sur le nombre de suicides trouvant leur origine dans les conditions de travail ? Quel est le nombre de suicides ayant une autre cause (par exemple, des difficultés dans la sphère familiale) ?

 

De Nederlandse psychologen Berthold Gersons en Ingrid Carlier concluderen dat politiemensen in de praktijk met «zeer gewelddadige en deprimerende gebeurtenissen» worden geconfronteerd. Ze stellen vast dat de frequentie van dit soort ingrijpende voorvallen hoog is, en dat politiemensen als gevolg daarvan maar weinig tijd hebben om hun traumatische ervaringen te verwerken (cf. https://reportersonline.nl/meer-zelfdoding-door-politiemensen-neem-dienstwapen-af-als-agent-geestelijk-in-de-war-is/).

Ze voegen eraan toe dat politiemensen om die reden extra aandacht verdienen. Door hun werkervaringen kunnen ze anders ernstige psychische schade oplopen of zelfs een posttraumatische stress stoornis (PTSS). Carlier en Gersons denken dat zo'n 10 tot 35 % van de Nederlandse politieagenten in hun loopbaan vroeg of laat PTSS oploopt. De twee wetenschappers benadrukken dat PTSS van grote invloed kan zijn op het functioneren van politiemensen, zowel op het werk als in de privésituatie.

Zij waarschuwen dat de preventie van psychische schade door traumatische politie-ervaringen belangrijk is, omdat het op langere termijn kan leiden tot de afkeuring van politiemensen. Of zelfs, tot suïcide.

Bij verschillende persoonlijke drama's en suïcidepogingen bij politieagenten worden vaak dienstwapens gebruikt (cf. https://www.standaard.be/cnt/dmf20190418_04340412; https://www.hln.be/binnenland/politieagent-pleegt-zelfmoord-met-dienstwapen-in-commissariaat-hij-was-net-vader-geworden~a9629514/).

Het feit dat het dienstpistool in een aantal gevallen van suïcide of homicide-suïcide (het om het leven brengen van anderen, naast jezelf) is gebruikt, is volgens de onderzoeker Annika Smit bij de politie een thema dat niet wordt onderschat: «Als je medewerkers een beroep hebben, waarbij je ze iets beschikbaar stelt waarmee ze zichzelf om het leven kunnen brengen, dan verplicht je je als organisatie om goed te weten hoe je dat zo veilig mogelijk doet.»

De regel is dat het dienstwapen wordt afgenomen zodra er twijfel is over de geestelijke staat waarin een medewerker verkeert. «Maar er zijn ook gevallen bekend waarin politiemensen hun wapen werd afgenomen, omdat het in bezit hebben daarvan niet meer verantwoord zou zijn, maar die toch dezelfde dag nog op een andere manier een einde aan hun leven maakten. Het is geen garantie dat die persoon geen suïcide zal plegen. Zo eenvoudig ligt dat niet. Het afnemen van het dienstpistool kan daarnaast door de agent ook als heel belastend worden ervaren. Dat moet dus een zorgvuldige afweging zijn.»

Wat betreft het transversaal karakter van de schriftelijke vraag: welzijn en volksgezondheid zijn bevoegdheden van de Gemeenschappen; veiligheid valt onder federale bevoegdheid, wat dit transversaal maakt.

Graag had ik dan ook volgende vragen voorgelegd:

1) Zijn er binnen de politie afspraken over het mee naar huis nemen van het dienstwapen als sprake is van psychische problemen? Zo ja, welke afspraken zijn dit? Hoeveel agenten hebben de jongste vijf jaar hun dienstwapen moeten inleveren op grond van psychische problemen of dergelijke?

2) Kan u meedelen, indien de cijfers voorhanden zijn, hoeveel suïcidepogingen of homicide-suïcides met al dan niet dodelijke afloop er onder agenten geweest zijn de jongste drie jaar? Bij hoeveel hiervan werd gebruik gemaakt van een dienstwapen? Zou u dit kunnen opsplitsen per veiligheidsdienst en per Gewest?

3) Zou u kunnen illustreren hoe men uiteindelijk komt tot het besluit dat een agent zijn of haar dienstwapen moet inleveren omdat het een gevaar vormt voor zichzelf of de onmiddellijke omgeving? Welke instanties zijn hierbij betrokken?

4) Hoeveel geestelijk verzorgers werken er bij de politie? Hoeveel agenten zijn er per geestelijk verzorger? Klopt het dat er minder geestelijk verzorgers beschikbaar zijn bij de politie dan bij Defensie? Zo ja, waarom is dit?

5) Hoeveel agenten hebben volgens u op dit ogenblik last van PTSS? Zijn dit er meer of minder, vergeleken met de voorbije drie jaar? Hoeveel agenten hebben cumulatief de jongste drie jaar deze diagnose gekregen? Zou u dit kunnen opsplitsen per veiligheidsdienst en per Gewest? Welke verklaring heeft u inzake het stijgen of dalen hiervan doorheen de tijd? Naast PTSS, op welke andere mogelijke psychische aandoeningen lopen ze risico? Zou u dit cijfermatig kunnen illustreren, indien mogelijk?

6) Zijn er volgens u psychische problematieken waarmee politieagenten geconfronteerd worden, die uniek zijn voor dit beroep, in vergelijking met andere beroepen, zoals ambulanciers, militairen, enz.?

7) Hoe worden politieagenten psychologisch weerbaar gemaakt omtrent deze problematiek? Wordt er volgens u voldoende aandacht hieraan besteed tijdens de opleiding? Zijn er de jongste jaren veranderingen geweest bij de opleiding hierover, zo ja welke?

8) Waaruit bestaat de nazorg van agenten die een traumatische gebeurtenis meegemaakt hebben? Hoeveel agenten hebben hiervan gebruik gemaakt de jongste vijf jaar? Zijn er signalen uit het werkveld of andere instanties gekomen die erop duiden dat de huidige aanpak onvoldoende is? Zo ja, hoeveel in de jongste vijf jaar? Hoe werd hieraan gehoor gegeven?

9) Hoeveel zelfdodingen gebeurden tijdens de werkuren, hoeveel in de privésfeer in de jongste vijf jaar bij agenten?

10) Kan u cijfermatig meedelen bij hoeveel zelfdodingen de oorzaak lag bij de werkomstandigheden? Bij hoeveel was het een ander motief (bijvoorbeeld de gezinssfeer)?

 
Réponse reçue le 9 juin 2022 : Antwoord ontvangen op 9 juni 2022 :

1) Le principe de base est que le membre du personnel ne porte l’armement individuel que pendant les heures de service. Conformément aux dispositions chapitre 2 de la circulaire GPI 62 relative à l’armement de la police intégrée, structurée à deux niveaux, le commissaire général ou le directeur général pour la police fédérale et le chef de corps pour la police locale peuvent autoriser, sur demande d’un membre du personnel, à porter l’armement individuel en dehors du service. L’autorisation est à durée limitée, ne dépassant pas un an, mais est renouvelable, et peut être retirée, notamment en cas de disparition des circonstances ayant motivé la demande du membre du personnel. De plus, les dispositions du chapitre 3 de cette même circulaire stipulent que le membre du personnel qui dispose d’un armement doit être exempt de toute affection ou anomalie physique ou psychique qui pourrait entraîner un degré d’incapacité fonctionnelle de nature à compromettre l’utilisation normale de son armement. Ainsi, lorsqu’un supérieur fonctionnel estime que la détention ou le port de l’armement par un membre du personnel présente un danger pour lui ou elle ou pour un tiers en raison de circonstances propres à sa profession ou à sa vie privée, ou encore dues à son état psychologique, physique ou psychique, il peut retirer provisoirement l’armement du membre du personnel.

Pour ce qui concerne les membres du personnel de la police fédérale, les applications utilisées ne permettent pas de fournir les données demandées.

Pour ce qui concerne les membres du personnel des zones de police locales, la loi du 7 décembre 1998 organisant un service de police structuré à deux niveaux prévoit en son article 3 que «Les services de police sont organisés et structurés à deux niveaux: le niveau fédéral et le niveau local, lesquels assurent ensemble la fonction de police intégrée. Ces niveaux sont autonomes et dépendent d’autorités distinctes».

Le ministre de l’Intérieur n’est pas l’autorité dont dépendent les zones de police locales.

Les informations demandées ne sont pas disponibles au niveau central de mon département.

2) Le tableau ci-dessous reprend le nombre de suicides à la police fédérale pour les cinq dernières années et moyen utilisé pour le passage à l’acte, réparti par Région:

Année

Suicide police fédérale

Moyen utilisé

Région

2021

5 hommes

(5 opérationnels)

2 décès avec arme de service (dont 1 double homicide + suicide)

1 décès avec arme à feu personnelle

1 décès avec pendaison

1 décès – saut sous le train

1 en Région wallonne

1 en Région BXL

3 en Région flamande

2020

5 hommes

(4 opérationnels, 1 CALog)

3 décès par pendaison

2 décès par absorption de médicaments

3 en Région wallonne

2 en Région BXL

2019

4 hommes

(4 opérationnels)

1 décès avec arme de service (à domicile)

2 décès par pendaison à domicile

1 décès par absorption de chlore à domicile

2 en Région flamande

2 en Région BXL

2018

4 hommes

(4 opérationnels)

2 décès avec arme de service

(1 passage à l’acte commis en civil dans véhicule personnel sur le parking du lieu de travail)

1 décès par arme blanche

1 décès par pendaison (retrait d’arme de service)

2 en Région flamande

2 en Région BXL

2017

1 homme

(1 opérationnel)

1 décès avec arme de service

1 en Région BXL

Le Service de prévention de la police fédérale ne dispose pas d’informations systématiques sur les tentatives de suicide.

3) La procédure de retrait de l’armement par mesure de sécurité est décrite au chapitre 3 la GPI 62 (circulaire GPI 62 relative à l’armement de la police intégrée, structurée à deux niveaux). Le retrait s’effectue via le supérieur fonctionnel afin d’avoir une réaction rapide face à une situation précise. De plus, le Stressteam de la police fédérale est sensibilisé et formé pour convaincre les personnes à risque de remettre leur arme de service à un collègue habilité, s’il apparaît lors des entretiens individuels qu’un risque existe.

4) Au sein du Stressteam de la police fédérale, il y a actuellement une quinzaine d’intervenants psychosociaux. Certaines zones de police disposent de leur propre service d’appui psychosocial ou font appel à un appui provincial. D’autres encore travaillent avec le service externe de prévention et de protection au travail.

Il est donc impossible de déterminer combien il y a d’intervenants psychosociaux pour combien de membres du personnel. Il n’est pas non plus possible de comparer avec la Défense.

5) Voici un tableau reprenant le nombre d’entretiens en lien avec les différents types de problèmes psychosociaux pour les trois dernières années à la police fédérale:


2019

2020

2021

Trauma

Pol Fed 333

Pol Loc 51

Pol Fed 490

Pol Loc 82

Pol Fed 495

Pol Loc 71

Burnout

Pol Fed 504

Pol Loc 37

Pol Fed 580

Pol Loc 143

Pol Fed 591

Pol Loc 64

Dépression

Pol Fed 212

Pol Loc 3

Pol Fed 260

Pol Loc 30

Pol Fed 192

Pol Loc 6

Il ne s’agit donc pas du nombre de personnes vues mais bien du nombre d’entretiens réalisés. Les diagnostics n’ont pas non été élaborés sur base d’un questionnaire diagnostic mais bien sur la clinique. Plus d’entretiens ne signifie pas automatiquement plus de SSPT, mais il peut aussi s’agir d’une meilleure sensibilisation et d’une meilleure intégration de l’équipe chargée du stress au sein de la police fédérale.

Nous ne disposons pas des chiffres des autres services d’appui psychosocial au sein de la police intégrée.

6) Les policiers sont certainement confrontés à plus de situations potentiellement traumatisantes que la population générale. D’autres métiers peuvent aussi l’être tels que pompiers, ambulanciers, personnel médical, personnel de la justice, militaires en déploiement, etc.

7) Dans la formation de base des aspirants-inspecteurs, un module sur le stress, le burn-out et le stress traumatique est prévu. En outre, il existe des formations fonctionnelles dans les écoles de police provinciales et à l’École de police de la police fédérale sur le stress traumatique, le burn-out et le suicide. À l’automne 2021, la police fédérale, en collaboration avec la KU Leuven, a mené une vaste étude de prévalence sur la survenue du SSPT, des symptômes dépressifs et des idées suicidaires au sein du personnel de la police. Sur cette base, un plan d’action est actuellement en cours d’élaboration.

8) L’appui psychosocial après un événement potentiellement traumatisant peut se faire par différents services. Lorsqu’il est informé d’un incident, le Stressteam de la police fédérale intervient vingt-quatre heures sur vingt-quatre et sept jours sur sept sur tout le territoire pour la police intégrée. Les intervenants peuvent aussi assurer un suivi, voire une psychothérapie pour les membres du personnel plus lourdement impactés. D’autres Stressteam existent dans certaines grandes zones de police, ainsi que des équipes de «peer support» où les collègues sont entrainés pour s’entraider. D’autres travaillent avec des services d’appui provinciaux ou des services externes de prévention et de protection au travail.

Des groupes de travail planchent actuellement pour améliorer davantage encore la prise en charge du personnel dans le cadre des événements potentiellement traumatisants.

9) La police fédérale ne dispose pas d’informations systématiques sur l’heure du passage à l’acte, ni sur les causes éventuelles.

10) Les suicides ont des causes multifactorielles et on ne peut déterminer si l’origine du mal-être et de la souffrance est uniquement d’ordre privé ou uniquement d’ordre professionnel. Nous ne pouvons donc pas dire dans combien de cas le passage à l’acte suicidaire est la conséquence d’une souffrance liée à la sphère de travail.

1) Het uitgangsprincipe is dat het personeelslid de individuele bewapening enkel draagt tijdens de diensturen. Op basis van hoofdstuk 2 van de GPI 62 (omzendbrief GPI 62 betreffende de bewapening van de geïntegreerde politie, gestructureerd op twee niveaus) kan, op vraag van het personeelslid, de commissaris-generaal of de directeur-generaal voor de federale politie en de korpschef voor de lokale politie, de machtiging verlenen om de individuele bewapening buiten de dienst te dragen. De machtiging is van beperkte duur, maximaal voor één jaar, maar is hernieuwbaar en kan worden ingetrokken onder meer in het geval van het verdwijnen van de omstandigheden die de aanvraag van het personeelslid motiveerden.

Dezelfde omzendbrief bepaalt dat het personeelslid dat over bewapening beschikt (tijdens of buiten de dienst), vrij moet zijn van elke aandoening of fysieke of psychische afwijking die een functionele onbekwaamheidsgraad tot gevolg kan hebben die het normale gebruik van zijn bewapening in de weg kan staan. Op het moment dat de functionele overste van mening is dat het voorhanden hebben of het dragen van de bewapening door een personeelslid een gevaar betekent voor hem of haar of voor een derde, wegens omstandigheden eigen aan het beroep, aan zijn/haar privéleven of te wijten aan zijn/haar mentale, fysieke of psychische toestand, kan zij of hij tijdelijk de bewapening van het personeelslid intrekken.

Voor wat de personeelsleden van de federale politie betreft, kunnen de gebruikte softwares de gevraagde gegevens niet verstrekken.

Voor wat de personeelsleden van de lokale politiezones betreft, Voorziet het artikel 3 van de wet van 7 december 1998 tot organisatie van een geïntegreerde politiedienst, gestructureerd op twee niveaus dat «De politiediensten worden georganiseerd en gestructureerd op twee niveaus: het federale niveau en het lokale niveau, die samen de geïntegreerde politiezorg verzekeren. Deze niveaus zijn autonoom en hangen van verschillende overheden af».

De lokale politiezones hangen van de minister van Binnenlandse Zaken niet af.

De gevraagde informatie is niet beschikbaar op het centrale niveau van mijn afdeling.

2) Onderstaande tabel toont het aantal zelfmoorden bij de federale politie voor de laatste vijf jaar en gebruikte wijze om tot de daad over te gaan, verdeeld per Gewest:

Jaar

Zelfmoord Federale Politie

Gebruikt middel

Gewest

2021

5 mannen

(5 operationele personeelsleden (PL))

2 overlijdens met dienstwapen (waarvan 1 dubbele moord + zelfmoord)

1 overlijden met een persoonlijk vuurwapen

1 overlijden met verhanging

1 overlijden – onder de trein springen

1 in het Waals Gewest

1 in het Brussels Gewest

3 in het Vlaams Gewest

2020

5 mannen

(4 operationele PL, 1 CALog PL)

3 overlijdens met verhanging

2 overlijdens door overdosis medicatie

3 in het Waals Gewest

2 in het Brussels Gewest

2019

4 mannen

(4 operationele PL)

1 overlijden met dienstwapen (thuis)

2 overlijdens door verhanging thuis

1 overlijden door opname van chloor thuis

2 in het Vlaams Gewest

2 in het Brussels Gewest

2018

4 mannen

(4 operationele PL)

2 overlijdens met dienstwapen

(1 overgang tot de daad in burgerkledij in een persoonlijk voertuig op de parking van de werkplek)

1 overlijden door steekwond

1 overlijden door verhanging (inhouding van het dienstwapen)

2 in het Vlaams Gewest

2 in het Brussels Gewest

2017

1 man

(1 operationele PL)

1 overlijden met dienstwapen

1 in het Brussels Gewest

De preventiedienst van de federale politie beschikt niet over systematische info betreffende zelfmoordpogingen.

3) De procedure van de ontneming van een wapen omwille van veiligheidsmaatregelen is het hoofdstuk 3 van de GPI 62 (omzendbrief GPI 62 betreffende de bewapening van de geïntegreerde politie, gestructureerd op twee niveaus). De intrekking gebeurt via de functionele leidinggevende om snel te kunnen reageren op een welbepaalde situatie.

Bovendien wordt het Stressteam van de federale politie gesensibiliseerd voor en opgeleid om risicopersonen ervan te overtuigen hun dienstwapen aan een bevoegde collega te overhandigen indien tijdens individuele gesprekken blijkt dat er een risico bestaat.

4) Binnen het Stressteam van de federale politie zijn er momenteel een vijftiental psychosociale werkers. Sommige politiezones beschikken over een eigen dienst voor psychosociale ondersteuning of doen een beroep op provinciale ondersteuning. Anderen werken samen met de externe dienst voor preventie en bescherming op het werk.

Het is derhalve onmogelijk om te bepalen hoeveel hulpverleners er zijn voor hoeveel personeelsleden. Het is onmogelijk een vergelijking te maken met Defensie.

5) Hier volgt een tabel met het aantal gesprekken houdende de verschillende soorten psychosociale problemen in de afgelopen drie jaar bij de federale politie:


2019

2020

2021

Trauma

Fed Pol 333

Lok Pol 51

Fed Pol 490

Lok Pol 82

Fed Pol 495

Lok Pol 71

Burn-out

Fed Pol 504

Lok Pol 37

Fed Pol 580

Lok Pol 143

Fed Pol 591

Lok Pol 64

Depressie

Fed Pol 212

Lok Pol 3

Fed Pol 260

Lok Pol 30

Fed Pol 192

Lok Pol 6

Het gaat dus niet om het aantal geziene personen, maar om het aantal gevoerde gesprekken. De diagnoses werden niet gesteld op basis van een diagnostische vragenlijst, maar op basis van de klinische kennis. Meer gesprekken betekend ook niet automatisch meer PTSS, maar het kan ook gaan over een betere bekendheid en inburgering van het Stressteam binnen de federale politie.

Wij beschikken niet over de cijfers voor de andere psychosociale ondersteuningsdiensten binnen de geïntegreerde politie.

6) Politiemedewerkers worden zeker geconfronteerd met meer potentieel traumatische situaties dan de bevolking in het algemeen. Ook andere beroepen kunnen worden getroffen, zoals brandweerlieden, paramedici, medisch personeel, justitiepersoneel, uitgezonden militairen, enz.

7) In de basisopleiding van de aspiranten-inspecteur wordt een module voorzien rond stress, burn-out en traumatische stress. Er zijn daarnaast functionele opleidingen in de provinciale politiescholen en in de Politieschool van de federale politie omtrent traumatische stress, burn-out en zelfmoord.

In het najaar van 2021 werd door de federale politie, in samenwerking met de KU Leuven een breed prevalentieonderzoek naar het voorkomen van PTSS, depressieve klachten en suïcidale gedachten bij politiepersoneel gevoerd. Op basis hiervan wordt momenteel een actieplan opgesteld.

8) Psychosociale steun na een potentieel traumatische gebeurtenis kan door verschillende diensten worden verleend. Het Stressteam van de federale politie treedt op het hele grondgebied vierentwintig uur per dag en zeven dagen per week op voor de geïntegreerde politie wanneer het op de hoogte wordt gebracht van een incident. Zij kunnen ook zorgen voor opvolging of zelfs psychotherapie voor personeelsleden die zwaarder getroffen zijn. In sommige grote politiezones bestaan andere Stressteams of peer support-teams waarbij collega’s worden getraind om elkaar bij te staan. Anderen werken met provinciale ondersteunende diensten of externe diensten voor preventie en bescherming op het werk.

Werkgroepen werken momenteel aan de verdere verbetering van de zorg voor het personeel in de context van potentieel traumatische gebeurtenissen.

9) De federale politie beschikt niet over systematische informatie over het tijdstip van de daad of over de mogelijke oorzaken.

10) Zelfmoorden hebben multifactoriële oorzaken en het is niet mogelijk vast te stellen of de oorsprong van de malaise en het lijden uitsluitend privé of uitsluitend professioneel is. We kunnen dus niet zeggen in hoeveel gevallen de suïcidale daad het gevolg is van lijden in verband met de werksfeer.