| SÉNAT DE BELGIQUE | BELGISCHE SENAAT | ||||||||
| ________ | ________ | ||||||||
| Session 2012-2013 | Zitting 2012-2013 | ||||||||
| ________ | ________ | ||||||||
| 13 mai 2013 | 13 mei 2013 | ||||||||
| ________ | ________ | ||||||||
| Question écrite n° 5-8991 | Schriftelijke vraag nr. 5-8991 | ||||||||
de Nele Lijnen (Open Vld) |
van Nele Lijnen (Open Vld) |
||||||||
au vice-premier ministre et ministre de la Défense |
aan de vice-eersteminister en minister van Landsverdediging |
||||||||
| ________ | ________ | ||||||||
| Cybercriminalité - Cyberattaques ciblées - Sites web de l'administration fédérale - Technique du point d'eau (watering hole) – Sécurisation- Restrictions | Cybercrime - Gerichte cyberaanvallen - Websites van de federale overheid - Wateringhole-techniek - Beveiliging - Restricties | ||||||||
| ________ | ________ | ||||||||
| criminalité informatique administration électronique protection des données piratage informatique site internet administration centrale virus informatique |
computercriminaliteit elektronische overheid gegevensbescherming computerpiraterij internetsite centrale overheid computervirus |
||||||||
| ________ | ________ | ||||||||
|
|
||||||||
| ________ | ________ | ||||||||
| Aussi posée à : question écrite 5-8992 Aussi posée à : question écrite 5-8993 Aussi posée à : question écrite 5-8995 |
Aussi posée à : question écrite 5-8992 Aussi posée à : question écrite 5-8993 Aussi posée à : question écrite 5-8995 |
||||||||
| ________ | ________ | ||||||||
| Question n° 5-8991 du 13 mai 2013 : (Question posée en néerlandais) | Vraag nr. 5-8991 d.d. 13 mei 2013 : (Vraag gesteld in het Nederlands) | ||||||||
Dans un rapport récent, l'entreprise américaine Symantec a indiqué que le nombre de cyberattaques ciblées avait augmenté de 42 % en 2012. Ces attaques visent principalement à s'emparer de droits intellectuels et ce sont surtout les petites et moyennes entreprises (PME), les industries et le secteur public qui sont attaqués. Si l'objectif des criminels n'est pas de voler à tout prix les informations de ces entreprises, ces dernières sont utilisées pour permettre aux criminels de s'attaquer à de plus grosses entreprises ou à l'administration et ce, par le biais de la technique du point d'eau. Un cybercriminel implante un agent malicieux dans un site web fréquemment visité par les utilisateurs qu'il veut atteindre. De cette manière, sans se douter de rien, les utilisateurs installent, par exemple, un cheval de Troie ou un logiciel malveillant. Ensuite, le cybercriminel peut s'introduire dans l'ordinateur ou le site web de l'organisation qu'il visait. L'entreprise dont le site web est attaqué n'est donc qu'un intermédiaire ignorant. Il est tout à fait possible que les criminels volent également par la même occasion les données bancaires ou les droits intellectuels des entreprises par exemple . L'objectif n'est donc pas de faire un maximum de victimes mais d'atteindre quelques cibles très spécifiques. Les entreprises ignorent le rôle qu'elles jouent dans ce processus. Elles pensent que les cybercriminels les laissent tranquilles et s'attaquent plutôt à l'administration ou à des multinationales. Ce n'est donc pas le cas. Aux États-Unis, la première victime ne sont plus les pouvoirs publics mais le secteur industriel. Lorsque des criminels ont besoin de données (par exemple, des données bancaires, des contrats, des données personnelles,...), ils ne s'attaquent pas aux grosses entreprises mieux sécurisées mais à de plus petites qui collaborent étroitement avec elles et disposent donc de nombreuses données à leur sujet. C'est la raison pour laquelle ce ne sont pas les dirigeants de ces entreprises qui sont attaqués mais l'administration qui a accès aux documents. Je souhaiterais poser au ministre les questions suivantes : 1) Par le passé, des sites web de l'administration fédérale ont-ils déjà été victimes de la technique du point d'eau lors d'infractions dont l'administration était la cible ? Des sites web de l'administration ont-ils déjà été utilisés comme « intermédiaires » ou le ministre a-t-il connaissance de cas où les ordinateurs de l'administration ont été contaminés après avoir visité un site web contaminé ? 2) Dans l'affirmative, la réponse peut-elle être étayée par des chiffres portant sur les cinq dernières années ? 3) Dans la négative, les services chargés de la sécurité de ces sites web sont-ils en mesure de constater des infractions telles que la technique dite du point d'eau ? 4) Est-il très courant au sein de l'administration de limiter le nombre de sites web à visiter ou bien le personnel peut-il couramment visiter à peu près tous les sites ? Le ministre peut-il détailler sa réponse ? 5) Si des restrictions sont imposées, est-ce pour des raisons de cybersécurité ou dans l'intérêt de la productivité ? 6) Est-il courant au sein de l'administration de réinitialiser régulièrement le mot de passe des ordinateurs, ce qui oblige l'utilisateur à en choisir un nouveau ? Les ministres/secrétaires d'État sont-ils partisans de cette pratique ? 7) Lorsque l'on découvre sur un ordinateur de l'administration un cheval de Troie, un logiciel malveillant ... susceptible de révéler des (risques d') infractions, la pratique générale est-elle de créer un nouveau mot de passe pour cet ordinateur ? |
In een recent rapport stelt het Amerikaanse bedrijf Symantec dat het aantal gerichte cyberaanvallen in 2012 met 42% is toegenomen. Het hoofddoel van deze aanvallen is het stelen van intellectuele eigendom, waarbij kmo's, de industrie en de overheidssector vooral aangevallen worden. Is het doel van de criminelen niet per se om info te stelen van die bedrijven, dan fungeren de bedrijven als slachtoffer in een poging om grotere bedrijven of de overheid aan te vallen. Dit via de zogenaamde "watering hole" techniek. Een cybercrimineel plant hierbij een "exploit" op een gekozen website die veel bezocht wordt door gebruikers van de site die hij eigenlijk wil treffen. Nietsvermoedende bezoekers van de geïnfecteerde site installeren zo bijvoorbeeld een "trojan" of "malware". Vervolgens kan de crimineel in de pc's of de website van de organisatie die hij eigenlijk wilde binnendringen. Het bedrijf waarvan de website wordt aangevallen is dus slechts een onwetende tussenpersoon. Het is zeer goed mogelijk dat de criminelen in een adem ook bijvoorbeeld bankgegevens of intellectuele eigendommen stelen van de bedrijven. Het doel is dus niet om zoveel mogelijk slachtoffers te maken, wel om enkele zeer specifieke targets te bereiken. Bedrijven hebben aldus geen weet van hun rol in dit proces. Ze denken dat cybercriminelen hen met rust laten en eerder de overheid of multinationals aanvallen. Dit klopt dus niet. In de Verenigde Staten (VS) is niet langer de overheid, wel de nijverheidssector het primaire slachtoffer. Wanneer criminelen gegevens (bijvoorbeeld bankgegevens, contracten, persoonlijke gegevens, …) nodig hebben, vallen ze niet de beter beveiligde grote bedrijven aan, maar wel de kleinere die nauw met hen samenwerken en dus veel gegevens over hen hebben. Om die reden worden ook niet de leiders van deze bedrijven aangevallen, maar wel de administratie die toegang heeft tot de documenten. Graag had ik de ministers/staatssecretaris volgende vragen gesteld: 1) Zijn in het verleden al websites van de federale overheid het slachtoffer geworden van de zogenaamde "watering hole" techniek, waarbij de overheid het target was? Zijn websites van de federale overheid reeds gebruikt als "tussenpersoon", of zijn gevallen bekend waarbij overheidspc's werden besmet na het bezoeken van een besmette website? 2) Zo ja, kan dit worden toegelicht met cijfers over de afgelopen vijf jaar? 3) Zo niet, zijn de diensten die waken over de veiligheid van deze websites in staat om dergelijke inbreuken zoals de watering hole techniek vast te stellen? 4) Is het een wijdverspreide praktijk bij de overheid om het aantal te bezoeken websites te beperken, of kan het overheidspersoneel in het algemeen zowat alle websites bezoeken? Kan dit worden toegelicht? 5) Indien er restricties zijn, is dit omwille van de cyberveiligheid of de productiviteit? 6) Is het een wijdverspreide praktijk bij de overheid om regelmatig het paswoord van de computers te resetten, waardoor een nieuw moet worden gekozen door de gebruiker? Zijn de ministers/staatssecretarissen hier voorstander van? 7) Wanneer op een pc van de overheid een "trojan", "malware", … wordt ontdekt die kan wijzen op potentiële (gevaren met betrekking tot) inbreuken, is het dan de standaardpraktijk om op die pc een nieuw wachtwoord in te stellen? |
||||||||
| Réponse reçue le 13 juin 2013 : | Antwoord ontvangen op 13 juni 2013 : | ||||||||
L'honorable membre est prié de trouver ci-après la réponse à ses questions. L'état-major de la Défense n’a connaissance d’aucun site web au sein du département ayant fait l’objet de la technique « watering hole ». Il n’y a également aucun cas connu de site web de la Défense utilisé comme intermédiaire ou d’ordinateurs impliqués par de telles pratiques. La Défense dispose des moyens nécessaires pour protéger ses sites web contre ce type d’attaque. Un filtre central au travers duquel tout le trafic entrant et sortant est contrôlé, permet de se prémunir d’attaques éventuelles. De plus, chaque ordinateur individuel utilisé sur le réseau de la Défense est équipé d’un système antimalware à jour. Les collaborateurs de la Défense qui désirent accéder à l’internet, ne peuvent le faire que via ce filtre central. Ce filtre veille à ce que les collaborateurs ne puissent avoir accès à des sites pouvant présenter un danger pour la sécurité et l’intégrité des réseaux (ex : hacking sites), à des sites allant à l’encontre des bonnes vies et mœurs ou à des sites qui pour des raisons techniques risqueraient d’entrainer une surcharge du réseau (ex : vidéo streaming). Chaque employé de la Défense est obligé de changer périodiquement son mot de passe. Il s’agit d’une mesure élémentaire dans le cadre de la protection des plateformes IT. Lors de la détection de l’infection d’une plateforme de la Défense, un certain nombre de mesures sont prises en fonction de la gravité de l’incident. Celles-ci peuvent aller d’un simple retrait d’un virus à une analyse en profondeur du système infecté. La détection d’un malware sur une plateforme n’est pas liée à la sécurité de cette plateforme avec un mot de passe. Lors de la détection d’un malware sur une plateforme, celle-ci est d’abord coupée du réseau et le malware est écarté. Dans le cas où le malware ne pourrait pas être facilement écarté ou dans le cas d’une contamination ayant causé des dégâts irrémédiables à l’appareil, il peut être décidé de réinstaller une partie de l’appareil. Lors d’une nouvelle installation complète, le mot de passe de l’utilisateur sera également implicitement renouvelé. |
Het geachte lid wordt verzocht hierna het antwoord te willen vinden op de door haar gestelde vragen. De Defensie staf heeft geen weet van websites die het slachtoffer zouden zijn geworden van de “watering hole” techniek binnen het departement. Er zijn ook geen gevallen gekend waarbij websites van Defensie zouden zijn gebruikt als tussenpersoon of waarbij PC’s van Defensie betrokken waren bij dergelijke praktijken. Defensie beschikt over de nodige middelen om haar websites tegen dit type van aanvallen te beschermen. Centraal beschikt Defensie over een filter die alle verkeer van en naar de netwerken van Defensie controleert op mogelijke aanvallen. Daarnaast is ook iedere individuele computer in de netwerken van Defensie voorzien van een up to date antimalware systeem. Medewerkers van Defensie die connectiviteit wensen met het internet, kunnen deze connectiviteit enkel verkrijgen via de centrale filter. Deze filter zorgt ervoor dat de medewerkers geen toegang hebben tot websites die een gevaar kunnen vormen voor de veiligheid en integriteit van de netwerken (bijvoorbeeld hacking sites), tot websites die indruisen tegen het goede gedrag en de goede zeden en sites die om technische redenen een te grote belasting voor het netwerk zouden vormen ( bijvoorbeeld video streaming). Iedere werknemer van Defensie is verplicht om periodiek zijn paswoord te veranderen. Dit is een basisvereiste bij de bescherming van IT-platformen. Bij de detectie van een besmetting op een platform van Defensie, worden een aantal maatregelen getroffen en dit in functie van de ernst van deze besmetting. Dit kan gaan van de eenvoudige verwijdering van een virus tot en met een diepere technische analyse van het betrokken systeem. De detectie van malware op een platform staat los van de beveiliging van dat platform met een paswoord. Bij detectie van malware op een platform, wordt in eerste instantie dit platform geïsoleerd van het netwerk en wordt de malware zelf verwijderd. In het geval dat de malware niet eenvoudig zou kunnen worden verwijderd of in het geval dat de besmetting van het toestel voor onherstelbare schade op het toestel heeft gezorgd, kan er beslist worden om een deel van of het volledig toestel opnieuw te installeren. Bij een volledig nieuwe installatie zal ook impliciet het paswoord van de gebruiker terug worden ingesteld. |