Les études annuelles internationales sur les salaires menées par Hay Group nous montrent dans quelle mesure les salaires belges sont liés à l'âge. Nous constatons qu'en Belgique, un employé âgé qui a une fonction d'exécution gagne 35 % de plus qu'un jeune employé qui a cette fonction. Cette différence est de 20 % en France, de 17 % aux Pays-Bas et en Allemagne et de 10 % en Suède. Pour un employé spécialisé, l'écart salarial est de 43 % en Belgique alors qu'il est de 11 % Suède. L'argument est que les travailleurs âgés sont plus productifs. C'est peut-être vrai, mais la différence de productivité se situera plutôt autour du pourcentage suédois que du pourcentage belge d'écart salarial. Le système salarial belge, qui lie les échelles barémiques à l'ancienneté, explique cet écart. En comparaison avec d'autres pays (européens), la fixation des salaires en Belgique mène à un écart salarial structurel - et donc à des coûts salariaux - trop important sur la base de l'âge. En Belgique, quasi 40 % des plus de 55 ans travaillent. Aux Pays-Bas et en Allemagne, il s'agit respectivement de 53 % et de 57 % ; en Suède, 70 % de cette catégorie de population travaillent encore. Le taux d'emploi des plus de 55 ans est le plus élevé dans ces pays où l'écart salarial entre jeunes travailleurs et travailleurs âgés est « le plus faible » pour une même fonction. L'écart salarial constitue indéniablement une frein au taux d'emploi élevé espéré de la population active âgée en Belgique. Pour ces raisons, j'aimerais poser les questions suivantes à la ministre. 1) Dans quelle mesure la ministre est-elle consciente du lien entre taux d'emploi des plus de 55 ans et écart salarial ? 2) Quelles initiatives le gouvernement pourrait-il prendre pour combler l'écart salarial entre jeunes travailleurs et travailleurs âgés ? Envisage-t-il de le faire ? |
De jaarlijkse internationale loonstudies van Hay Group leren ons in welke mate de Belgische lonen leeftijdsgebonden zijn. We stellen vast dat een oudere uitvoerend bediende in België 35 % meer verdient dan een jongere uitvoerend bediende. In Frankrijk is dat verschil 20 %, in Nederland en Duitsland 17 % en in Zweden is de loonkloof 10 %. Bij een gespecialiseerd bediende ligt de Belgische loonkloof op 43 % tegenover 11 % in Zweden. De redenering is dat oudere werknemers productiever zijn. Dit is wellicht het geval, maar het verschil in productiviteit zal zich eerder rond het Zweedse percentage, dan rond het Belgische percentage van de loonkloof bevinden. De verklaring voor deze loonkloof vinden we in de Belgische loonsystematiek waarbij de loonschalen gebonden zijn aan anciënniteit. In vergelijking met andere (Europese) landen leidt de Belgische loonvorming structureel tot een te sterke loondifferentiatie - en dus loonkost - op basis van leeftijd. In België is bijna 40 % van de 55-plussers aan het werk. In Nederland en Duitsland ligt dat respectievelijk op 53 % en 57 %, en in Zweden is 70 % van die bevolkingscategorie nog aan het werk. De werkparticipatie van 55-plussers is het hoogst in die landen met de "laagste" loonkloof tussen ouderen en jongeren voor eenzelfde functie. De loonkloof vormt ontegensprekelijk een remmende factor om tot de gewenste verhoogde arbeidsparticipatie voor de oudere beroepsbevolking te komen in België. Om deze redenen had ik graag van de minister geweten: 1) In welke mate is zij zich bewust van de band tussen de werkparticipatie van 55-plussers en de loonkloof? 2) Welke initiatieven zou de regering kunnen nemen om de loonkloof tussen jong en oud te dichten? Zal zij dit ook effectief doen? |
L’évolution salariale se caractérise,
surtout pour les employés, par une forte augmentation
proportionnelle à l’ancienneté. Combinée
au vieillissement de notre population active, cela signifie que
notre coût salarial augmentera au cours des prochaines années
rien que par la composition de la population active. Ce phénomène
affectera quasiment tous les secteurs.
Les salaires à l’ancienneté peuvent avoir un
impact sur le coût relatif des travailleurs âgés
et ce dernier peut peser négativement sur le taux d’emploi
de ceux-ci. Cette liaison est toutefois plus complexe et moins
systématique que ce qu’elle pourrait paraître au
premier abord. Si le salaire d’un travailleur âgé
est justifié par sa plus forte productivité, il n’y
a pas de raison de penser qu’un employeur aurait des raisons
de s’en séparer au profit d’un travailleur plus
jeune dont le salaire serait plus bas mais dont la productivité
serait aussi plus basse. Ce n’est donc que dans l’hypothèse
où le salaire plus élevé d’un travailleur
âgé ne serait pas justifié qu’un problème
se poserait. L’appréciation de la productivité
d’un travailleur âgé n’est cependant pas
purement mécanique, c’est d’abord l’affaire
de l’employeur qui va prendre en considération une
série d’aspects qui peuvent dépasser le pur
raisonnement économique. Il est donc possible que le salaire
« élevé » des travailleurs âgés
puisse avoir un impact sur leur présence dans l’emploi
mais cet élément est loin d’être
systématique. Par ailleurs, les raisons pour lesquelles le
taux d’emploi des travailleurs âgés est
relativement bas en Belgique sont multiples et la hauteur de leurs
salaires relatifs ne constitue jamais qu’un élément
explicatif parmi d’autres. L’existence des dispositifs
qui autorisent un retrait précoce du marché du
travail, avant 65 ans, joue à cet égard un rôle
particulièrement important. Ainsi, dans le passé, on a
trop souvent considéré que le chômage avec
complément d’entreprise (c’est la nouvelle
dénomination des dispositifs de prépension) accordé
aux travailleurs âgés constituait nécessairement
un élément essentiel de la solution dans la gestion
d’une restructuration d’entreprise. En outre, on sait
aussi que les incitations, notamment financières, au retrait
précoce du marché du travail sont généralement
plus fortes pour les travailleurs qui sont les moins qualifiés
ou qui disposent de compétences qui sont moins recherchées
sur le marché du travail et qui ne peuvent en conséquence
le plus souvent pas prétendre à des salaires élevés.
Ceci a inévitablement un impact sur la composition de la
population salariée en emploi des plus de 55 ans : ceux qui
restent sont plus nombreux que ceux qui partent à pouvoir
bénéficier de salaires plus élevés. Il
faut donc voir l’écart salarial entre jeunes et âgés
qui traduit la comparaison d’un salaire moyen des jeunes avec
un salaire moyen des âgés plutôt comme le
résultat d’une interaction entre un ensemble de
facteurs que comme la cause à l’origine de la faiblesse
du taux d’emploi des travailleurs âgés. C’est
d’ailleurs la raison pour laquelle les réformes
décidées par le gouvernement notamment en matière
de pension ainsi que les réformes que j’ai promulguées
dans le cadre de mes compétences couvrent un large ensemble
de causes qui vont au-delà de la seule dimension coût
du travail.
Hormis les mesures prises visant à réduire
encore le coût salarial des travailleurs âgés, je
n’envisage pas de prendre de mesures visant à réduire
directement l’écart salarial entre jeunes et âgés
en tant que tel ; la négociation salariale relève en
effet en premier chef des partenaires sociaux dans notre pays. Par
contre, je peux vous confirmer que toutes les mesures qui sont
prises par le gouvernement et qui peuvent contribuer à
relever l’âge de sortie du marché du travail
peuvent réduire cet écart salarial. En effet, toutes
les dispositions qui peuvent contribuer au relèvement du taux
d’emploi des travailleurs âgés vont aussi
prolonger la vie active de travailleurs moins « compétitifs
», et donc logiquement moins bien rémunérés,
ce qui via un effet de composition inverse à celui décrit
plus haut, entraînera un abaissement du salaire relatif
(moyen) des travailleurs âgés.
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Vooral voor bedienden is onze loonopbouw sterk gekenmerkt
door lonen die sterk evenredig stijgen met de anciënniteit.
Gecombineerd met de veroudering van onze beroepsbevolking, betekent
dit dat onze loonkost de komende jaren louter omwille van de
samenstelling van deze beroepsbevolking zal toenemen. Dit fenomeen
doet zich voor in quasi alle sectoren.De anciënniteitslonen
kunnen een impact hebben op de relatieve kostprijs van oudere
werknemers en dit kan een negatieve invloed uitoefenen op hun
tewerkstellingsgraad.
Deze band is echter complexer en minder systematisch dan op het
eerste gezicht lijkt. Indien het loon van een oudere werknemer
gerechtvaardigd is door diens hogere productiviteit, is er geen
reden om aan te nemen dat een werkgever hem zou vervangen door een
jongere kracht, wiens loon lager zou zijn maar wiens productiviteit
ook lager zou zijn. Dus stelt zich enkel een probleem in het geval
het hogere loon van een oudere werknemer niet gerechtvaardigd is. De
beoordeling van de productiviteit van een oudere werknemer is echter
geen zuiver mechanisch gegeven. Het is in de eerste plaats een zaak
van de werkgever die daarbij rekening zal houden met een aantal
elementen die een zuivere economische redenering eventueel
overstijgen. Het is dus mogelijk dat het "hoge" loon van
oudere werknemers hun aanwezigheid in het arbeidsproces kan
beïnvloeden, maar dit speelt zeker niet systematisch een rol.
Bovendien zijn de redenen voor de relatief lage tewerkstellingsgraad
van oudere werknemers in België velerlei en hun relatieve hoge
lonen vormen slechts één verklarende factor onder
vele. De bestaande regelingen voor een vervroegde uittreding uit de
arbeidsmarkt, vóór de leeftijd van 65 jaar, spelen in
dat opzicht een bijzonder belangrijke rol. Zo is er in het verleden
al te vaak van uitgegaan dat de werkloosheid met bedrijfstoeslag (de
nieuwe naam voor het brugpensioen) verleend aan oudere werknemers
noodzakelijkerwijs een essentieel onderdeel vormde van de oplossing
van het beheer van bedrijfsherstructureringen. Daarnaast is het ook
geweten dat inzonderheid de financiële prikkels voor een
vervroegde uittreding uit de arbeidsmarkt in het algemeen groter
zijn voor lager geschoolde werknemers of voor werknemers die over
vaardigheden beschikken die minder gevraagd zijn op de arbeidsmarkt
en die dus ook vaak niet in aanmerking komen voor hoge lonen. Dit
heeft onvermijdelijk een invloed op de samenstelling van de werkende
loontrekkende bevolking van meer dan 55 jaar : zij die blijven
hebben vaak hogere lonen dan zij die vertrekken. Daarom moet de
loonkloof tussen jonge en oudere werknemers, die eigenlijk een
vergelijking is van het gemiddelde loon van jongeren met het
gemiddelde loon van ouderen, veeleer worden gezien als het resultaat
van een interactie tussen een reeks van factoren, dan wel als de
oorzaak van de lage tewerkstellingsgraad van de oudere werknemers.
Het is daarom dat de hervormingen waartoe door de regering, in het
bijzonder m.b.t.de pensioenen, heeft beslist , alsook de
hervormingen die ik in het kader van mijn bevoegdheden heb opgezet,
een brede waaier van oorzaken bestrijken, die verder gaan dan louter
de arbeidskostendimensie.
Afgezien van de maatregelen om de loonkosten van de oudere
werknemers nog verder te drukken, ben ik niet van plan om
maatregelen te nemen gericht op het direct verkleinen van de
loonkloof tussen de jonge en de oudere werknemers als zodanig. Het
loonoverleg is immers in ons land in de eerste plaats een zaak van
de sociale partners. Ik kan u echter bevestigen dat alle maatregelen
die door de regering worden genomen en die de uitstroomleeftijd uit
de arbeidsmarkt kunnen helpen verhogen, deze loonkloof kunnen
verkleinen . Immers, alle maatregelen die kunnen bijdragen tot een
hogere tewerkstellingsgraad van de oudere werknemers verlengen ook
meteen de beroepsloopbaan van de minder “competitieve”,
en dus logischerwijs ook minder-betaalde, werknemers, wat via een
omgekeerd compositie-effect van het voorafgaande, tot een daling van
het relatieve (gemiddelde) loon van oudere werknemers zal leiden.
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