| SÉNAT DE BELGIQUE | BELGISCHE SENAAT | ||||||||
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| Session 2011-2012 | Zitting 2011-2012 | ||||||||
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| 23 décembre 2011 | 23 december 2011 | ||||||||
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| Question écrite n° 5-4870 | Schriftelijke vraag nr. 5-4870 | ||||||||
de Bert Anciaux (sp.a) |
van Bert Anciaux (sp.a) |
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à la vice-première ministre et ministre de l'Intérieur |
aan de vice-eersteminister en minister van Binnenlandse Zaken |
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| Les quotas de contraventions imposés aux agents de police | De quota boetes opgelegd aan politieagenten | ||||||||
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| police locale infraction au code de la route amende |
gemeentepolitie overtreding van het verkeersreglement geldboete |
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| Herindiening van : schriftelijke vraag 5-3902 | Herindiening van : schriftelijke vraag 5-3902 | ||||||||
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| Question n° 5-4870 du 23 décembre 2011 : (Question posée en néerlandais) | Vraag nr. 5-4870 d.d. 23 december 2011 : (Vraag gesteld in het Nederlands) | ||||||||
Depuis des années, le bruit court que les corps de police locaux imposent à leurs agents des quotas de contraventions. Il est officiellement démenti, mais manifestement avec une indignation feinte. Dans la Nota Beleidsteam du 15 juin 2011 de la police de Gand, on demande explicitement aux policiers de verbaliser plus de 10 000 automobilistes conduisant sans ceinture et 33 000 automobilistes mal garés. Le chef de corps l'admet aujourd'hui, démentant des désaveux antérieurs. Il motive ces quotas en disant qu'ils sont nécessaires pour atteindre les objectifs en matière de sécurité routière. Les syndicats se posent des questions importantes sur cette approche, a fortiori parce que ces quotas mobilisent énormément de policiers alors que les corps de police sont souvent confrontés à une pénurie de personnel. Bien que je sois favorable aux quotas dans de nombreux cas, je m'interroge aussi, dans ce contexte, sur l'efficacité de cette approche. Ces missions explicites données aux agents détourneront leur attention des autres problèmes de circulation. Naturellement, le port de la ceinture et le stationnement irrégulier sont des défis importants, mais il en existe bien d'autres. En outre, je voudrais explicitement renvoyer à la manière souvent inopportune avec laquelle on traite les usagers faibles, les excès de vitesse dans les quartiers résidentiels, etc. Comment la ministre apprécie-t-elle le choix de nombreux corps de police locaux de lutter contre certaines infractions au code de la route en instaurant des quotas de contraventions ? Estime-t-elle que cette approche est indiquée ? Juge-t-elle que cette méthode est la meilleure manière de lutter contre un nombre limité d'infractions spécifiques au code de la route, dans le contexte actuel de pénurie de personnel à laquelle la police locale est très souvent confrontée ?Dans quelle mesure la ministre suppose-t-elle que le choix de ce genre de quota est davantage dicté par le besoin de percevoir de nombreuses amendes que par la recherche de la meilleure sécurité routière possible ?La ministre pense-t-elle également que ces quotas détournent l'attention d'autres problèmes de circulation au moins aussi importants ? La ministre estime-t-elle ces faits, désormais reconnus publiquement et sans gêne, suffisamment pertinents pour édicter des directives spécifiques en la matière ? Dans l'affirmative, quelles mesures la ministre envisage-t-elle à cet égard, avec quels arguments et objectifs ? Dans la négative, pourquoi la ministre juge-t-elle que cette approche n'est pas suffisamment importante pour prendre des mesures spécifiques ? |
Al jaren zoemt het gerucht dat lokale politiekorpsen hun agenten quota voor het uitschrijven van boetes opleggen. Dit wordt dan formeel ontkend, maar blijkbaar met gespeelde en valse verontwaardiging. De "Nota Beleidsteam 15 juni 2011" van de Gentse politie vermeldt, zwart op wit, de quota om meer dan 10.000 autobestuurders zonder gordel en 33.000 foutparkeerders te "klissen". De korpschef geeft dit nu ook toe en ontkent eerdere ontkenningen. Hij motiveert deze quota als noodzakelijk om de beoogde doelen qua verkeersveiligheid te bereiken. De vakbonden stellen zich grote vragen bij deze aanpak, zeker omdat deze quota een erg personeelsintensieve aanpak vergen op een moment dat de korpsen vooral met personeelstekort worden geconfronteerd. Hoewel ik in vele gevallen een voorstander van quota ben, stel ik me in deze context ook de vraag naar de efficiëntie van deze aanpak. Door agenten deze expliciete opdrachten te geven, zal hun aandacht voor andere verkeersproblemen uiteraard afnemen. Natuurlijk betekenen het dragen van de gordel en het fout parkeren belangrijke uitdagingen, maar er zijn er zoveel meer. Daarbij wil ik uitdrukkelijk verwijzen naar de vaak onbetamelijke wijze waarop zwakke verkeersgebruikers worden behandeld, de overdreven snelheid in woonbuurten enz. Hoe apprecieert de minister de keuze van vele lokale politiekorpsen om bepaalde verkeersovertredingen te bestrijden door het invoeren van quota bij het beboeten daarvan? Vindt zij deze aanpak de juiste, beoordeelt zij deze methode als de optimale wijze om op dit moment, in situaties van wijd verspreid personeelstekort bij de lokale politie, een beperkt aantal specifieke verkeersovertredingen te bestrijden? In welke mate vermoedt de minister dat de keuze voor dit soort quota eerder wordt ingegeven door de behoefte aan het innen van veel geldboetes, dan door het streven naar de best mogelijke verkeersveiligheid? Deelt de minister mijn analyse dat deze quota-aanpak de aandacht afleidt van andere en minstens even belangrijke verkeersproblemen? Vindt de minister deze feiten, die nu ook publiekelijk en sans gêne worden toegegeven, voldoende relevant om specifieke richtlijnen hieromtrent uit te vaardigen? Zo ja, welke maatregelen plant de minister hieromtrent, met welke argumenten en welke beoogde effecten? Zo niet, waarom beoordeelt de minister dit soort quota-aanpak niet voldoende belangrijk voor specifieke maatregelen? |
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| Réponse reçue le 26 octobre 2012 : | Antwoord ontvangen op 26 oktober 2012 : | ||||||||
Une gestion d’entreprise moderne prévoit de travailler avec des objectifs concrets et mesurables. Ce n’est pas différent dans le paysage policier; ceci fait partie à part entière du concept “Information Led Policing” (fonction de police guidée par l’information) selon lequel non seulement des phénomènes criminels font l’objet d’analyses mais qui nécessite également une certaine harmonisation dans l’exécution de la politique policière entre la capacité disponible d’une part, et d’autre part, les normes en matière d’efforts à fournir (ou en d’autres termes: les objectifs de politique criminelle). Celles-ci peuvent être fixées par les autorités, soit découler de leur propre initiative et sont un moyen sans jamais pouvoir être un objectif en soi. Nous sommes donc convaincus que le fait de travailler avec des normes en termes d’efforts constitue une partie intégrante d’un train de mesures cohérent qui peuvent chacune contribuer à la réalisation des objectifs posés comme principe de l’organisation policière. Les normes en termes d’efforts doivent être cadrées, non seulement au niveau interne, pour les collaborateurs mais aussi – et peut-être surtout – envers la population. La perception est importante et il est d’une importance capitale que la formation d’une image dans ce cadre soit influencée de manière positive par une communication interne et externe avec l’accent sur la sécurité routière et l’adaptation de cette méthode de travail dans une approche plus large de la prévention, la sensibilisation et une série d’autres mesures qui favorisent la sécurité routière. Une explication insuffisante du fonctionnement avec des normes en termes d’efforts à fournir pourrait rapidement susciter l’impression - principalement chez les adversaires de cette méthode de travail ou les personnes qui faisaient justement l’objet d’une constatation d’une infraction routière qui tombent sous le coup des normes en matière d’efforts à fournir– que ceci n’est rien d’autre qu’une chasse aux sorcières. Personne n’est envoyé sur le terrain avec l’intention de rédiger ou de constater un nombre déterminé de PV. Ceci aurait pour conséquence que la base d’un dispositif de politique criminelle en matière de circulation routière pourrait être remise en cause. Cela doit être évité à tout prix. Des chiffres à atteindre ont entre autres été fixés en ce qui concerne le nombre de conducteurs à contrôler au niveau de l’influence d’alcool. L’objectif est de contrôler 1 200 000 conducteurs par an. En ce qui concerne le contrôle du port de la ceinture de sécurité, le nombre de perceptions immédiates ou de procès-verbaux qui ont été rédigés ont été utilisés comme indicateur pour évaluer si les objectifs ont été atteints. L’Institut belge pour la sécurité routière (IBSR) a mené une étude sur le port de la ceinture par les conducteurs et les passagers. Il est apparu de leurs observations que 10 % d’entre eux ne respectent pas l’obligation de porter la ceinture. Le cadre de référence non contraignant pour les services de police prévoit qu’à long terme, la police locale contrôlera 1 440 000 véhicules et la police fédérale 360 000 véhicules au niveau du port de la ceinture par les occupants. En principe, chaque zone de police est censée travailler avec des objectifs de politique criminelle semblables. Cette méthode de travail a été fixée fin 2009 en concertation avec la Commission permanente de la police locale d’une part, et d’autre part, la Commission Fédérale pour la Sécurité routière à la suite de l’arrêté royal du 16 octobre 2009 qui fait de la circulation routière la septième fonctionnalité de base et impose aux zones de police une norme minimum de 8 % de capacité de travail consacrés à la circulation routière. À la Zone de Police (ZP) Gent une concertation est organisée deux fois par an entre la police et les autorités administratives et judiciaires. Lors de ces concertations les autorités ont d’emblée été informées au sujet de cette méthode de travail et se sont déclarées d’accord (sous la condition impérative mentionnée ci-dessus). |
Moderne bedrijfsvoering voorziet het werken met concrete en meetbare doelstellingen. Binnen het politielandschap is dit niet anders; dit is een volwaardig onderdeel van het concept “Information Led Policing” (politiefunctie geleid door informatie) waarbij niet alleen analyses gemaakt worden van criminaliteitsfenomenen maar waarbij ook binnen de politiebeleidsvoering een afstemming dient te gebeuren tussen de beschikbare capaciteit enerzijds en inspanningsnormen (of anders geformuleerd: handhavingsdoelstellingen) anderzijds. Deze laatste kunnen ingegeven worden door de overheden, dan wel uit eigen initiatief voortvloeien en zijn een middel zonder ooit zelf een doel op zich te mogen zijn. Wij zijn er dan ook van overtuigd dat het werken met inspanningsnormen een wezenlijk onderdeel is van een samenhangend pakket van maatregelen die elk kunnen bijdragen tot de realisatie van de vooropgestelde doelen van de politieorganisatie. Inspanningsnormen moeten gekaderd worden, niet enkel intern naar de medewerkers toe maar ook – en misschien wel vooral – naar de bevolking. Perceptie is belangrijk en het is dan ook van ultiem belang dat de beeldvorming in dit kader positief beïnvloed zou worden door interne en externe communicatie met een klemtoon op verkeersveiligheid en het passen van deze werkwijze in een ruimere aanpak van preventie, sensibilisatie en een waaier aan andere maatregelen die de verkeersveiligheid bevorderen. Bij onvoldoende duiding van het werken met inspanningsnormen zou alras de indruk kunnen ontstaan - vooral dan bij tegenstanders van deze werkwijze of personen die net het voorwerp uitmaakten van een vaststelling van een verkeersinbreuk die onder de inspanningsnormen vallen – dat dit niet meer is dan een heksenjacht. Niemand wordt op het terrein gestuurd met de bedoeling om een bepaald aantal PV’s te behalen of te gaan vaststellen. Dit zou tot gevolg hebben dat het draagvlak voor een politioneel repressief verkeershandhavingsdispositief onderuit gehaald wordt. Dit laatste dient te allen koste vermeden. Er werden ondermeer streefcijfers bepaald met betrekking tot het aantal te controleren bestuurders op het rijden onder invloed van alcohol. Het doel is om 1 200 000 bestuurders per jaar te controleren. Met betrekking tot gordelcontrole worden het aantal onmiddellijke inningen of processen-verbaal dat opgesteld werden als indicator gebruikt om af te toetsen of doelstellingen gehaald werden. Er werd door het Belgische Instituut voor de verkeersveiligheid (BIVV) een observatie uitgevoerd naar de gordeldracht van bestuurders en passagiers. Uit hun waarnemingen bleek dat 10 % zich niet aan de verplichte gordeldracht houdt. Het niet bindend referentiekader voor politiediensten voorziet dat op lange termijn de lokale politie 1 440 000 en de federale politie 360 000 voertuigen controleert op gordeldracht door de inzittenden. In principe is iedere politiezone geacht te werken met dergelijke handhavingsdoelstellingen. Deze werkwijze werd namelijk eind 2009 vastgelegd in samenspraak met de Vaste Commissie van de Lokale Politie enerzijds en de Federale Commissie voor Verkeersveiligheid anderzijds in navolging van het koninklijk besluit 16 oktober 2009 dat verkeer als zevende basisfunctionaliteit invoerde en dat de politiezones een minimumnorm van 8 % capaciteit oplegde inzake werking rond verkeer. Bij de Politiezones (PZ) Gent vindt tweemaal per jaar een overleg plaats tussen de politie en de bestuurlijke en gerechtelijke overheden. Op dit overleg werden de overheden van in het begin ingelicht van deze werkwijze en verklaarden zij hun akkoord (onder de hoger aangegeven imperatieve voorwaarde). |