SÉNAT DE BELGIQUE BELGISCHE SENAAT
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Session 2013-2014 Zitting 2013-2014
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20 janvier 2014 20 januari 2014
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Question écrite n° 5-10911 Schriftelijke vraag nr. 5-10911

de Karl Vanlouwe (N-VA)

van Karl Vanlouwe (N-VA)

au secrétaire d'État à l'Environnement, à l'Énergie et à la Mobilité, adjoint à la ministre de l'Intérieur et de l'Égalité des Chances, et secrétaire d'État aux Réformes institutionnelles, adjoint au premier ministre

aan de staatssecretaris voor Leefmilieu, Energie en Mobiliteit, toegevoegd aan de minister van Binnenlandse Zaken en Gelijke Kansen, en staatssecretaris voor Staatshervorming, toegevoegd aan de eerste minister
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Rayons laser - Pilotes - Incidents - Éblouissement - Signalements - Plaintes - Aperçu - Aéroports - Approche Laserstralen - Piloten - Incidenten - Verblinding - Meldingen - Klachten - Overzicht - Luchthavens - Aanpak 
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circulation aérienne
sécurité aérienne
aviation civile
appareil à radiations
luchtverkeer
veiligheid van het luchtverkeer
burgerluchtvaart
stralingsapparaat
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20/1/2014Verzending vraag
7/5/2014Antwoord
20/1/2014Verzending vraag
7/5/2014Antwoord
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Question n° 5-10911 du 20 janvier 2014 : (Question posée en néerlandais) Vraag nr. 5-10911 d.d. 20 januari 2014 : (Vraag gesteld in het Nederlands)

Des chiffres antérieurs révèlent que, ces dernières années, plusieurs incidents se sont produits lors desquels des pilotes d'avion ont été gênés par des rayons laser aux abords de l'aéroport de Zaventem (voir la réponse à la question n° 5-2095). Un rayon laser peut éblouir ou même endommager les yeux des pilotes et constitue donc un risque pour la sécurité de l'avion et des passagers.

À la suite des incidents liés aux rayons laser, il y a eu une concertation entre la Direction Inspection de la Direction générale Transport aérien (DGTA), Belgocontrol et les services de la police fédérale. À l'époque, le secrétaire d'État a souligné que, si de tels évènements se répétaient, le contrôle de la navigation aérienne informerait immédiatement les services de police afin qu'ils puissent se rendre directement sur place.

À la suite de ces incidents, il a aussi indiqué que les mesures existantes étaient suffisantes. Ainsi, il a été fait référence, au sein la commission compétente de la Chambre, à une « notice to airmen » visant à encourager les pilotes à signaler tous les incidents ; il a également été fait référence aux articles 30, 30bis et 31 de la loi du 27 juin 1937 relative à la réglementation de la navigation aérienne qui prévoit des sanctions à l'encontre de celui qui accomplit ou tente d'accomplir un acte de nature à compromettre la navigabilité ou la sécurité de vol d'un aéronef, ou celui qui commet un fait de nature à mettre en péril les personnes se trouvant à bord d'un avion.

J'aimerais obtenir une réponse aux questions suivantes :

1) Combien d'incidents liées aux rayons laser se sont-ils produits ou ont-ils été signalés durant les années 2009, 2010, 2011, 2012 et 2013 ?

2) Le secrétaire d'État a-t-il connaissance de problèmes semblables dans les aéroports régionaux du pays ? Peut-il communiquer le nombre d'incidents dans les aéroports régionaux depuis 2009 ?

3) Quelles sont les conclusions de la concertation entre la Direction Inspection de la Direction générale Transport aérien, Belgocontrol et les services de la police fédérale ?

4) Des plaintes ont-elles été déposées par la Direction Inspection de la DGTA ou Belgocontrol auprès des services de police ? Dans l'affirmative, combien de plaintes ont-elles été déposées et combien de procès-verbaux ont-ils été dressés ? Des condamnations ont-elles été prononcées ?

5) De quelle manière l'enquête pénale est-elle menée afin de localiser et d'identifier les auteurs de ces incidents liés aux rayons laser ?

6) Le secrétaire d'État s'est-il concerté avec des collègues à l'étranger sur l'approche de ce problème ? La législation d'autres pays a-t-elle été adaptée afin de permettre une intervention efficace ?

 

Uit eerdere cijfergegevens blijkt dat er zich de voorbije jaren meermaals incidenten voordeden waarbij piloten van vliegtuigen in de omgeving van de luchthaven van Zaventem gehinderd werden door laserstralen (zie het antwoord op de vraag met nr.5-2095). Een laserstraal kan verblinding of zelfs oogschade veroorzaken bij piloten en is aldus een gevaar voor de veiligheid van het vliegtuig en de passagiers.

Naar aanleiding van de incidenten met laserstralen werd in het verleden overleg gepleegd tussen de directie Inspectie van het directoraat-generaal van de Luchtvaart (DGLV), het toenmalige Belgocontrol en de diensten van de federale politie. De geachte staatssecretaris benadrukte toen dat in geval van herhaling van dergelijke incidenten de luchtverkeersleiding onmiddellijk de politiediensten op de hoogte zou brengen zodat zij direct ter plaatse kan gaan.

Naar aanleiding van die incidenten stelde hij eveneens dat de bestaande maatregelen voldoende zijn. Zo werd er in de bevoegde Kamercommissie verwezen naar een " notice to airmen " om piloten aan te moedigen elk incident te melden en wordt eveneens verwezen naar de artikelen 30, 30bis en 31 van de wet van 27 juni 1937 betreffende de regeling der luchtvaart, met name de strafbaarstelling van personen die een daad verrichten of pogen te verrichten die de luchtwaardigheid of de vliegzekerheid van een luchtvaartuig in gevaar kan brengen, of die een feit pleegt dat de veiligheid van personen aan boord van een vliegtuig in het gedrang brengt.

Graag had ik dan ook volgende vragen gesteld:

1) Hoeveel laserincidenten hebben zich voorgedaan of werden gemeld in de jaren 2009, 2010, 2011, 2012 en 2013 ?

2) Heeft de staatssecretaris weet van gelijkaardige problemen bij regionale luchthavens in het land? Kan hij het aantal incidenten voor de regionale luchthaven sinds 2009 meedelen?

3) Wat zijn de conclusies van het overleg tussen de directie Inspectie van het directoraat-generaal van de Luchtvaart, Belgocontrol en de diensten van de federale politie?

4) Zijn er klachten ingediend door de directie Inspectie van het DGLV of Belgocontrol bij de politiediensten? Zo ja, hoeveel klachten werden er ingediend en hoeveel processen-verbaal werden er opgesteld? Zijn er veroordelingen uitgesproken?

5) Op welke wijze wordt het strafrechtelijk onderzoek gevoerd om de daders van de laserincidenten te lokaliseren en te identificeren?

6) Heeft de staatssecretaris overleg gepleegd met collega's in het buitenland over de aanpak van deze problematiek? Werd de wetgeving in andere landen aangepast om doeltreffend op te treden?

 
Réponse reçue le 7 mai 2014 : Antwoord ontvangen op 7 mei 2014 :

En 2013, 199 incidents ont été signalés en Belgique contre 206 en 2012, lors desquels des aéronefs ont été touchés par des rayons laser dans l'espace aérien belge. Voici la répartition des incidents liés aux rayons laser entre les différents aéroports belges depuis 2009 :

 

2009

2010

2011

2012

2013

Hors aéroport

0

5

6

57

15

Bruxelles

4

34

47

68

87

Anvers

0

3

12

9

13

Ostende

0

7

8

7

9

Liège

0

12

25

24

37

Charleroi

1

19

37

41

37

Courtrai

0

0

1

0

1

Total

5

80

136

206

199


Dans le cadre de la concertation avec Belgocontrol et les services de police, la DGTA a identifié un certain nombre de points d'action visant à mieux aborder la problématique de l'usage des lasers contre les avions. Cette concertation a mis en lumière la nécessité d'établir, d'une part, des procédures spécifiques de déclaration d'incidents de ce type à l'intention des pilotes ainsi que du service de contrôle de la navigation aérienne et, d'autre part, des procédures spécifiques en collaboration avec les services de police visant à localiser et identifier à des fins de poursuite les auteurs de tels incidents. En janvier, la police fédérale a désigné un coordinateur chargé d'améliorer la coopération avec la DGTA, Belgocontrol et les autres services concernés.
 

Pour ce qui est de la question de savoir s'il ne conviendrait pas de compléter la loi relative à la réglementation de la navigation aérienne, il a été constaté que les sanctions pénales actuelles prévues aux articles 30 et 30bis sont, d'une part, suffisamment pertinentes pour ce type de faits et, d'autre part, suffisamment proportionnelles à la gravité de ces infractions. 

La DGTA elle-même n'a pas déposé de plainte spécifique auprès des services de police mais collabore avec la police fédérale et Belgocontrol à l'élaboration de procédures visant à localiser et identifier les auteurs d'incidents de ce type afin qu'ils puissent être poursuivis par le Parquet. Des procès-verbaux ont été dressés par les services de police mais la DGTA en ignore le nombre. Toutefois, 2 condamnations pour rayonnements laser ont été prononcées au cours du dernier trimestre de 2012 en vertu des articles 30, 30bis et 31 de la loi du 27 juin 1937. La poursuite de tels faits est notamment entravée par les difficultés rencontrées sur le terrain à localiser et identifier les auteurs.

Conjointement avec Belgocontrol et les services de police, la DGTA s'efforce de développer des procédures visant à améliorer l'efficacité de la notification des incidents de ce type par les pilotes et le service de contrôle de la navigation aérienne aux services de police afin que ces derniers puissent localiser et identifier les auteurs à des fins de verbalisation et de poursuite. 

La problématique des rayons laser à l'étranger est comparable à la situation belge. Elle n'est cependant pas intégrée dans le plan européen de sécurité aérienne. Celui-ci contient des informations détaillées concernant les progrès enregistrés lors de l'identification des risques en matière de sécurité au niveau européen. La Direction générale Transport aérien a dès lors décidé d'inclure la problématique des lasers dans son plan belge de sécurité. Celui-ci décrit notamment en détail des problèmes de sécurité spécifiquement belges parmi lesquels les attaques au laser et précise clairement les actions entreprises pour limiter les risques.

La plupart des États membres européens suivent également la problématique des lasers et mènent des actions analogues à celles de la Belgique. Des organisations internationales telles que Eurocontrol et l'Agence européenne de la sécurité aérienne (EASA) organisent parfois des séminaires sur les attaques au laser. Les avis donnés aux États membres durant ces séminaires sont comparables à ceux mentionnés dans les actions du plan belge de sécurité, à savoir une adaptation éventuelle de la législation nationale et une meilleure coopération avec la police fédérale et les services de contrôle de la navigation aérienne.

In 2013 werden in België 199 incidenten gemeld tegen 206 in 2012 waarbij luchtvaarttuigen beschenen werden door laserstralen in het Belgische luchtruim. als volgt verdeeld over de verschillende Belgische luchthavens:

 

2009

2010

2011

2012

2013

Buiten luchthaven

0

5

6

57

15

Brussel

4

34

47

68

87

Antwerpen

0

3

12

9

13

Oostende

0

7

8

7

9

Luik

0

12

25

24

37

Charleroi

1

19

37

41

37

Kortrijk

0

0

1

0

1

Totaal

5

80

136

206

199


In het kader van het overleg met Belgocontrol en de politiediensten heeft het DGLV een aantal actiepunten geïdentificeerd om de problematiek van het gebruik van laser tegen de luchtvaart beter te kunnen aanpakken. Er werd vastgesteld dat specifieke procedures voor het rapporteren van dit soort incident moeten opgesteld zijn voor de piloten  en ook voor de luchtverkeersleidingdienst. Bovendien moeten er specifieke procedures in samenwerking met de politiediensten opgesteld zijn om de daders effectief te kunnen lokaliseren en identificeren voor vervolging. In januari heeft de federale politie en coördinator aangeduid om de samenwerking met het DGLV, Belgocontrol en de andere betrokkene diensten te verbeteren.
 

Wat de vraag betreft of een vervollediging van de luchtvaartwet zich verder opdring, werd er vastgesteld dat de bestaande strafbepalingen in artikel 30 en artikel 30bis enerzijds voldoende relevant zijn om deze feiten te kunnen omvatten en anderzijds als straf voldoende in verhouding staan tot de ernst van deze inbreuken. 

Het DGLV heeft zelf geen specifieke klachten bij de politiediensten ingediend maar werkt met de federale politie en Belgocontrol mee aan het opstellen van procedures om de daders van dit soort incidenten te kunnen lokaliseren en identificeren met het oog op vervolging door het Parket. Processen-verbaal werden door de politiediensten opgesteld. Het DGLV heeft momenteel geen cijfers omtrent de opgestelde processen-verbaal. Er zijn echter 2 veroordelingen voor laserbeschijningen gebeurd, deze in het laatste kwartaal van 2012. De effectieve veroordeling gebeurde volgens artikelen 30, 30bis en 31 van de wet van 27 juni 1937. De vervolging van zulke feiten wordt belemmerd o.a. door de moeilijkheden op het terrein om de daders te lokaliseren en te identificeren.

In samenwerking met Belgocontrol en de politiediensten probeert het DGLV procedures te ontwikkelen om de rapportering van dit soort incidenten door de piloten en de luchtverkleersleidingdienst naar de politiediensten efficiënter te maken zodat de politiediensten de daders kunnen lokaliseren en identificeren met het oog op verbalisering en vervolging. 

De problematiek met laserstralen in het buitenland is vergelijkbaar met de situatie in België. De laserproblematiek maakt echter geen onderdeel uit van het Europees plan voor de veiligheid. Dit plan bevat gedetailleerde informatie over de vooruitgang die geboekt is bij het identificeren van veiligheidsrisico's op EU-niveau. Het directoraat-generaal Luchtvaart heeft dan ook besloten om de problematiek inzake lasers in haar Belgisch veiligheidsplan op te nemen. In dit plan wordt een gedetailleerde beschrijving gegeven van onder meer specifieke Belgische veiligheidsproblemen waaronder laseraanvallen en wordt er duidelijkheid verschaft over de acties die worden ondernomen om de risico's te beperken.

De meeste Europese lidstaten volgen de problematiek inzake lasers eveneens op en nemen acties vergelijkbaar met deze in België. Internationale organisaties zoals EUROCONTROL en het Europees Agentschap voor de veiligheid van de luchtvaart (EASA) organiseren soms seminaries over laseraanvallen. De adviezen aan de Europese lidstaten tijdens deze seminaries zijn vergelijkbaar met deze van de acties in het Belgisch veiligheidsplan namelijk een eventuele aanpassing van de nationale wetgeving en een betere samenwerking met de Federale Politie en de luchtverkeersleidingsdiensten.