SÉNAT DE BELGIQUE BELGISCHE SENAAT
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Session 2009-2010 Zitting 2009-2010
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7 décembre 2009 7 december 2009
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Question écrite n° 4-5324 Schriftelijke vraag nr. 4-5324

de Jurgen Ceder (Vlaams Belang)

van Jurgen Ceder (Vlaams Belang)

à la vice-première ministre et ministre des Affaires sociales et de la Santé publique, chargée de l'Intégration sociale

aan de vice-eersteminister en minister van Sociale Zaken en Volksgezondheid, belast met Maatschappelijke Integratie
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Staphylocoque doré multirésistant - Présence sur les plages Multiresistente Resistente Staphylococcus aureus - Aanwezigheid op de stranden 
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région côtière
littoral
antibiotique
maladie infectieuse
résistance aux antimicrobiens
kustgebied
kuststrook
antibioticum
infectieziekte
antimicrobiële resistentie
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7/12/2009 Verzending vraag
(Einde van de antwoordtermijn: 8/1/2010 )
17/2/2010 Antwoord
7/12/2009 Verzending vraag
(Einde van de antwoordtermijn: 8/1/2010 )
17/2/2010 Antwoord
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Herindiening van : schriftelijke vraag 4-4924 Herindiening van : schriftelijke vraag 4-4924
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Question n° 4-5324 du 7 décembre 2009 : (Question posée en néerlandais) Vraag nr. 4-5324 d.d. 7 december 2009 : (Vraag gesteld in het Nederlands)

Le SARM, le staphylocoque doré résistant à la méthicilline ou staphylocoque doré multirésistant, était jusqu'à récemment typiquement une « bactérie nosocomiale». L'infection par le staphylocoque doré peut presque toujours se soigner avec des antibiotiques, mais le SARM résiste à quasiment tous les antibiotiques. Vingt pour cent des patients qui ont une infection par le SARM dans le système circulatoire en meurent. Ce taux atteint quarante pour cent chez les patients qui ont une infection pulmonaire à SARM. Le SARM est surtout mortel chez les personnes déjà affaiblies par la grippe. Il est dès lors inquiétant qu'aux États-Unis on ait constaté pour la première fois sur une grande échelle la présence de ce SARM en dehors des institutions hospitalières. Dans l'État de Washington, dans le Puget Sound, on a en effet trouvé le SARM dans le sable de sept plages publiques.

Lors d'un contrôle effectué en Floride du Sud, on a trouvé des staphylocoques dorés dans 37 pour cent des échantillons d'eau de mer en bordure d'une plage publique. En soi ce n'est pas alarmant mais dans trois pour cent de ces échantillons il s'agissait de SARM.

La ministre a-t-elle demandé que l'on suive les résultats de ces tests aux États-Unis ? Des examens de même type sont-ils faits sur nos plages? Si oui, combien de fois des échantillons de sable et d'eau de mer ont-ils été prélevés et quels furent les résultats ? Cette recherche est-elle étendue aux plages récréatives en bordure d'eaux douces ? Quels en furent les résultats ?

 

MRSA, voluit Methicilline Resistente of Multiresistente Resistente Staphylococcus aureus, was tot voor kort een typische “ ziekenhuisbacterie ”. Besmettingen met gewone Staphylococcus aureus kunnen bijna altijd met antibiotica genezen worden, maar MRSA is resistent tegen vrijwel alle bekende antibiotica. Van de patiënten met een infectie met MRSA in de bloedsomloop, sterft er ongeveer 20 %. Bij longontsteking met MRSA sterft zelfs 40 % van de slachtoffers. MRSA is vooral dodelijk bij mensen die reeds verzwakt zijn door zware griep. Het is dan ook uiterst verontrustend dat in de Verenigde Staten voor het eerst op grote schaal MRSA werd ontdekt buiten de specifieke ziekenhuisomgeving. Bij Puget Sound, in de staat Washington werd in het zand van zeven publieke stranden MRSA aangetroffen.

Bij een controle-experiment in Zuid-Florida werd in 37 % van de stalen oceaanwater nabij een publiek strand Staphylococcus aureus aangetroffen. Dat is op zich niet alarmerend, maar bij 3 % van deze stalen ging het om MRSA.

Heeft de geachte minister de resultaten van deze tests uit de Verenigde Staten laten opvolgen? Zijn er soortgelijke metingen verricht aan onze zeestranden? Zo ja, hoeveel staalnames van zand en zeewater gebeurden er dan, en wat waren de resultaten? Werd dit onderzoek uitgebreid tot stranden van recreatieoorden met zoet water? Wat waren daarvan de resultaten?

 
Réponse reçue le 17 février 2010 : Antwoord ontvangen op 17 februari 2010 :

1. Deux études américaines très récentes relatives à la détection du SARM (Staphyloccocus Aureus Multi Resistants) dans les eaux côtières et sur les plages ont été réalisées. La première étude souligne que cette constatation n’avait pas encore été démontrée auparavant (J Antimicrob Chemother. 2009 Dec;64 (6):1148-1155). En effet, au cours d’une période s’étendant de février à septembre 2008, des staphylocoques ont été isolés sur neuf des dix plages soumises à l’étude et la présence de SARM a été décelée sur cinq d’entre elles. Lors d’une deuxième étude (Water Res. 2009 Nov;43(19):4802-11.), ont été formulées des constatations similaires présentant entre 2 et 9 % d’échantillons positifs pour l’eau de mer et jusqu’à 12  % pour les plages de sable.

À cet effet, il est frappant de constater que la majorité de ces échantillons étaient des souches spécifiques aux hôpitaux (Hospital –Associated MRSA), qui diffèrent d’un point de vue génétique des souches SARM que l’on trouve en société. Afin de prévenir l’infection, les précautions suivantes sont conseillées : (1) les plaies ouvertes doivent être couvertes avant de se rendre à la plage, (2) il convient d’éliminer les restes de sable après avoir été à la plage (3) les coupures ou les éraflures qui semblent infectées suite à une visite à la plage doivent être examinées par un dispensateur de soins médicaux.

Il convient également de souligner qu’étant donné qu’il s’agit de deux études utilisant des techniques avancées (filtres à membrane, milieux sélectifs de culture, identification moléculaire), il n’existe aucun cadre de référence disponible permettant d’évaluer la situation. En d’autres termes, un manque de clarté subsiste quant à savoir s’il s’agit d’une augmentation récente ou s’il ne s’agit que de la constatation d’un phénomène fréquent.

La lutte contre le SARM constitue une priorité depuis les années 90 en Belgique. Actuellement, la politique de prévention de l’infection comporte d’une part des surveillances obligatoires dans les hôpitaux (SARM, utilisation d’antibiotiques, soins intensifs, septicémies, infections traumatiques postopératoires) et d’autre part des campagnes bénévoles (hygiène des mains). La récente évolution en matière de SARM des hôpitaux s’avère extrêmement positive, affichant une diminution constante au cours des trois dernières années. Le système européen de surveillance de la résistance aux antimicrobiens (EARSS) a récemment confirmé cet aspect de l’évolution pour la Belgique.

Finalement, des études en cours ont pour objectif de mieux répertorier les groupes à risque afin d’élaborer une politique de contrôle efficace. À cet effet, l’on peut citer des études dans les maisons de repos et de soins et dans le secteur agraire (élevage).

2. En Belgique, il n’y a pas eu de mesures analogues. Cependant, dans le cadre de la directive sur la qualité des eaux de baignade, des échantillons ont été prelévés de manière régulière afin d’en analyser la contamination bactérienne. Cette opération ressort toutefois de la compétence de la région flamande. Aucune autre étude spécifique relative à la présence de SARM n’a encore été réalisée.

3. Il convient de signaler que le Staphyloccus aureus et par conséquent le SARM, est une bactérie halophile (jusqu’à 15 % NaCI). L’isolation sélective de cette bactérie est réalisée grâce à des milieux de culture riches en sel (par exemple 3,5 ou 7,5  % NaCI).

Il n’est donc pas suprenant que ce germe prolifère sur les plages et dans l’eau de mer. Étant donné que l’eau douce ne possède pas une telle salinité, on peut supposer que la survie, et donc le risque de contamination, sont nettement plus réduits dans cet environnement. En Australie, les bains d’eau douce chlorée ont d’ailleurs déjà été utilisés avec succès à titre préventif pour les contaminations au SARM.

1. Twee zeer recente Amerikaanse studies met betrekking tot de detectie van MRSA (Multi Resistente Staphyloccocus Aureus) in kustwateren en stranden werden gerealiseerd. De eerste studie benadrukt dat deze bevinding nog niet eerder werd aangetoond (J Antimicrob Chemother. 2009 Dec;64 (6):1148-1155). Hierbij werden gedurende een periode van februari tot september 2008 in negen van de tien onderzochte stranden stafylokokken geïsoleerd, en in vijf hiervan werd tevens MRSA gevonden. In een tweede onderzoek (Water Res. 2009 Nov;43(19):4802-11.) werden gelijkaardige bevindingen geformuleerd, met percentages tussen de 2 en 9 % voor zeewater, en tot 12  % positieve stalen voor zandstrand.

Opvallend is hierbij dat het merendeel ziekenhuis-specifieke stammen betrof (Hospital –Associated MRSA), die genetisch verschillen van MRSA stammen die in de gemeenschap voorkomen (Community-Associated MRSA). Om de infectie te voorkomen, kunnen volgende voorzorgen worden aangeraden: (1) Open wonden dienen te worden afgedekt vòòr strandbezoeken, (2) Na een strandbezoek dienen zandresten te worden verwijderd, (3) Snij- of schaafwonden die geïnfecteerd lijken na een strandbezoek, dienen te worden gecontroleerd door een medisch zorgverlener.

Er dient evenwel te worden benadrukt, dat gezien dit twee onderzoeken met geavanceerde technieken (membraanfilters, selectieve voedingsbodems, moleculaire identificatie) betreft, er geen referentiekader voorhanden is om de toestand te beoordelen. Met andere woorden, het is niet duidelijk of het hier om een recente toename, dan wel een vaststelling van een vaak voorkomend verschijnsel is.

MRSA bestrijding is sinds de jaren 90 een prioriteit in België. Momenteel bestaat het infectiepreventiebeleid enerzijds uit verplichte surveillances in ziekenhuizen van (MRSA, antibioticumgebruik, septicaemiën, post-operatieve wondinfecties) en anderzijds vrijwillige campagnes (handhygiëne). De recente evolutie met betrekking tot MRSA-ziekenhuizen is uitermate positief, met een constante daling gedurende de laatste drie jaren. Het Europese resistentiebewakingsprogramma bevestigde recent deze evolutie voor België (EARSS).

Tenslotte zijn er studies lopende die risicogroepen beter in kaart wensen te brengen, om een goed controlebeleid te ontwikkelen. In het bijzonder kunnen hierbij studies in rust- en verzorgingstehuizen, en de agrarische sector (veeteelt) worden vernoemd.

2. In België werden geen soortgelijke metingen verricht. In het kader van de zwemwater-richtlijn worden evenwel regelmatig staalnames verricht met betrekking tot bacteriële contaminatie. Dit valt evenwel onder de bevoegdheid van het Vlaamse gewest. Naar de aanwezigheid van MRSA werden nog geen specifieke onderzoeken verricht.

3. Het dient te worden aangestipt dat Staphyloccus aureus, en bijgevolg ook MRSA, een zoutminnende bacterie is (tot 15 % NaCl). Selectieve isolatie van deze bacteriegeschiedt door middel van zoutrijke voedingsbodems (bijvoorbeeld 3.5 of 7.5 % NaCl).

Het is dan ook niet verwonderlijk dat deze kiem op stranden en in zeewater gedijt. Omdat dit zoutgehalte niet aanwezig is in zoet water, kan men veronderstellen dat de overleving, en derhalve het risico op contaminatie veel geringer is in deze omgeving. Gechloreerde zoetwaterbaden, werden trouwens reeds met succes gebruikt ter preventie van MRSA-besmettingen in Australië.