2-49

2-49

Belgische Senaat

Parlementaire handelingen

DINSDDAG 30 MEI 2000 - NAMIDDAGVERGADERING

(Vervolg)

Mondelinge vraag van de heer Jean-François Istasse aan de minister van Binnenlandse Zaken over «de toegang tot de informatie en de accreditering van beroepsjournalisten bij EURO 2000» (nr. 2-278)

M. Jean-François Istasse (PS). - L'accès des journalistes professionnels aux stades, périmètres de sécurité, conférences de presse et points de presse sur les sites et en dehors des sites de l'Euro 2000 pose de graves problèmes aux membres de l'Association générale des journalistes professionnels de Belgique, qui ont écrit à toutes les autorités concernées à ce sujet.

M. le ministre peut-il me dire quelles réponses il a apportées aux questions posées par l'AGJPB ?

Ces questions portaient sur l'accréditation des journalistes professionnels de l'audiovisuel, non RTBF ou VRT, pour les sites, stades et autres MIC-zones. Je pense en particulier aux télévisions locales comme Télé-Sambre ou RTC à Liège.

Ensuite, sur l'accès des mêmes journalistes professionnels aux autres zones, à savoir les zones de dissuasion et de contrôle ainsi que les périmètres de sécurité. Il serait souhaitable que les journalistes détenteurs de documents officiels d'identification du ministère de l'Intérieur puissent accéder à ces zones sans autre formalité d'accréditation supplémentaire.

Enfin, l'accès aux autres lieux d'information, comme les points de presse des différents services concernés par l'Euro 2000. Il me semble que les documents officiels devraient suffire pour les journalistes.

Je remercie M. le ministre des réponses qu'il fournira à ces demandes.

Au-delà de l'organisation de l'Euro 2000, se pose un problème de principe, celui de l'accès des journalistes professionnels non sportifs sur les lieux de retransmission d'événements télévisés donnant lieu à des exclusivités. Il en est de même en ce qui concerne ce que l'on pourrait appeler une sorte de privatisation, pour des raisons de sécurité, des zones urbaines situées près des stades et pour lesquelles des contrôles sont effectués par les autorités de l'ordre.

M. Antoine Duquesne, ministre de l'Intérieur. - Je suis effectivement responsable des mesures de sécurité, mais je ne délivre nullement les autorisations d'accès ou les accréditations, spécialement aux journalistes. Les accréditations des journalistes et des techniciens dans les stades et les périmètres de l'organisation sont fournies par l'organisateur. Il est le seul responsable à ce sujet. Tous les journalistes ont eu l'occasion de demander une accréditation. Les demandes pouvaient être introduites via les fédérations de football jusqu'au 25 février 2000. En Belgique, ces demandes ont été traitées en concertation avec l'Association générale des journalistes professionnels.

La Belgique a reçu le double d'accréditations par rapport à ce qui est attribué de coutume dans un tournoi européen. Néanmoins, le nombre de places est limité dans chaque stade, y compris les places réservées aux médias. La sélection à ce sujet a été effectuée par l'organisateur.

Ce système est d'application dans les quatre villes belges et les quatre villes néerlandaises. Cette approche uniforme est justifiée par le souci d'éviter une surpopulation dans les périmètres, qui pourrait rendre plus difficile la gestion de l'ordre public et de la sécurité.

Les droits de télévision pour le tournoi ont été attribués à la VRT et à la RTBF. Les autres membres des médias audiovisuels doivent s'adresser à Forto 2000 pour les accréditations. Ici encore, les accréditations pour les stades ne sont pas délivrées par le ministère de l'Intérieur.

Pour pénétrer dans les périmètres de dissuasion et de contrôle, un laissez-passer délivré par les autorités locales est nécessaire. La délivrance de celui-ci est de leur compétence exclusive. Hors de ces périmètres, les journalistes peuvent circuler librement.

Chaque autorité ou instance qui organise un espace de presse détermine elle-même les conditions d'accréditation.

J'espère que ces quelques réponses vous auront éclairé, monsieur Istasse.

M. Jean-François Istasse (PS). - Je remercie le ministre de sa réponse précise, qui a au moins le mérite de clarifier le rôle de chacun dans cette affaire.

La question de fond reste toutefois posée, mais je conçois qu'elle ne concerne pas seulement le ministre de l'Intérieur. Il me semble en effet que l'on pourrait rendre certaines zones, y compris des zones urbaines, inaccessibles aux journalistes.