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Question écrite n° 7-515

de Latifa Gahouchi (PS) du 27 avril 2020

à la ministre de l'Emploi, de l'Economie et des Consommateurs, chargée de la Lutte contre la pauvreté, de l'Egalité des chances et des Personnes handicapées

Crise du coronavirus - Communauté étudiante - Cours et examens via différentes plateformes informatiques - Égalité des chances - Fracture numérique - Solutions éventuelles - Concertation avec les entités fédérées (Covid-19)

maladie infectieuse
épidémie
fossé numérique
université
établissement d'enseignement
examen

Chronologie

27/4/2020 Envoi question (Fin du délai de réponse: 28/5/2020 )

Question n° 7-515 du 27 avril 2020 : (Question posée en français)

La pandémie de Covid-19 que nous connaissons a conduit, à juste titre, les autorités à suspendre l'ensemble des cours académiques pour une durée indéterminée.

Certaines universités ou écoles supérieures ont déjà fait savoir qu'il n'y aurait pas de reprise des cours cette année, du moins pas physiquement, privilégiant le transfert des savoirs, des explications, des exercices pratiques ou de la matière par différentes plateformes informatiques ou applications Internet.

J'ai interrogé la ministre de l'Enseignement supérieur de la Communauté française à cet égard, mais cette question relève également de la compétence du Sénat par sa transversalité. En effet elle concerne aussi le niveau fédéral car elle touche à l'égalité des chances et à la lutte contre la pauvreté (fracture numérique).

En effet, malheureusement, tout le monde ne dispose pas d'un matériel informatique performant et adéquat, ni d'une connexion Internet à haut débit ou de qualité.

Certains parents réalisent des sacrifices afin de permettre à leurs enfants de poursuivre des études universitaires ou supérieures, et ils doivent inévitablement se fixer des priorités.

D'autres étudiants vivent des situations familiales difficiles. Dès lors, on peut imaginer aisément que tous les étudiants ne sont pas égaux face à ces conditions d'apprentissage.

Je crains que ces inégalités et cette fracture numérique n'entraînent des conséquences négatives pour une partie des étudiants.

Les examens de juin approchent et les recteurs d'universités et directeurs des hautes écoles planchent sur les modalités pratiques à mettre en œuvre afin de réaliser des sessions écrites ou orales à distance.

Toutes passent visiblement par l'utilisation des nouvelles technologies. Malheureusement, la fracture numérique existe et tout le monde n'a pas accès à cette digitalisation des savoirs et apprentissages.

1) Des contacts sont-ils pris avec les entités fédérées afin de mener des politiques intégrées et cohérentes en vue de rencontrer ce souci lié à la fracture numérique au niveau de la communauté estudiantine?

2) Pouvez-vous nous confirmer si les examens de juin se dérouleront virtuellement? Que se passera-t-il en cas de bug informatique?

3) Disposez-vous d'informations complémentaires? Quel est l'état de la question?