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Question écrite n° 5-6588

de Guido De Padt (Open Vld) du 29 juin 2012

à la vice-première ministre et ministre de l'Intérieur et de l'Égalité des Chances

Appels d'urgence - Annulations - Chiffres - Mesures

premiers secours
médecine d'urgence
téléphone
lutte anti-incendie
répartition géographique
statistique officielle
police locale

Chronologie

29/6/2012 Envoi question
5/9/2012 Réponse

Question n° 5-6588 du 29 juin 2012 : (Question posée en néerlandais)

Les acteurs de terrain constatent que les appels passés aux services de secours sont parfois annulés alors que les secours sont déjà partis sur les lieux. C'est non seulement dommage pour les services de secours même, mais cela constitue également un gaspillage de temps, de personnes et de moyens.

D'où les questions suivantes :

1) La ministre peut-elle me communiquer le nombre d'appels d'urgence qui ont été annulés pour la période 2008-2011 et le premier semestre 2012, chiffres ventilés par région ? Peut-elle indiquer les raisons qui ont été invoquées à cet effet ?

2) Compte tenu des chiffres mentionnés en réponse à la première question, la ministre juge-t-elle nécessaire de prendre des mesures pour réduire ce nombre ? Peut-elle le cas échéant indiquer les mesures qu'elle envisage précisément ?

Réponse reçue le 5 septembre 2012 :

1. Mes services ne disposent pas des chiffres relatifs au nombre total d'appels d'urgence qui ont entraîné l’envoi des moyens qui ont ensuite été annulés.

Pour les chiffres relatifs aux nombres de trajets inutiles d'ambulance, SMUR ou PIT, je peux vous renvoyer à ma collègue, vice-première ministre et ministre des Affaires sociales et de la Santé Publique, Laurette Onkelinx.

Plusieurs raisons peuvent expliquer l'annulation d'un trajet. Par exemple :

2. Il est important que les opérateurs limitent les risques et veillent à ce que les moyens soient envoyés aussi rapidement que possible. En cas de doute, il vaut mieux alerter/envoyer les services de secours et ensuite les annuler que les alerter/ envoyer pas du tout ou trop tard.

J’estime toutefois qu’il est important de limiter le nombre de faux appels qui peuvent entraîner un départ inutile, non seulement en raison des coûts engendrés pour les intervenants et l’État, mais aussi pour réduire le problème de la pénurie médicale notamment au niveau du SMUR.

Mes services préparent actuellement une campagne d’information pour faire diminuer le nombre de ce genre d’appels perturbateurs. D’ailleurs les auteurs s’exposent à des poursuites judiciaires et à une condamnation pénale.