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Question écrite n° 5-4284

de Helga Stevens (N-VA) du 28 décembre 2011

à la ministre de la Justice

Personnes internées - Profil psychique - Répartition - Groupes à risques

défense sociale
internement psychiatrique
statistique officielle

Chronologie

28/12/2011 Envoi question
14/5/2012 Réponse

Réintroduction de : question écrite 5-3652

Question n° 5-4284 du 28 décembre 2011 : (Question posée en néerlandais)

En 2010, la Belgique comptait 1106 personnes internées dont 659 étaient hébergées dans des prisons flamandes.

Les personnes internées forment un groupe très disparate. Il y a des personnes souffrant de graves troubles psychiques qui ont commis des faits banals, par exemple, des vols, et des personnes légèrement déséquilibrées qui ont commis des faits très graves, des femmes qui ont assassiné un enfant au cours d'une phase maniaco-dépressive, des jeunes drogués présentant un trouble psychotique. Environ trente pour cent ont un handicap intellectuel et ne peuvent retourner chez eux à cause d'un QI trop faible.

Je souhaiterais que la ministre réponde aux questions suivantes :

1) Comment les groupes sont-ils délimités et quel est le profil psychique des internés ? Combien d'internés compte chaque groupe ?

2) Comment le label « faible risque », « risque moyen » et « risque élevé » est-il défini pour la personne internée ? Que représente chaque groupe à risques, tant en chiffres qu'en pourcentage ?

Réponse reçue le 14 mai 2012 :

1) Les groupes sont délimités sur la base d'un examen psychodiagnostique pluridisciplinaire, qui outre des entretiens cliniques a recours à divers instruments scientifiques de test diagnostique. Les groupes correspondent à la présentation faite en préambule par l'auteur de la question elle-même.

Je ne dispose pas de données chiffrées pour ce qui concerne les différentes catégories.

2) Les personnes sont réparties en catégories sur la base de l'examen évoqué ci-avant.

• Les low security sont des internés qui présentent le profil du patient psychiatrique classique. Les patients de cette catégorie peuvent être accueillis sans grands problèmes au sein des différentes structures dont on dispose.

• Les medium security sont des internés qui présentent certains troubles de la personnalité, par exemple des troubles de la personnalité borderline, narcissiques ou antisociaux. A côté de cela, il peut également s'agir de personnes présentant un profil psychopathe et psychotique, de personnes psychotiques présentant des problèmes de comportement gérables, d'attardés mentaux présentant des états d'agitation, ainsi que de certains délinquants sexuels présentant des problèmes de comportement et de la personnalité.

• Les high security sont des internés dont il convient de mettre en avant la dangerosité et qui sont susceptibles de présenter une problématique que l'on rencontre également chez les internés low security. Il s'agit de personnes intellectuellement sous-douées et de personnes psychotiques qui présentent des troubles détraquants extrêmes du comportement et de la personnalité. Certains psychopathes et récidivistes sexuels appartiennent également à cette catégorie.

Le DG EPI ne dispose pas de données chiffrées.