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Question écrite n° 5-4051

de Guido De Padt (Open Vld) du 23 décembre 2011

à la vice-première ministre et ministre des Affaires sociales et de la Santé publique, chargée de Beliris et des Institutions culturelles fédérales

Maltraitance des parents - Chiffres - Citations en justice - Soins aux victimes

violence domestique
violence des jeunes
statistique officielle
répartition géographique
poursuite judiciaire
personne âgée
parenté

Chronologie

23/12/2011 Envoi question
9/3/2012 Réponse

Réintroduction de : question écrite 5-850

Question n° 5-4051 du 23 décembre 2011 : (Question posée en néerlandais)

Quasi un jeune Belge sur six frappe ou menace ses parents. C'est ce que révèle une enquête de la Vrije Universiteit Brussel (VUB) menée voici quelques années. Selon l'enquête, les parents ont généralement honte d'être maltraités. Il ressort également de l'enquête que les mères sont plus souvent victimes que les pères. La maltraitance des parents se produit dans toutes les couches de la société mais principalement dans les familles comptant deux parents, la famille moyenne. La maltraitance émotionnelle, comme crier et proférer des injures contre les parents, est la plus fréquente. Quatre jeunes sur cent frappent ou donnent des coups de pied à leurs parents, ou se livrent à du chantage émotionnel en menaçant, par exemple, de se suicider.

Tout enfant a déjà été agressif à l'égard de ses parents. Mais on ne saurait admettre qu'un enfant se comporte tout à coup de manière particulièrement violente tant à l'école qu'ailleurs. Cela commence par de la brutalité et des menaces et se poursuit par le bris volontaire ou le vol d'objets dont l'enfant sait que ses parents les trouvent beaux ou importants. Plus tard, la situation évolue vers les menaces et les coups. Tandis que la maltraitance des parents se manifeste généralement pour la première fois lorsque l'enfant est âgé de douze ou treize ans, elle peut aussi s'exprimer à l'âge de six ans. La situation s'aggrave alors progressivement. À l'extérieur, de nombreux auteurs de maltraitance paraissent très gentils et non violents. En réalité, ils calomnient leurs parents, font des récits fantaisistes et attirent ainsi l'attention. L'entourage croit très rarement les parents maltraités (« Veel jongeren mishandelen ouders », à consulter sur http://www.belg.be/leesmeer.php?x=1998).

J'aimerais obtenir une réponse aux questions suivantes :

1) Les ministres disposent-ils de chiffres concernant la maltraitance des parents pour 2007, 2008, 2009 et 2010, avec une ventilation par région et selon la nature et la gravité des faits ?

2) Les ministres peuvent-ils indiquer dans combien de cas il y a eu une action en justice ? Combien de condamnations ont-elles été prononcées et quelles ont été ces condamnations ? Les ministres peuvent-ils donner un profil détaillé des auteurs de maltraitance ?

3) Les ministres disposent-ils de chiffres concernant les soins qui ont été donnés aux parents victimes de maltraitance au cours de la période susmentionnée ? De quels traitements s'agit-il précisément ? À quels problèmes les victimes étaient-elles confrontées ? Les ministres peuvent-ils donner un profil détaillé de la victime ?

4) Les ministres peuvent-ils indiquer quelles mesures ont été prises ces trois dernières années afin de faire face à la problématique de la maltraitance des parents ? Estiment-ils ces mesures suffisantes ou envisagent-ils encore d'autres initiatives et lesquelles ? Les ministres peuvent-ils motiver leur réponse ?

Réponse reçue le 9 mars 2012 :

Je vous informe que votre question ne relève pas de mes compétences, mais de celles de ma collègue, la ministre de la Justice.