Version à imprimer bilingue Version à imprimer unilingue

Question écrite n° 5-4050

de Guido De Padt (Open Vld) du 23 décembre 2011

à la vice-première ministre et ministre des Affaires sociales et de la Santé publique, chargée de Beliris et des Institutions culturelles fédérales

Dentistes - Pénurie - Reconnaissance de la profession d'hygiéniste dentaire

dentiste
pénurie de main-d'oeuvre
médecine dentaire
formation professionnelle
statistique officielle

Chronologie

23/12/2011 Envoi question
28/4/2014 Fin de la législature

Réintroduction de : question écrite 5-163

Question n° 5-4050 du 23 décembre 2011 : (Question posée en néerlandais)

Chacun sait que la charge de travail des dentistes s'est sensiblement alourdie au cours des dernières années.

Ceci serait dû au manque de personnel auxiliaire (assistants en dentisterie et hygiénistes dentaires). Le secteur insiste donc depuis un certain temps pour que soient organisées des formations d'auxiliaires en dentisterie de sorte que les tâches des dentistes puissent être allégées. Le « Vlaamse Onderwijsraad » (Conseil flamand de l'enseignement) a formulé, le 30 mars 2006, l'avis suivant : « Le Conseil général considère qu'il peut être opportun de permettre de suivre une formation d'assistant en dentisterie et, à plus long terme, d'hygiéniste dentaire dans l'enseignement. » Le même avis précise que « la création éventuelle de la profession d'hygiéniste dentaire ne sera possible qu'ultérieurement car les compétences requises nécessitent une modification législative fédérale (modification de l'AR n° 78) en raison de certains actes médicaux. Lorsque la législation fédérale sera complétée (par le biais d'un arrêté royal ou d'un arrêté d'exécution), il sera possible de créer la nouvelle profession d'hygiéniste dentaire. »

La profession d'assistant en dentisterie vient d'être reconnue et il existe également une formation de qualité, ce qui n'est pas encore le cas pour les hygiénistes dentaires (qui exécutent des actes médicaux limités dans la bouche sous la surveillance d'un dentiste). Des facteurs liés à l'environnement social sont aussi à l'origine de ce phénomène. De nombreux dentistes belges vont travailler en France ou aux Pays-Bas. Les conditions sociales et l'horaire s'y avèrent souvent plus favorables que dans notre pays. Il est évident que la qualité des soins buccaux peut pâtir d'une charge excessive de travail des dentistes.

Je souhaiterais obtenir une réponse aux questions suivantes.

1. La ministre reconnaît-elle qu'il y a actuellement trop peu de dentistes dans notre pays et est-elle disposée à nous communiquer tous les chiffres et toutes les données à ce propos avec, si possible, une ventilation régionale ?

2. Existe-t-il actuellement un cadre légal et réglementaire fédéral permettant aux communautés d'organiser une formation d'hygiéniste dentaire ? Si ce n'est pas le cas, pour quels motifs et en vertu de quelles considérations le cadre n'a-t-il pas été adapté au cours des quatre dernières années ? Si ce cadre existe, où en sont les négociations, les points de vue et les initiatives visant à organiser effectivement cette formation ?

3. La ministre est-elle disposée à communiquer des statistiques relatives au départ de dentistes belges et à l'arrivée de dentistes étrangers (avec ventilation en fonction de la nationalité) pour les années 2007, 2008, 2009 et 2010 ?