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Question écrite n° 5-11182

de Guido De Padt (Open Vld) du 25 février 2014

à la ministre de la Justice

Prisons pour femmes - Internées - Récidive - Accidents - Toxicomanie - Trafic de drogue – Contrôle - Accompagnement des toxicomanes - Moyens

établissement pénitentiaire
trafic de stupéfiants
toxicomanie
statistique officielle
suicide

Chronologie

25/2/2014 Envoi question
28/4/2014 Fin de la législature

Question n° 5-11182 du 25 février 2014 : (Question posée en néerlandais)

Le programme « Alloo in de gevangenis » a relaté l'histoire de Kim Van den Broek, une mère toxicomane qui s'est suicidée en prison. Johan Baeke, le psychiatre chargé des internées de la prison de Bruges, estime que la plupart des personnes qui commettent un crime sous l'influence des stupéfiants ne devraient pas aller en prison mais bénéficier d'une assistance adaptée à leur cas. Selon lui, la prison n'offre ni aide ni accompagnement. Par ailleurs, la prison, terreau fertile pour les drogues, est le pire endroit pour un toxicomane. Les accompagnateurs, qui rapportent à la direction sur leurs contacts avec les détenus, sont souvent les derniers à qui un toxicomane confesserait ses problèmes.

1) De combien de prisons pour femmes la Belgique dispose-t-elle et combien d'internées y a-t-il actuellement ?

2) Parmi les internées, combien récidivent-elles dans les deux ans ?

3) Combien d'accidents (automutilations, suicides, ...) a-t-on enregistrés dans les prisons pour femmes en Belgique en 2011, 2012 et 2013 ?

4) Pour les années récentes, la ministre dispose-t-elle du nombre d'interné(e)s déjà toxicomanes au moment de leur incarcération ?

5) Dans les prisons, on trafique tellement de drogues que leur prix est inférieur à celui pratiqué dans la rue. Comment empêche-t-on l'introduction de drogues, et pense-t-on que les contrôles devraient être renforcés ?

6) Quel accompagnement offre-t-on aux toxicomanes détenus ?

7) La ministre admet-elle que la prison n'est pas l'endroit qui convient pour soigner les toxicomanes et que ceux-ci ont besoin d'une autre assistance pour retrouver leur place dans la société ?

8) Selon le psychiatre Baeke, les moyens ont été rognés ces dernières années ; est-ce la réalité ? Comment aborde-t-on le problème et est-on prêt à y consacrer davantage de moyens ?