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Question écrite n° 5-10362

de Guido De Padt (Open Vld) du 8 novembre 2013

au ministre des Entreprises publiques et de la Coopération au développement, chargé des Grandes Villes

Société nationale des chemins de fer belges - Vélos - « Cartes vélos » - Vélos pliants - Supplément - Voitures adaptées

Société nationale des chemins de fer belges
véhicule à deux roues
véhicule sur rails
transport de voyageurs
tarif de transport
statistique officielle

Chronologie

8/11/2013 Envoi question
20/1/2014 Réponse

Question n° 5-10362 du 8 novembre 2013 : (Question posée en néerlandais)

Les articles parlant de l'addiction des Belges à la voiture abondent dans les journaux. Ceux qui prennent néanmoins le train pour leurs déplacements rencontrent bien des difficultés. Nombreux sont les navetteurs qui doivent encore parcourir une grande distance entre leur domicile, le train et leur lieu de travail.

Pour beaucoup, la solution consiste à utiliser le vélo pour parcourir ces distances. Cette solution a toutefois un coût. Si vous emportez un vélo classique dans le train, il vous en coûtera 5 euros de plus par billet et vous devrez chercher une place près d'une des portes puisque les voitures ne sont pas adaptées. Vous devrez payer plus cher pour rester debout à un endroit inconfortable. Si le train est plein jusque sur les plateformes près des portes, comme aux heures de pointe, il est alors tout à fait impossible de trouver une place pour le vélo bien que l'on ait payé son billet plus cher.

Une autre solution consiste à utiliser un vélo pliant que l'on peut emporter gratuitement dans le train. Cependant, les nouvelles voitures ne sont pas prévues pour pouvoir accueillir un vélo pliant. Il n'est pas possible de le placer dans le petit espace prévu entre les sièges dos à dos des voitures à double étage.

1) Combien de « cartes vélo » ont-elles été vendues chaque année au cours de la période 2011-2013 ?

2) Dispose-t-on d'estimations sur le nombre annuel de vélos pliants emportés dans les trains ?

3) Pourquoi un supplément est-il réclamé au voyageur qui emporte son vélo dans le train si aucune place assise adaptée n'est prévue pour lui ?

4) Quel pourcentage des anciens trains remplace-t-on chaque année (de 2011 à 2013) par de nouveaux trains (à double étage) dotés de sièges dos à dos ?

5) Pour la nouvelle génération de trains en Belgique, a-t-on tenu compte du transport de vélos (pliants) ? Est-on au courant de ce problème et prépare-t-on des solutions ?

6) La discussion relative à la suppression de la première classe pourrait apporter une solution grâce à la transformation de ces voitures en emplacements pour vélos avec sièges. S'agit-il d'une solution envisagée par le ministre ?

Réponse reçue le 20 janvier 2014 :

En réponse aux questions de l'honorable membre, le groupe Société nationale des chemins de fer belges (SNCB) me communique les éléments suivants :

1. et 2. Sur base annuelle, 100 000 voyageurs environ font usage du transport avec vélo. Quelque 85 % d'entre eux ont opté pour le billet "trajet simple". Les chiffres relatifs au transport de vélos pliables ne sont pas disponibles, étant donné qu'ils peuvent être emportés gratuitement et ne nécessitent dès lors aucun enregistrement.

3. La SNCB ne demande aucun supplément. Il existe seulement un pass d'une journée pour un vélo et un aller simple.

4. Entre 2001 et 2013, quelques 110 automotrices anciennes ont été mises hors service et remplacées par du nouveau matériel AM08 (Desiro).

5. La SNCB mène actuellement une politique claire en matière d'embarquement de vélos à bord du train et accorde beaucoup d'importance à une multimodalité correcte. La SNCB opte toujours pour des voitures multifonctionnelles au niveau de son matériel neuf et rénové.

L'actuel matériel roulant impose des restrictions en matière de vélos 'normaux' et de tandems. Dans chaque train, un nombre limité de places permettant d'emporter un vélo/tandem est prévu. L'embarquement de ces vélos requiert systématiquement une intervention supplémentaire de la part du personnel d'accompagnement des trains.

Par ailleurs, des efforts non négligeables sont consentis en vue de promouvoir la mobilité en réseau et, partant, l'intermodalité entre le train et les vélos partagés qui en découle, notamment grâce à des abris pour vélos supplémentaires, le Blue-bike, etc.

La SNCB encourage néanmoins le transport de vélos pliables. Ce transport est gratuit, étant donné que le vélo pliable peut être emporté par le voyageur lui-même, sans pour cela qu'une intervention supplémentaire soit nécessaire de la part du personnel de vente ou d'accompagnement. De plus, le vélo pliable peut être rangé entre/sous les sièges dans le train, et ne présente de ce fait aucun désagrément vis-à-vis des autres voyageurs. Cet aspect est particulièrement important durant les heures de pointe, car ainsi un maximum de places assises est mis à la disposition des voyageurs.

6. La SNCB se positionne toujours en faveur d'une offre en première et en deuxième classe.

De plus, elle favorise la promotion de l'intermodalité train + vélos partagés.