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Question écrite n° 4-474

de Dirk Claes (CD&V N-VA) du 12 mars 2008

au ministre de l'Intérieur

Services de police - Personnel - Recrutement - Organisation

police
police locale
recrutement
concours administratif

Chronologie

12/3/2008 Envoi question (Fin du délai de réponse: 10/4/2008 )
19/3/2008 Dossier clôturé

Requalification de : demande d'explications 4-143
Réintroduite comme : question écrite 4-627

Question n° 4-474 du 12 mars 2008 : (Question posée en néerlandais)

Les données montrent que, l’année dernière, 12% à peine des candidats-agents de police ont réussi les épreuves de sélection donnant accès à la formation de policier. Cela me paraît vraiment peu et l’arrivée insuffisante de nouveaux policiers, qui découle de ce faible taux de réussite, est l’une des causes principales du problème d’effectifs que rencontrent les services de police.

Si, cette année, 12% seulement des 10.827 personnes participant aux épreuves de sélection réussissent, c’est le signe d’un problème fondamental. Il importe bien sûr que les personnes admises au sein de la police disposent des capacités suffisantes et que la barre de la sélection ne soit pas placée trop bas. J’ignore toutefois où réside la cause de cette problématique : dans les tests proprement dits ou chez les personnes qui s’y soumettent.

Les personnes impliquées dans le recrutement de nouveaux agents de police mettent en évidence l’importance capitale d’une bonne stratégie en ce qui concerne le recrutement et les groupes cibles auxquels on s’adresse dans cet objectif. Des aptitudes telles que le sens de l’initiative et des responsabilités ou l’esprit d’équipe seraient ainsi fondamentales. C’est pourquoi je m’interroge également sur les critères retenus et les aptitudes sondées lors de ces épreuves de sélection.

Dans la foulée, certains prétendent aussi dans ce dossier que la répartition des tâches au sein de la police est en soi un problème. La pyramide hiérarchique serait ainsi trop développée au niveau des fonctions de direction par rapport à ce que nécessite un fonctionnement efficace des services. Ces officiers sont donc réduits à accomplir essentiellement des missions ne faisant pas partie de leurs attributions, comme des tâches purement administratives. Une solution évidente consisterait à décharger les services de police grâce au recrutement d’agents administratifs. Je suppose que cette proposition est conforme à la volonté du ministre de voir « le plus de bleu possible en rue ».

- Selon le ministre, quelles sont les principales causes du taux de réussite extrêmement faible dans les services de police ?

- Quels sont les principes des nouvelles épreuves de sélection et quelles aptitudes sont particulièrement évaluées et valorisées ?

- Comment la communication et l’information en vue du recrutement de candidats-agents sont-elles conçues et à quels groupes cibles tente-t-on particulièrement de s’adresser ?

- Est-il vrai que les services de police comptent actuellement un trop grand nombre d’officiers et que l’actuelle répartition des tâches nuit à l’efficience structurelle du fonctionnement des services ?

- Consentira-t-on des efforts supplémentaires à l’avenir pour optimiser la répartition des tâches entre fonctionnaires de police et décharger les services des tâches administratives ?