SÉNAT DE BELGIQUE BELGISCHE SENAAT
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Session 2017-2018 Zitting 2017-2018
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9 novembre 2017 9 november 2017
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Question écrite n° 6-1631 Schriftelijke vraag nr. 6-1631

de Christophe Lacroix (PS)

van Christophe Lacroix (PS)

à la ministre du Budget, chargé de la Loterie nationale

aan de minister van Begroting, belast met de Nationale Loterij
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Centre fédéral Migration (Myria) - Financement - Économies budgétaires préoccupantes - Indépendance de l'institution - Préservation Federaal Migratiecentrum (Myria) - Financiering - Zorgwekkende besparingen - Onafhankelijkheid van de instelling - Behoud 
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demandeur d'asile
courant migratoire
asile politique
organisme de recherche
migration illégale
financement
traite des êtres humains
droit des étrangers
Myria
asielzoeker
migratiestroom
politiek asiel
onderzoeksorganisme
illegale migratie
financiering
mensenhandel
vreemdelingenrecht
Myria
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9/11/2017 Verzending vraag
(Einde van de antwoordtermijn: 14/12/2017 )
15/12/2017 Antwoord
9/11/2017 Verzending vraag
(Einde van de antwoordtermijn: 14/12/2017 )
15/12/2017 Antwoord
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Ook gesteld aan : schriftelijke vraag 6-1629
Ook gesteld aan : schriftelijke vraag 6-1630
Ook gesteld aan : schriftelijke vraag 6-1632
Ook gesteld aan : schriftelijke vraag 6-1629
Ook gesteld aan : schriftelijke vraag 6-1630
Ook gesteld aan : schriftelijke vraag 6-1632
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Question n° 6-1631 du 9 novembre 2017 : (Question posée en français) Vraag nr. 6-1631 d.d. 9 november 2017 : (Vraag gesteld in het Frans)

Le Centre fédéral pour l'analyse des flux migratoires, la protection des droits fondamentaux des étrangers et la lutte contre la traite des êtres humains (Centre fédéral migration - Myria) est l'un des deux organismes ayant hérité en 2013 des compétences de l'ex-Centre pour l'égalité des chances et la lutte contre le racisme, l'autre étant le Centre interfédéral pour l'égalité des chances (Unia).

Myria nous a très récemment fait parvenir un rapport sur sa situation institutionnelle et budgétaire.

Il en ressort que Myria doit faire face à d'importantes coupes budgétaires décidées par le gouvernement fédéral dans le cadre de ses économies linéaires 2015-2019.

Depuis le 15 mars 2014, en tant qu'organisme public autonome, Myria exerce en toute indépendance trois missions légales complémentaires :

– veiller au respect des droits fondamentaux des étrangers ;

– informer sur la nature et l'ampleur des flux migratoires ;

– stimuler la lutte contre la traite et le trafic des êtres humains.

Dans la mesure où Myria est au carrefour institutionnel, politique et scientifique des enjeux liés à la migration, aux droits fondamentaux des étrangers et à la traite des êtres humains, la transversalité de cette question est établie puisqu'elle concerne un organisme public fédéral en lien avec toutes les autorités fédérales et fédérées compétentes notamment en matière de lutte contre la traite des êtres humains ou encore l'accueil et l'intégration des immigrants. De manière plus générale, la protection des droits de l'homme est une matière qui relève de la responsabilité de toutes les entités fédérale et fédérées de ce pays.

Alors que la dotation annuelle du Centre fédéral migration, telle que fixée dans son arrêté royal organique, doit être de 1 500 000 euros indexés, les économies cumulées du gouvernement se montent à 443 000 euros sur trois ans. Ces économies sont donc en infraction avec l'arrêté royal du 29 juin 2014 fixant le statut organique du Centre fédéral pour l'analyse des flux migratoires, la protection des droits fondamentaux des étrangers et la lutte contre la traite des êtres humains en exécution de l'article 5 de la loi du 15 février 1993 créant un Centre fédéral pour l'analyse des flux migratoires, la protection des droits fondamentaux des étrangers et la lutte contre la traite des êtres humains.

En tant que rapporteur national indépendant en matière de lutte contre la traite et le trafic d'êtres humains ou encore pour notamment remplir sa mission de surveillance des politiques d'éloignement, il est aisé de comprendre que la mission assignée par le législateur à Myria ne peut être remplie que si son indépendance financière est pleinement respectée et garantie.

Si d'autres organismes fédéraux sont aussi touchés par les économies budgétaires du gouvernement, Myria est beaucoup plus durement frappé, notamment par rapport à son jumeau, le Centre interfédéral pour l'égalité des chances (Unia). En effet, aucune réduction de budget linéaire similaire à celle imposée à Myria n'a été imposée à Unia.

Comment justifiez-vous pareille différence de traitement ?

Il va de soi que ces économies ont des conséquences directes sur l'action de Myria qui peine aujourd'hui à remplir l'ensemble de ses missions légales. Dans un contexte où les droits fondamentaux ont rarement été mis autant sous pression et où les questions liées à la migration et à la traite des êtres humains ne font que prendre de l'importance, il est de notre devoir, en tant que parlementaires, de nous inquiéter du bon fonctionnement et de l'indépendance des institutions veillant au respect des droits de l'homme.

Comment expliquez-vous le fait que Myria se voit aujourd'hui attribuer par le gouvernement des missions nouvelles liées à la directive 2014/54/UE du Parlement européen et du Conseil du 16 avril 2014 relative à des mesures facilitant l'exercice des droits conférés aux travailleurs dans le contexte de la libre circulation des travailleurs, sans octroi de moyens supplémentaires et ce, alors que cette directive établit un lien entre, d'une part, l'exécution d'un travail en toute indépendance et, d'autre part, la nécessité de financer adéquatement les organisations chargées de mener à bien ce travail ?

En conclusion, Myria estime que cette situation est intenable et demande dès lors, de manière à garantir son indépendance :

– l'arrêt à partir de 2018 de l'économie qui lui est imposée ;

– l'octroi de moyens supplémentaires pour l'exécution des missions concernant le droit de libre circulation des citoyens européens ;

– la stabilisation financière et institutionnelle en faisant notamment sortir Myria (et Unia) du financement de la Loterie nationale et de placer Myria (et Unia) sur une ligne budgétaire garantissant leur indépendance vis-à-vis du gouvernement.

Quelle est votre position quant à ces demandes précises visant la mise en place d'une solution structurelle ?

J'ajouterai encore que dans un État de droit comme la Belgique, la démocratie tient aussi à la solidité de ses contre-pouvoirs institutionnels, tels que le Centre fédéral migration, le Centre interfédéral pour l'égalité des chances et l'Institut pour l'égalité entre les hommes et les femmes. Il est donc primordial de veiller à leur bon fonctionnement.

Enfin, peut-on craindre que le gouvernement ne cède à la tentation de régler la situation de Myria en modifiant l'arrêté royal du 29 juin 2014 de manière à se délier de l'obligation de garantir la dotation de 1 500 000 euros indexé ? Quel est l'état de la situation ?

 

Het federaal centrum voor de analyse van migrantenstromen, de bescherming van de grondrechten van vreemdelingen en de strijd tegen de mensenhandel (Federaal Migratiecentrum - Myria) is een van de twee instellingen die in 2013 bevoegdheden van het vroegere Centrum voor gelijkheid van kansen en voor racismebestrijding heeft overgeërfd. De andere instelling is het Interfederaal Gelijkekansencentrum (Unia).

Myria heeft ons onlangs een rapport bezorgd over zijn institutionele en budgettaire toestand.

Daaruit blijkt dat Myria geconfronteerd wordt met een belangrijke inkrimping van het budget die door de federale regering in het kader van de lineaire besparingen van 2015-2019 werd opgelegd.

Sinds 15 maart 2014 vervult Myria als autonome openbare instelling in alle onafhankelijkheid drie complementaire wettelijke opdrachten:

- waken over de grondrechten van vreemdelingen

- informatie verstrekken over de aard en de omvang van de migratiestromen

- de strijd tegen mensenhandel en mensensmokkel stimuleren.

Het transversale karakter van deze vraag volgt uit het feit dat Myria een centrale plaats heeft in de institutionele, politieke en wetenschappelijke uitdagingen die de migratie, de grondrechten van vreemdelingen en de mensenhandel stellen. Deze vraag betreft immers een federale openbare instelling die een band heeft met alle federale en deelstaatoverheden, in het bijzonder op het vlak van de strijd tegen mensenhandel en de opvang en de integratie van migranten. Meer in het algemeen behoort de bescherming van de mensenrechten tot de verantwoordelijkheid van alle federale- en deelstaatentiteiten van ons land.

Het geïndexeerde bedrag van de jaarlijkse dotatie van het Federaal Migratiecentrum, zoals bepaald in het organiek koninklijk besluit, zou 1.500.000 euro moeten bedragen, maar de regeringsbesparingen zijn in de voorbije drie jaar opgelopen tot 443.000 euro. Die besparingen zijn dus een inbreuk op het koninklijk besluit van 29 juli 2014 tot vaststelling van het organiek statuut van het federaal Centrum voor de analyse van migrantenstromen, de bescherming van de grondrechten van vreemdelingen en de strijd tegen mensenhandel tot uitvoering van artikel 5 van de wet van 15 februari 1993 tot oprichting van een federaal Centrum voor de analyse van de migratiestromen, de bescherming van de grondrechten van de vreemdelingen en de strijd tegen mensenhandel.

Het ligt voor de hand dat Myria, als onafhankelijk nationaal rapporteur op het vlak van de bestrijding van mensenhandel en mensensmokkel en, in het bijzonder, om zijn taak van controle op het verwijderingsbeleid te kunnen uitvoeren, de door de wetgever opgedragen taken slechts kan vervullen als zijn financiële onafhankelijkheid volledig wordt gerespecteerd en verzekerd.

Aan andere federale instellingen werden ook budgettaire besparingen door de regering opgelegd, maar Myria wordt er veel harder door getroffen, in het bijzonder in vergelijking met de zusterinstelling, het Interfederaal Gelijkekansencentrum (Unia). Aan Unia werd immers geen enkele gelijkaardige lineaire vermindering van het budget opgelegd.

Hoe rechtvaardigt u die verschillende behandeling?

Uiteraard hebben die besparingen een rechtstreekse weerslag op de werking van Myria, dat vandaag al moeite heeft om al zijn wettelijke opdrachten te vervullen. In een context waarin de grondrechten zelden zo onder druk stonden en waarin de problemen in verband met migratie en mensenhandel enkel toenemen, is het onze plicht, als parlementslid, ons te bekommeren om de goede werking en de onafhankelijkheid van de instellingen die over het respect voor de mensenrechten waken.

Hoe verklaart u het feit dat de overheid aan Myria vandaag nieuwe taken oplegt, die voortvloeien uit de richtlijn 2014/54/EU van het Europees parlement en van de Raad van 16 april 2014 betreffende maatregelen om de uitoefening van de in de context van het vrije verkeer van werknemers aan werknemers verleende rechten te vergemakkelijken, zonder dat er bijkomende middelen worden toegekend, terwijl die richtlijn een rechtstreeks verband vaststelt tussen enerzijds de uitvoering van het werk in volledige onafhankelijkheid, en anderzijds de noodzaak de betrokken organisaties passend te financieren?

Myria acht de situatie onhoudbaar en vraagt daarom, teneinde zijn onafhankelijkheid te bewaren:

- de opgelegde besparingen vanaf 2018 stop te zetten;

- bijkomende middelen voor de uitvoering van de opdrachten betreffende het vrije verkeer van Europese burgers toe te kennen;

- een stabiele financiële en institutionele situatie door de financiering van Myria (en Unia) niet langer te laten afhangen van de Nationale Loterij en door in een budget voor Myria (en Unia) te voorzien waardoor hun onafhankelijkheid ten opzichte van de regering wordt gewaarborgd.

Wat is uw standpunt ten aanzien van die precieze vragen waarmee een structurele oplossing wordt beoogd?

Ik voeg er nog aan toe dat in een rechtsstaat als België, democratie ook te maken heeft met de sterkte van de institutionele oppositionele machten, zoals het federaal Migratiecentrum, het Interfederaal Gelijkekansencentrum en het Instituut voor de gelijkheid van vrouwen en mannen. Het is dus van het grootste belang ervoor te zorgen dat die instellingen goed werken.

Moeten we vrezen dat de regering zich ertoe laat verleiden om de situatie van Myria te regelen door het koninklijk besluit van 29 juli 2014 aan te passen om zich op die manier te onttrekken aan de verplichting om een geïndexeerd budget van 1.500.000 euro toe te kennen? Wat is de stand van zaken?

 
Réponse reçue le 15 décembre 2017 : Antwoord ontvangen op 15 december 2017 :

Je renvoie l’honorable sénateur à la réponse que j’ai apportée à cette question lors des débats en commission Finances et Budget de la Chambre des représentants le 29 novembre 2017 sur le budget 2018 (cf. doc. Chambre, n° 54-2689/4, p. 169).

Ik verwijs de geachte senator naar het antwoord dat ik op deze vraag heb gegeven tijdens de debatten van de commissie Financiën en Begroting van de Kamer van volksvertegenwoordigers op 29 november 2017 over de begroting van 2018 (cf. stuk Kamer, nr. 54-2689/4, blz. 169).