SÉNAT DE BELGIQUE BELGISCHE SENAAT
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Session 2011-2012 Zitting 2011-2012
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17 janvier 2012 17 januari 2012
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Question écrite n° 5-5292 Schriftelijke vraag nr. 5-5292

de Bart Tommelein (Open Vld)

van Bart Tommelein (Open Vld)

au vice-premier ministre et ministre de l'Économie, des Consommateurs et de la Mer du Nord

aan de vice-eersteminister en minister van Economie, Consumenten en Noordzee
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Prêts - SMS- Courriel - Crédit à la consommation - Usuriers - Minicrédits - Crédit express - Réactions Geld lenen - SMS - E-mail - Consumentenkrediet - Woekeraars - Minileningen - Flitskrediet - Reacties 
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prêt
crédit à court terme
Internet
commerce électronique
téléphone mobile
crédit à la consommation
protection du consommateur
communication mobile
lening
kortlopend krediet
internet
elektronische handel
mobiele telefoon
consumptief krediet
bescherming van de consument
mobiele communicatie
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17/1/2012 Verzending vraag
28/2/2012 Antwoord
17/1/2012 Verzending vraag
28/2/2012 Antwoord
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Aussi posée à : question écrite 5-5291 Aussi posée à : question écrite 5-5291
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Question n° 5-5292 du 17 janvier 2012 : (Question posée en néerlandais) Vraag nr. 5-5292 d.d. 17 januari 2012 : (Vraag gesteld in het Nederlands)

Depuis peu, le leader européen des minicrédits par sms est présent sur le marché belge. En septembre, il a lancé en Belgique sa version du minicrédit. Il se présente ainsi dans un communiqué de presse: Nous proposons des prêts variant entre 50 et 200 euros, d'une durée de 15 ou 30 jours selon la somme empruntée. Les frais sont tout à fait transparents : pas d'intérêts, pas de règlements mensuels, uniquement un montant fixe pour le prêt. Ce service permet aux gens de faire face à des dépenses imprévues ou de combler un petit trou dans leur budget.

Introduire une demande, par internet ou par sms, est facile. Le client reçoit une réponse dans les dix minutes en moyenne et, et cas d'acceptation, le montant est immédiatement viré sur son compte. Pas besoin de paperasserie (Voir https://www.ferratum.be/fr).

En vérifiant les conditions, on constate cependant que des frais sont comptés pour un crédit-express. Celui qui emprunte 50 euros pour 15 jours paie 10 euros de frais. Celui qui emprunte 150 euros pour 3 jours paie 37,50 euros de frais. Celui qui emprunte 200 euros pour 30 jours paie 49,99 euros. Ces chiffres sont issus du « Tableau des prêts » repris dans les conditions générales. Par ailleurs, le client ne dispose pas d'un délai de réflexion puisqu'en dix minutes, le prêt est accordé et la somme virée sur son compte. Il s'agit manifestement d'intérêts usuraires sans utilité économique, et il faut y mettre immédiatement le holà.

J'ai personnellement reçu un courriel d'une autre firme proposant le même genre de services. Je renvoie à mes questions écrites antérieures (n° 5-3295 et 5-5080) où j'exprimais mes craintes que le crédit-express sévissant depuis quelque temps aux Pays-Bas n'atteigne notre pays. C'est maintenant la réalité. Le site web mentionne d'ailleurs une promotion de lancement : durant une période limitée, un nouveau client peut emprunter 50 euros sans payer de frais. Ces pratiques doivent cesser.

Voilà qui m'inspire les questions suivantes :

1) Comment réagissez-vous à l'existence de ces usuriers en ligne et aux activités de l'acteur dominant à l'échelon européen dans notre pays ?

2) La CBFA, vous-même ou votre administration avez-vous déjà reçu des plaintes sur des victimes belges de ces usuriers ? Dans l'affirmative, combien de plaintes avez-vous reçues ?

3) L'inspection économique a-t-elle déjà reçu des plaintes au sujet des ces usuriers sur internet ? Dans l'affirmative, de combien de plaintes s'agissait-il ?

4) Quelles démarches estimez-vous indiquées pour intervenir contre ces usuriers sur internet, étant donné qu'ils s'adressent déjà à des consommateurs belges ? Pouvez-vous l'expliquer en détail ?

5) Avez-vous connaissance d'autres pays de l'UE que les Pays-Bas qui sont victimes de prêts usuraires offerts par internet depuis d'autres pays de l'UE ? Dans l'affirmative, une action commune n'est-elle pas indiquée ?

6) Pouvez-vous indiquer si ces sites web et leurs pratiques sont conformes à la loi sur le crédit à la consommation récemment modifiée et si l'application de frais de gestion exorbitants ne relève pas du taux maximum à imputer ? Pouvez-vous expliquer cela et indiquer comment on peut éventuellement intervenir en la matière ?

7) Quel conseil pratique donnez-vous aux consommateurs belges qui répondraient aux offres de ces usuriers en ligne ?

8) Pouvez-vous confirmer que vous allez engager immédiatement la lutte contre ces usuriers, afin d'éviter qu'ils ne fassent de nouvelles victimes ?

 

Sinds kort is de Europese marktleider in SMS-minileningen ook actief in ons land. Sinds september heeft het zijn minilening concept in België gelanceerd. In hun persmededeling omschrijven ze zich als volgt: "Wij bieden leningen aan tussen 50 EUR en 200 EUR, voor een periode van 15 of 30 dagen, afhankelijk van het geleende bedrag. De kosten zijn zeer transparant: geen interesten, geen maandelijkse afbetalingen, enkel een vast bedrag per lening. Deze service laat mensen toe om onverwachte uitgaven op te vangen, of een klein gat in hun budget te overbruggen.".

Een aanvraag indienen is eenvoudig: via internet of via SMS. De consument krijgt een antwoord binnen gemiddeld 10 minuten nadat de aanvraag is ontvangen en het geld wordt onmiddellijk na goedkeuring naar je rekening overgeschreven. Geen vervelend papierwerk vereist (zie https://www.ferratum.be/nl/first-news-article).

Wie de voorwaarden nakijkt ziet dat er kosten worden aangerekend voor het flitskrediet. Wie 50 euro leent voor 15 dagen betaalt 10 euro kosten. Wie 150 euro leent voor 3 dagen betaalt 37,50 euro kosten. Wie 200 euro leent voor 30 dagen betaalt 49,99 euro. Men vindt deze gegevens terug in hun voorwaarden in een zogenaamde "leentabel". Bovendien heeft de consument geen bedenktijd want binnen de 10 minuten wordt de lening toegekend en gestort op rekening. Dit zijn duidelijk woekeringresten die geen meerwaarde bieden voor de economie bieden en onmiddellijk moeten gestopt worden.

Ikzelf ontving zo overigens een mail die mij deze diensten, weliswaar van een andere firma, aanbood. Ik verwijs hieromtrent naar mijn eerdere schriftelijke vragen waarin ik aangaf te vrezen dat het flitskrediet dat reeds enige tijd in Nederland bestaat ook bij ons zou opduiken (stuk nr. 5-3295 en stuk nr. 5-5080). Heden is het zover. De website heeft overigens een zogenaamde promo lopen als startaanbod. Gedurende een beperkte periode kan je als nieuwe klant gratis 50 € lenen. Hieraan moet paal en perk worden gesteld.

Gezien het voorgaande kreeg ik graag een antwoord op volgende vragen:

1) Hoe reageert u op het bestaan van deze online woekeraars en het feit dat de grootste marktspeler binnen Europa heden ook in ons land actief is?

2) Heeft het de Commissie voor het Bank-, Financie, en Assurantiewezen (CBFA) of heeft uzelf of uw administratie reeds klachten ontvangen over Belgische slachtoffers van deze woekeraars? Zo ja, hoeveel klachten heeft u ontvangen?

3) Heeft de economische inspectie reeds klachten ontvangen omtrent deze internetwoekeraars? Zo ja, om hoeveel klachten ging het?

4) Welke stappen acht u aangewezen om op te treden tegen deze internetwoekeraars gezien deze zich richten op Belgische consumenten? Kan u dit uitvoerig toelichten?

5) Heeft u weet van andere EU landen die het slachtoffer zijn van woekerleningen die via het internet worden aangeboden vanuit andere EU landen? Zo ja, is gezamenlijk optreden niet aangewezen?

6) Kan u aangeven of deze websites en hun praktijken conform de recent gewijzigde Wet op het consumentenkrediet zijn en of het berekenen van exorbitante behandelingskosten niet valt onder de maximale aan te rekenen rente? Kan u dit toelichten en aangeven hoe hiertegen eventueel kan worden opgetreden?

7) Welk praktisch advies heeft u voor Belgische consumenten die zouden zijn ingegaan op aanbiedingen vanwege deze online woekeraars?

8) Kan u bevestigen dat u deze woekeraars terstond zal aanpakken en dit om te voorkomen dat zij verder slachtoffers zouden maken?

 
Réponse reçue le 28 février 2012 : Antwoord ontvangen op 28 februari 2012 :

Voici ma réponse à la question de l'honorable membre :

1. Les « miniprêts » ou « crédits flash » proposés aux clients belges ne rentrent pas, d’un point de vue strictement juridique, dans le champ d’application des contrats de crédit visés par la loi du 12 juin 1991 sur le crédit à la consommation.

2 et 3. Le Service public fédéral (SPF) Économie a reçu une seule plainte émanant d’une organisation consumériste. À ce jour, aucun consommateur n’a porté plainte.

4. La Direction Générale du Contrôle et de la Médiation a effectué une enquête et communiqué ses résultats au parquet compétent de Termonde.

5 et 6. Aux Pays-Bas, cette pratique du miniprêt existe depuis plus longtemps, et dans d’autres pays européens également, de tels minicrédits sont courants, notamment du fait de la société qui a également un siège en Belgique. Comme ce type de prêt ne tombe ni dans le champ d’application de la loi du 12 juin 1991 sur le crédit à la consommation ni dans celui de la Directive européenne 2008/48/CE concernant les contrats de crédit aux consommateurs et abrogeant la directive 87/102/CEE du Conseil, il n’existe pas de législation sur base de laquelle intervenir. Pour ce qui concerne la situation en Belgique, la Direction Générale Contrôle et Médiation s’est rabattue pour ses constatations sur un certain nombre de dispositions du code pénal.

7. Le seul bon conseil à donner aux consommateurs belges est surtout d’y regarder à deux fois avant de répondre à ces offres. Si malheureusement un consommateur « mord à l’hameçon », je ne puis que préconiser de porter plainte avec constitution de partie civile pour ‘usure’ sur base de l’article 494 du code pénal, ou, si l’entreprise en cause réclame un payement, de demander sur base de l’article 1907ter du code civil la limitation des obligations au simple remboursement du capital objet du contrat.

8. Le constat de la Direction Générale Contrôle et Médiation a déjà été transmis au parquet de Termonde en 2011.

En outre, j’ai demandé aux services compétents comment s’attaquer le plus efficacement possible contre ce type de pratiques, que je juge effectivement intolérables.

Ziehier het antwoord op de vraag van het geachte lid:

1. De “minileningen” of “flitskredieten” die worden aangeboden aan de Belgische klanten, vallen strikt juridisch genomen niet onder het toepassingsgebied van de door de wet van 12 juni 1991 op het consumentenkrediet geviseerde kredietovereenkomsten.

2 en 3. Er werd bij de Federale Overheidsdienst (FOD) Economie één klacht ingediend door een consumentenorganisatie. Tot op heden heeft er geen enkele consument een klacht ingediend.

4. De Algemene Directie Controle en Bemiddeling heeft een onderzoek gevoerd en haar onderzoeksresultaten meegedeeld aan het bevoegde parket van Dendermonde.

5 en 6. In Nederland bestaat deze praktijk van minileningen al langer, maar ook in andere Europese landen zijn dergelijke minileningen gangbaar, mede door de onderneming die ook in België een zetel heeft. Aangezien dit type leningen niet valt onder het toepassingsgebied van de wet van 12 juni 1991 op het consumentenkrediet of de Europese Richtlijn 2008/48/EG inzake kredietovereenkomsten voor consumenten en tot intrekking van richtlijn 87/102/EEG van de Raad, bestaat er geen specifieke wetgeving op basis van dewelke gezamenlijk kan worden opgetreden. Voor wat betreft de Belgische situatie, greep de Algemene Directie Controle en Bemiddeling voor het vaststellingen terug naar een aantal bepalingen van het strafwetboek.

7. De enige goede raad die kan gegeven worden aan Belgische consumenten is vooral om tweemaal na te denken alvorens in te gaan op deze aanbiedingen, maar indien het al gebeurd is, kan ik de Belgische consumenten alleen maar adviseren om op basis van artikel 494 van het strafwetboek een klacht met burgerlijke partijstelling voor “woeker” in te dienen of bij vraag van betaling vanwege de betrokken onderneming op basis van artikel 1907ter van het Burgerlijk Wetboek de vermindering van de verplichtingen tot de loutere terugbetaling van het kapitaal van de overeenkomst te vragen.

8. De vaststellingen van de Algemene Directie Controle en Bemiddeling werden reeds in 2011 aan het parket van Dendermonde bezorgd.

Bovendien heb ik aan de bevoegde diensten gevraagd hoe het best kan opgetreden worden tegen deze praktijken, die ik effectief onduldbaar vind.