SÉNAT DE BELGIQUE BELGISCHE SENAAT
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Session extraordinaire de 2010 Buitengewone zitting 2010
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8 octobre 2010 8 oktober 2010
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Question écrite n° 5-216 Schriftelijke vraag nr. 5-216

de Guido De Padt (Open Vld)

van Guido De Padt (Open Vld)

à la vice-première ministre et ministre des Affaires sociales et de la Santé publique, chargée de l'Intégration sociale

aan de vice-eersteminister en minister van Sociale Zaken en Volksgezondheid, belast met Maatschappelijke Integratie
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Rayonnements ionisants d'origine médicale - Quantité - Limitation Ioniserende straling van medische oorsprong - Hoeveelheden - Vermindering 
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rayonnement ionisant
diagnostic médical
radiobiologie
statistique officielle
répartition géographique
ioniserende straling
medische diagnose
radiobiologie
officiële statistiek
geografische spreiding
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8/10/2010 Verzending vraag
10/3/2011 Antwoord
8/10/2010 Verzending vraag
10/3/2011 Antwoord
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Question n° 5-216 du 8 octobre 2010 : (Question posée en néerlandais) Vraag nr. 5-216 d.d. 8 oktober 2010 : (Vraag gesteld in het Nederlands)

D'après une note interne de l'Institut national d'assurance maladie-invalidité (Inami), un Belge subit une dose moyenne de 2,25 millisieverts de rayonnements ionisants d'origine médicale, soit le triple du Néerlandais. Nos médecins font trop souvent exécuter des radiographies (RX) et des CT-scans. Ces rayonnements peuvent occasionner des cancers et des malformations fœtales.

A l'exemple d'autres pays, le nôtre lancera une campagne visant à limiter ces rayonnements. L'assurance maladie (Inami) et le département de la Santé publique la réaliseront à la demande des mutuelles et des organisations médicales. Les généralistes et les rhumatologues recevront un « profil » indiquant comparativement combien d'examens ils prescrivent. Les directives internationales de bonnes pratiques médicales seront à nouveau diffusées. Le public sera également sensibilisé.

L'objectif est d'employer le moins possible ces rayonnements, et en cas d'utilisation de donner la préférence aux machines à faible rayonnement. Cela sert la santé et ménage le budget. L'Inami veut économiser ainsi 30 millions d'euros. Si nos médecins suivaient les bonnes pratiques médicale, la dose de rayonnement et les coûts baisseraient déjà de 25 % ("Belgen worden te veel bestraald", De Standaard, 3 septembre 2010, p. 3).

Je souhaiterais une réponse aux questions suivantes :

1) La ministre dispose-t-elle de chiffres sur la quantité de rayonnements ionisants d'origine médicale subie par les Belges en 2007, en 2008, en 2009 et durant le premier semestre de 2010 ?J'aimerais recevoir une ventilation par région. De combien et de quels examens s'agit-il précisément ?

2) Peut-elle indiquer comment ces chiffres se situent par rapport à ceux des pays voisins (Pays-Bas, France, Allemagne, Grande-Bretagne, …) ?

3) Confirme-t-elle le lancement d'une campagne ? Comment se présentera-t-elle ?

4) Partage-t-elle l'opinion selon laquelle suivre les directives internationales peut faire baisser la dose de rayonnement et les coûts ? À quelle ampleur évalue-t-elle cette baisse ?

5) Estime-t-elle nécessaire de prendre d'autres mesures dans ce domaine ? Peut-elle motiver sa réponse ?

 

Volgens een interne nota van de Rijksdienst voor Ziekte- en Invaliditeitsverzekering (RIZIV) krijgt een Belg gemiddeld 2,25 millisievert "ioniserende stralingen van medische oorsprong" door zich heen. Dat is driemaal meer dan een Nederlander. Onze artsen laten te vaak röntgenopnamen (RX) en CT-scans maken. Die stralingen kunnen kankers en misvormingen bij foetussen veroorzaken.

In navolging van andere landen zal ons land een campagne voeren om die stralingen te beperken. De ziekteverzekering (RIZIV) en het departement Volksgezondheid zullen dit doen op vraag van de ziekenfondsen en artsenorganisaties. Huisartsen en reumatologen krijgen hun "profiel" waarin staat hoeveel onderzoeken ze voorschrijven vergeleken met anderen. De internationale "richtlijnen voor goed medisch handelen" worden opnieuw verspreid. Er komt ook een publiekscampagne.

Het is de bedoeling deze stralingen zo weinig mogelijk te gebruiken en bij gebruik de voorkeur te geven aan de machines met de laagste straling. Dat dient de gezondheid en spaart het budget. Daarmee wil het RIZIV 30 miljoen euro besparen. Als onze artsen de internationale richtlijnen zouden volgen, zou de gemiddelde stralingsdosis en de kosten al met 25 % dalen ("Belgen worden te veel bestraald", De Standaard, 3 september 2010, blz. 3).

Graag kreeg ik een antwoord op de volgende vragen:

1) Heeft de minister cijfers over de hoeveelheid ioniserende stralen van medische oorsprong die Belgen in 2007, 2008, 2009 en de eerste helft van 2010 door zich heen kregen? Graag cijfers voor elk gewest afzonderlijk. Over hoeveel en welke onderzoeken gaat het hier precies?

2) Kan zij meedelen hoe die cijfers zich verhouden ten opzichte van de cijfers in de ons omringende landen (Nederland, Frankrijk, Duitsland, Groot-Brittannië, …)?

3) Bevestigt zij dat er een campagne gevoerd zal worden? Hoe zal die eruit zien?

4) Deelt zij de mening dat het volgen van de internationale richtlijnen de stralingsdosis en de kosten kunnen doen dalen? Hoe groot raamt zij die daling?

5) Acht zij nog andere maatregelen noodzakelijk om deze problematiek te verhelpen? Kan zij haar antwoord motiveren?

 
Réponse reçue le 10 mars 2011 : Antwoord ontvangen op 10 maart 2011 :

1. Selon l'Agence fédérale de contrôle nucléaire (AFCN), la dose individuelle effective moyenne résultant de l'imagerie médicale s'est élevée en 2008 à 2,13 mSv. Ces 2,13 mSv sont indépendants de la charge de rayonnement naturelle moyenne qui atteint en Belgique environ 2 mSv par an.

Les données pour 2007 et 2009 ne sont pas encore disponibles.

On estime que la dose individuelle effective moyenne augmente chaque année d'environ 4%.

En 2008, 13 034 247 examens de radiodiagnostic ont été pratiqués en Belgique (à l'exception de ceux réalisés dans le cadre de l'art dentaire).

À répartition égale d'âge et de sexe, une variation de 30% est à constater entre les différentes provinces.

Vous trouverez à l'annexe 1 un tableau détaillé reprenant les différences par province et par âge.

Les examens qui contribuent le plus à la charge d'exposition de la population belge sont :

la tomographie axiale par ordinateur (CT-TDM): 57%

la radiographie de projection classique (dont la RX du thorax): 28%

les examens en service de médecine nucléaire (scintigraphie, PET): 10%

Vous trouverez à l'annexe 2 une liste des examens les plus pratiqués et de leur dose.

En moyenne, un Belge sur cinq subit chaque année un examen CT et un examen radiographique (chiffres 2008).

2. En France, la dose individuelle effective moyenne s'est élevée en 2007 à 1,3 mSv.

En Angleterre, la dose individuelle effective moyenne s'est élevée en 2007 à 0,63 mSv.

Au Grand-duché de Luxembourg, la dose individuelle effective moyenne s'est élevée en 2002 à 1,97 mSv.

À l'annexe 3, vous trouverez un récapitulatif issu du rapport UNSCEAR (United Nations Scientific Committee on the Effects of Atomic Radiation) de 2008. Les chiffres donnent un aperçu du nombre d'examens de radiodiagnostic effectués par rapport à la population. Afin de faciliter l'interprétation de ces données, le rapport entre le nombre d'examens de radiodiagnostic et la population a été calculé (ratio).

À l'annexe 4, vous trouverez un aperçu, établi par l'Institut de Veille sanitaire (INVS) français, des différences entre quelques pays.

Un groupe de travail de l'HERCA (Heads of European Radiological protection Competent Authorities) – Working Group 6 « on the surveillance of collective doses from medical exposures ») a établi en 2008 une liste des 20 examens de radiodiagnostic les plus pratiqués. Les doses de ces 20 examens ont été additionnées par pays pour 12 pays européens.

L'annexe 5 présente la part respective des examens d'intervention, des examens radiographiques et fluoroscopiques, de la radiographie « plain film » classique et de la tomographie par ordinateur. L'annexe 5 démontre que, par comparaison avec d'autres pays, la dose de rayonnement issue d'examens de diagnostic est fort élevée en Belgique, et ceci du fait d'un recours fréquent à des techniques de diagnostic faisant appel à des rayonnements ionisants, en particulier la CT.

3. Dans le cadre de cette problématique, le Service public fédéral (SPF) Santé publique a mis sur pied un groupe de travail. Ce groupe de travail est un groupe coordinateur qui dirige les travaux de trois sous-groupes. Le groupe de travail coordinateur est constitué des membres des trois sous-groupes. Il ne s'agit donc pas d'initiatives isolées, mais d'initiatives s'inscrivant dans un ensemble plus vaste. Au sein du groupe de travail coordinateur, toutes les parties pertinentes sont représentées. Toutes les initiatives citées ici sont le résultat de pourparlers entre le SPF Santé publique, l'Institut national d'assurance maladie-invalidité (INAMI) et l'Agence fédérale de Contrôle nucléaire (AFCN).

Chaque sous-groupe entreprendra des initiatives visant à répondre à cette problématique. Les différentes initiatives sont regroupées ci-dessous par groupe de travail.

Groupe de travail Sensibilisation

Dans le cadre d'une campagne de sensibilisation, un dépliant d'information sera réalisé et diffusé. Outre ce dépliant et une affiche, un site web sera également créé. À cet égard, le groupe de travail s'inspire des initiatives de la campagne sur les antibiotiques.

Le dépliant d'information est destiné au patient et sera diffusé via les maisons communales, les mutualités et les médecins eux-mêmes.

Ces dépliants concentreront leur action sur trois points:

- justification;

- optimalisation (ALARA);

- information sur des groupes cibles sensibles (par exemple: le fœtus).

Le dépliant informatif reprendra une information succincte sur le fond et compréhensible pour le patient. Grâce à cette information, le patient exercera moins de pression sur le médecin prescripteur et le nombre d'examens inutiles demandés par le patient devrait diminuer. Le patient gagnera aussi en assertivité et communiquera davantage avec son médecin à propos du recours aux rayonnements ionisants.

Les dépliants distribués par les médecins contribueront aussi à sensibiliser le médecin lui-même parce qu'il se préparera aux questions que les patients lui poseront à ce sujet.

Outre le dépliant, le groupe de travail fera également réaliser des affiches qui auront une portée très large et seront susceptibles de toucher des patients sur lesquels le dépliant et le site web ont peu d'impact. L'affiche et le dépliant reprendront le même slogan central.

L'adresse de ce site web sera mentionnée dans le dépliant et sur l'affiche. Les patients y trouveront une information plus détaillée.

Groupe de travail Accréditation

Ce groupe de travail s'occupe du développement d'un plan d'accréditation. L'objectif de ce plan est l'amélioration de la qualité dans les services d'imagerie médicale.

Groupe de travail Recommandations

Le groupe de travail Recommandations a élaboré des directives pour la prescription d'examens diagnostiques dans les services de radiologie et de médecine nucléaire. Ces directives se fondent sur les recommandations françaises publiées en 2005. Celles-ci sont une version actualisée des «Guideline Summary Tables, Draft for consultation», présentées par l'European Association of Radiology en 2002.

Des experts de l'Association royale belge de Radiologie ont actualisé les directives françaises pour ce qui est des examens radiologiques et les ont adaptées à la situation belge. Dans une deuxième phase, des recommandations adaptées pour la médecine nucléaire seront publiées. Ces recommandations sont mises à disposition en ligne et paraîtront à l'avenir également sous forme de manuel. Entre-temps, les recommandations seront actualisées sur la base des publications du Focus On Medical Imaging. Ces Folia (lettres d'information) seront établies sur le même modèle que les actuelles Folia Pharmacotherapeutica.

D'autres initiatives dans le même contexte sont l'information des médecins prescripteurs par l'INAMI, les retours d'information du comportement prescripteur par l'INAMI, les propositions d'amélioration de la communication électronique afin de favoriser un meilleur usage des données cliniques déjà disponibles

4. L'INAMI estime à 30 millions d'euros l'économie potentielle en ce qui concerne les examens radiologiques faisant appel à un rayonnement ionisant. Simultanément, on obtiendrait une réduction d'environ 25% de la charge de rayonnement.

5. Nous sommes conscients que de nombreux points réclament une attention. Certains de ces points sont commentés ci-dessous.

a. L'évolution technologique de l'appareillage utilisé en imagerie médicale est incroyablement rapide. De ce fait, il est important d'investir dans un appareillage moderne, potentiellement en mesure (s'il est correctement réglé) de diminuer la dose d'exposition. De plus, certains examens à forte charge de rayonnement peuvent être remplacés par des examens de RMN. Ceci n'est toutefois possible que si le nombre d'appareils RMN disponibles est suffisant. La charge d'exposition pour le patient est en outre nettement inférieure avec le nouvel appareillage qu'avec les appareils plus anciens.

Les initiatives du groupe de travail Recommandations entraîneront probablement une réduction des coûts grâce à un emploi plus rationnel, fondé sur des preuves factuelles, (« evidence based ») de l'imagerie médicale.

Les budgets ainsi dégagés seront nécessaires pour renouveler l'appareillage dans les services de radiologie et de médecine nucléaire.

b. Lorsqu'un examen demandé ne paraît pas opportun, un radiologue n'a pas toujours la possibilité, aujourd'hui, de ne pas pratiquer cet examen et encore moins de le remplacer par un examen plus approprié. Les radiologues sont demandeurs de ce droit de substitution. Il convient toutefois d'éviter à ce niveau une surconsommation par les radiologues.

En outre, il faut se rendre compte que le comportement prescripteur des médecins est parfois davantage dicté par la crainte de litiges juridiques éventuels en responsabilité médicale que par des considérations purement médicales.

c. Une communication entre radiologues et médecins prescripteurs permet un apprentissage mutuel. Aujourd'hui, un radiologue ignore souvent la problématique clinique sous-jacente et a une connaissance insuffisante de la question clinique exacte du médecin prescripteur, de sorte que le protocole qu'il délivre offre une plus-value non optimale pour la suite de la prestation de soins.

Les réglages techniques de l'appareillage existant sont améliorables. En modifiant les paramètres de certains appareils, il est déjà possible d'obtenir une réduction des doses sans diminuer la qualité diagnostique des images. À ce niveau, la présence de paramètres adaptés pour les examens sur des patients pédiatriques, surtout, est indispensable, et ceci d'autant plus que ces enfants sont exposés à un risque lié au rayonnement significativement supérieur à celui des adultes.

Dans la pratique, le positionnement du patient pour un cliché radiographique est fréquemment dicté par une scopie. Souvent, ce n'est pas nécessaire (ou peut être limité à un minimum). Cette pratique contribue indubitablement aux doses de rayonnement élevées constatées dans ce pays.

d. Souvent, l'examen radiographique est pratiqué sur les enfants de la même manière que sur les adultes, alors que ce n'est absolument pas nécessaire. La réalisation d'images diagnostiques chez les enfants requiert d'autres paramètres et souvent, d'autres modalités (par exemple, clichés sans grille antidiffusante) permettent d'abaisser déjà la dose de façon drastique.

Les données demandées par l'honorable membre lui ont été transmises directement. Étant donné leur nature, elles ne sont pas publiées, mais elles peuvent être consultées au greffe du Sénat.

1. Volgens het Federaal Agentschap voor nucleaire controle (FANC) bedroeg in 2008 de gemiddelde individuele effectieve dosis, ten gevolge van medische beeldvorming 2,13 mSv. Deze 2,13 mSv staat los van de gemiddelde natuurlijke stralingsbelasting die in België ongeveer 2 mSv per jaar bedraagt.

De gegevens voor 2007 en 2009 zijn nog niet beschikbaar.

Men schat dat de gemiddelde individuele effectieve dosis jaarlijks met ongeveer 4% toeneemt.

In 2008 werden in België 13 034 247 radiodiagnostische onderzoeken uitgevoerd (met uitzondering van onderzoeken binnen de tandheelkunde).

Bij gelijke verdeling van leeftijd en geslacht kan uitgegaan worden van een variatie van 30 % tussen de verschillende provincies.

Een gedetailleerde tabel met verschillen per provincies en leeftijd vindt u in bijlage 1.

De onderzoeken die het meest bijdragen aan de dosisbelasting van de Belgische bevolking zijn:

de computerized axial tomography (CT-TDM):57%

de klassieke projectieradiografie (waaronder RX Thorax): 28%

onderzoeken op de dienst nucleaire geneeskunde (Scintigrafie, PET): 10%

In bijlage 2 vindt u een overzicht van de meest uitgevoerde onderzoeken en hun dosis.

Gemiddeld ondergaat één Belg op vijf jaarlijks een CT-onderzoek en een radiografisch onderzoek (cijfers 2008).

2. In Frankrijk bedroeg de gemiddelde individuele effectieve dosis bedroeg in 2007 1,3 mSv.

In Engeland bedroeg de gemiddelde individuele effectieve dosis in 2007 0,63 mSv.

In het Groot Hertogdom Luxemburg bedroeg de gemiddelde individuele effectieve dosis in 2002 1,97 mSv.

In bijlage 3 vindt u een overzicht terug afkomstig uit het UNSCEAR (United Nations Scientific Committee on the Effects of Atomic Radiation) rapport van 2008. De cijfers geven een overzicht van het aantal uitgevoerde radiodiagnostische onderzoeken en de populatie. Om de interpretatie van deze gegevens te bevorderen werd de verhouding aantal radiodiagnostische onderzoeken/populatie berekend (ratio).

In bijlage 4, opgesteld door het Franse Institut de Veille Sanitaire (INVS), vindt u een overzicht van de verschillen tussen enkele landen.

HERCA (Heads of European Radiological protection Competent Authorities) – Working Group 6 “on the surveillance of collective doses from medical exposures”) stelde in 2008 een lijst samen met de 20 meest uitgevoerde radiodiagnostische onderzoeken. De dosissen van deze 20 onderzoeken werden van 12 Europese landen per land opgeteld.

In bijlage 5 worden de aandelen van interventionele onderzoeken, radiografische- en fluoroscopische onderzoeken, “plain film radiografie” (klassieke radiografie) en Computer Tomografie weergegeven. Bijlage 5 toont dat in vergelijking met andere landen de stralingsdosis, afkomstig van diagnostische onderzoeken, in België erg hoog ligt. Dit door het veelvuldig gebruik van diagnostische technieken die gebruik maken van ioniserende straling, in het bijzonder CT.

3. In het kader van deze problematiek werd door de Federale Overheidsdienst (FOD) Volksgezondheid een werkgroep opgericht. Deze werkgroep is een overkoepelende werkgroep die drie subwerkgroepen stuurt. De overkoepelende werkgroep is opgebouwd uit de leden van de drie subwerkgroepen. Het gaat dus niet om losstaande initiatieven maar om initiatieven die ingebed zijn in een groter geheel. Binnen de overkoepelende werkgroep worden alle relevante partijen vertegenwoordigd. Alle in dit stuk vernoemde initiatieven zijn het resultaat van besprekingen tussen het FOD Volksgezondheid, het Rijksinstituut voor ziekte- en invaliditeitsverzekering (RIZIV) en het Federaal Agentschap voor Nucleaire Controle (FANC).

Iedere werkgroep zal initiatieven tot uitvoer brengen om een antwoord te bieden aan deze problematiek. De verschillende initiatieven worden onderstaand per werkgroep gegroepeerd.

Werkgroep sensibilisatie:

In het kader van een sensibilisatiecampagne zal een informatiefolder gemaakt en verspreid worden. Naast deze folder en affiche zal ook een website opgericht worden. De werkgroep baseert zich hierbij op de initiatieven van de AB campagne.

De informatiefolder richt zich tot de patiënt en zal verdeeld worden via de gemeentehuizen, de mutualiteiten en de artsen zelf.

In deze folders zal gewerkt worden rond drie punten:

- justificatie

- optimalisering (ALARA)

- informatie over gevoelige doelgroepen (bijvoorbeeld het ongeboren kind).

De folder zal inhoudelijk beknopte en voor de patiënt begrijpbare informatie bevatten. Door de patiënt te informeren zal deze minder druk zetten op de voorschrijvende arts en zouden minder onnodige onderzoeken door de patiënt gevraagd worden. De patiënt zal dus ook assertiever worden en meer communiceren met de arts over het gebruik van ioniserende straling.

De folders die de artsen zullen uitdelen zullen ook helpen om de arts zelf te sensibiliseren doordat hij zich zal voorbereiden op de vragen die patiënten hem hieromtrent zullen stellen.

Naast de folder zal de werkgroep ook affiches laten maken. Affiches zullen een zeer breed bereik hebben en zullen ook patiënten kunnen bereiken die weinig baat hebben bij de folder en de website. De affiche en de folder zullen dezelfde centrale slagzin vermelden.

De folder en de affiche zullen het adres van deze website vermelden. Op de website zullen patiënten uitgebreidere informatie kunnen terugvinden.

Werkgroep accreditering

Deze werkgroep werkt aan de ontwikkeling van een accrediteringsplan. Het doel van dit plan is de kwaliteit op de diensten medische beeldvorming te verbeteren.

Werkgroep guidelines

De werkgroep guidelines ontwikkelde richtlijnen voor het voorschrijven van diagnostische onderzoeken binnen de diensten radiologie en nucleaire geneeskunde. Deze richtlijnen zijn gebaseerd op de Franse richtlijnen gepubliceerd in 2005. De Franse Guidelines zijn een update van de «Guideline Summary Tables, Draft for consultation», voorgesteld door de European Association of Radiology in 2002.

Experts van de Koninklijke Belgische Vereniging voor Radiologie hebben de Franse richtlijnen geactualiseerd voor wat de radiologische onderzoeken betreft en aan de Belgische situatie aangepast. In een tweede tijd zullen aangepaste aanbevelingen voor nucleaire geneeskunde worden uitgeschreven. Deze guidelines worden online ter beschikking gesteld en zullen naar de toekomst toe ook in boekvorm verschijnen. De guidelines zullen tussentijds geüpdatet worden aan de hand van de publicatie van Focus On Medical Imaging. Deze folia zullen opgebouwd worden conform de reeds bestaande Folia Pharmacotherapeutica.

Daarbij aansluitende initiatieven zijn het informeren van voorschrijvende artsen door het RIZIV. Terugkoppelingen van het voorschrijfgedrag door het RIZIV. Voorstellen met betrekking tot verbeterde elektronische communicatie om beter gebruik van reeds beschikbaar klinische gegevens te bevorderen.

4. Het RIZIV raamt de potentiële besparing voor wat betreft radiologische onderzoeken die gebruik maken van ioniserende straling op 30 miljoen euro. Tegelijkertijd zou een vermindering van de stralingsbelasting met ongeveer 25% bekomen worden.

5. Wij zijn ons er van bewust dat er veel aandachtspunten zijn. Een aantal van deze aandachtspunten worden in onderstaand stuk besproken:

a. De technologische evolutie van de apparatuur, gebruikt voor medische beeldvorming, gaat ontzettend snel. Hierdoor is het belangrijk om te investeren in moderne apparatuur. Moderne apparatuur biedt het potentieel om de dosis te verminderen (wanneer deze goed ingesteld worden). Bovendien kunnen sommige stralingsbelastende onderzoeken vervangen worden door onderzoeken met een NMR. Dit kan echter enkel wanneer NMR-toestellen voldoende beschikbaar zijn. De dosisbelasting voor de patiënt bij nieuwe apparatuur ligt bovendien veel lager dan bij oudere toestellen.

De initiatieven van de werkgroep guidelines zal vermoedelijk een kostenreductie veroorzaken door Evidence Based en rationeler gebruik van medische beeldvorming.

De hierdoor vrijgekomen bedragen zullen nodig zijn om de apparatuur op de diensten radiologie en nucleaire geneeskunde te vernieuwen.

b. Indien een onderzoek aangevraagd wordt dat niet aangewezen lijkt heeft een radioloog vandaag de dag niet altijd de mogelijkheid om dit onderzoek niet uit te voeren en nog minder om dit te vervangen door een meer aangewezen onderzoek. Radiologen zijn vragende partij voor dit substitutierecht. Hierbij moet echter overconsumptie door radiologen vermeden worden.

Bovendien moet men beseffen dat artsen zich in hun voorschrijfgedrag soms meer laten leiden door vrees voor mogelijke juridische geschillen met betrekking tot medische aansprakelijkheid dan door strikt medische overwegingen.

c. Door communicatie kunnen radiologen en voorschrijvende artsen van elkaar leren. Nu weet een radioloog vaak niet wat de onderliggende klinische problematiek is en kent hij onvoldoende de exacte klinische vraagstelling van de voorschrijvende arts, waardoor het door hem afgeleverde protocol een suboptimale meerwaarde biedt voor de verdere zorgverstrekking.

De technische instellingen van bestaande apparatuur kunnen verbeterd worden. Door het wijzigen van parameters op bepaalde toestellen kan men reeds een dosisvermindering verkrijgen zonder dat de diagnostische kwaliteit van de beelden achteruit gaat. Hierbij is vooral de aanwezigheid van aangepaste parameters voor onderzoeken op pediatrische patiënten noodzakelijk. Dit heeft des te meer belang omdat deze kinderen beduidend meer stralingsrisico lopen dan volwassenen.

In de praktijk wordt de positionering van de patiënt voor een radiografische opname vaak geleid door scopie. Dit is vaak niet nodig (of kan vaak tot een minimum beperkt worden). Deze praktijk draagt ongetwijfeld bij tot de hoge stralingsdosissen die in dit land vastgesteld worden.

d. Vaak worden kinderen op dezelfde wijze bestraald als volwassenen, dit terwijl dit absoluut niet nodig is. Het maken van diagnostische beelden bij kinderen vraagt andere parameters en vaak kunnen ook andere maatregelen (bijvoorbeeld opnames zonder strooistralenrooster) de dosis al drastisch verminderen.

De door het geachte lid gevraagde gegevens werden haar rechtstreeks meegedeeld. Gelet op de aard ervan worden zij niet gepubliceerd, maar liggen zij ter inzage bij de griffie van de Senaat.