Rapport d'information

Concernant l'intégration professionnelle des chef(fe)s de familles monoparentales sur le marché de l'emploi et l'égalité des chances des enfants élevés en situation de monoparentalité : obstacles, enjeux et propositions de solutions structurelles

À l'examen depuis le 18/06/2021

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Dossier parlementaire  

  • Demande d'établissement d'un rapport d'information 8-84/1 8-84/1 (PDF)

Commission des Matières transversales - Compétences communautaires - Égalité des chances entre les femmes et les hommes  

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En Belgique, au moins un ménage sur dix est une famille monoparentale, dont 80 % sont dirigés par une femme. Les parents isolés sont souvent confrontés à de graves difficultés pour concilier vie professionnelle et vie familiale, ce qui entrave leur intégration sur le marché du travail et multiplie par quatre le risque de pauvreté par rapport à la moyenne.

Le taux d'emploi des parents isolés est inférieur à celui des couples avec enfants, et la moitié d'entre eux travaillent à temps partiel. Cela indique un sous-emploi et une inactivité, souvent dus au manque de services de garde d'enfants, à une mobilité limitée, à des horaires de travail difficilement compatibles avec les horaires scolaires, à la charge mentale et à la discrimination sur le marché du travail. Cette situation compromet leur autonomie financière et a également des répercussions négatives sur leurs enfants, qui ont moins d'opportunités et risquent davantage de grandir dans la pauvreté.

La pauvreté des enfants est une conséquence majeure de l'insécurité de l'emploi et du sous-emploi chez les parents isolés. Les enfants dont les parents ont un faible revenu ou dépendent d'allocations sont plus exposés à l'insécurité de l'existence et à la dépendance financière. L'irrégularité ou l'absence de pension alimentaire exacerbe cette situation de vulnérabilité.

Il est essentiel de s'attaquer à cette question : la pauvreté ne rend personne heureux. Les parents qui ont un emploi stable sont mieux à même de s'occuper de leurs enfants et de leur offrir un cadre de vie sûr et stimulant. Cela a un impact positif sur leurs chances de développement et de réussite à l'école et plus tard dans la vie. En outre, des études montrent que la sécurité de l'emploi contribue au bien-être des parents eux-mêmes. Les parents qui ont un emploi stable et de bonnes conditions de travail sont plus heureux. De plus, par leur participation à la vie active, ils contribuent au taux d'emploi et donc à la durabilité et à l'accessibilité financière de notre sécurité sociale.

Compte tenu de la répartition des compétences - les pensions alimentaires étant une compétence fédérale, l'emploi, le logement, les allocations familiales et les transports étant des compétences régionales, tandis que l'aide à l'enfance, l'éducation et la culture sont des compétences communautaires - une approche transversale est nécessaire. Les différents niveaux politiques et secteurs, y compris le niveau municipal local, doivent travailler ensemble pour lutter efficacement contre la pauvreté des enfants et la vulnérabilité structurelle des familles monoparentales.

Le Sénat est idéalement placé pour relever ces défis sociétaux et formuler des recommandations à l'intention des différentes autorités compétentes. Il est grand temps de s'attaquer à ces inégalités structurelles par des politiques coordonnées et ambitieuses.


Suggestions ?

Toute personne intéressée peut adresser ses remarques et propositions aux membres de la commission via l'adresse [email protected]