3-836/1 (Sénat)
1324/001 (Chambre)

3-836/1 (Sénat)
1324/001 (Chambre)

Sénat et Chambre des Représentants de Belgique

SESSION DE 2003-2004

1er SEPTEMBRE 2004


COMMISSION NATIONALE D'ÉVALUATION DE LA LOI DU 3 AVRIL 1990 RELATIVE À L'INTERRUPTION DE GROSSESSE (loi du 13 août 1990)


RAPPORT

À L'ATTENTION DU PARLEMENT (1er JANVIER 2002 - 31 DÉCEMBRE 2003)


TABLE DES MATIÈRES



AVANT-PROPOS

Le Parlement voudra bien trouver ici le rapport de la Commission nationale d'évaluation de la loi du 3 avril 1990 relative à l'intervention de grossesse, modifiant les articles 348, 350, 351 et 352 du Code pénal et abrogeant l'article 353 du même code, commission instituée par la loi du 13 août 1990.

En août 1992, le Parlement a été informé de l'état des travaux de la commission. En août 1993, le rapport relatif aux enregistrements couvrant la période du 1er octobre au 31 décembre 1992 a été communiqué au Parlement. Il en a été de même en août 1994 pour le rapport concernant les enregistrements effectués au cours de l'année 1993. En août 1996, 1998, 2000 et 2002, les rapports concernant les enregistrements effectués au cours des années 1994-1995, 1996-1997, 1998-1999 et 2000-2001 ont suivi.

En application de la loi du 13 août 1990 précitée, la commission présente à présent son rapport sur les enregistrements qui lui ont été communiqués pour les années 2002 et 2003.

On dispose donc actuellement de données chiffrées portant sur onze années.

La commission tient à rappeler une fois encore qu'elle ne dispose que des seules informations qu'elle est autorisée par la loi à demander aux médecins et établissements de soins concernés.

Ce rapport est le premier qui est effectué par la Commission d'évaluation dans la composition qui résulte de l'arrêté royal du 29 novembre 2002, publié au Moniteur belge du 16 janvier 2003.

Comme les précédents, il se divise en trois parties :

La première partie traite du rapport chiffré. Elle comprend deux sections : la première présente les données dites « brutes », socio-démographiques, psychosociales et médicales; la seconde établit des corrélations entre ces données « brutes ».

La deuxième partie concerne les informations recueillies conformément à la loi du 13 août 1990 auprès des établissements de soins au moyen des rapports annuels qu'ils ont transmis à la commission.

La troisième partie fournit une synthèse des données que les services d'information francophones et néerlandophones ont transmises dans leurs rapports annuels.

Comme lors des rapports précédents, la commission se limitera dans ses conclusions à quelques recommandations provisoires.

La commission tout entière tient à remercier chaleureusement les membres du personnel administratif mis à sa disposition pour l'enregistrement et le traitement des données et à rendre hommage à leur dévouement et à leur compétence.

1. RAPPORT STATISTIQUE

REMARQUES PRÉLIMINAIRES

La rubrique « pas de réponse » mentionnée dans les tableaux signifie que le document d'enregistrement d'une interruption de grossesse qui a été complété par le médecin ne comportait pas de réponse à la rubrique concernée.

La rubrique « autre » mentionnée dans les tableaux reprenant les situations de détresse invoquées, les moyens de contraception, les méthodes d'interruption de grossesse, d'anesthésie et les complications a été expliquée en détail à l'annexe 1.

Les données supplémentaires concernant les interruptions de grossesse après douze semaines sont citées à l'annexe 2.

1. Description

A. Données socio-démographiques

1. Les interruptions de grossesse selon l'âge de la femme

Âge
­
Leeftijd
Nombre
­
Aantal
%
2002 2003 2002 2003
11 1 0,01
12 2 2 0,01 0,01
13 8 8 0,05 0,05
14 53 54 0,36 0,35
15 155 184 1,05 1,18
16 337 331 2,28 2,12
17 434 460 2,93 2,95
18 533 503 3,60 3,23
19 600 619 4,06 3,97
20 727 758 4,92 4,86
21 821 795 5,55 5,10
22 802 862 5,42 5,53
23 661 853 4,47 5,47
24 681 764 4,60 4,90
25 778 786 5,26 5,04
26 669 697 4,52 4,47
27 626 702 4,23 4,50
28 612 611 4,14 3,92
29 654 615 4,42 3,94
30 651 698 4,40 4,48
31 583 613 3,94 3,93
32 588 604 3,98 3,87
33 572 579 3,87 3,71
34 510 507 3,45 3,25
35 493 536 3,33 3,44
36 435 485 2,94 3,11
37 397 403 2,68 2,58
38 355 364 2,40 2,33
39 296 319 2,00 2,05
40 260 296 1,76 1,90
41 198 188 1,34 1,21
42 121 169 0,82 1,08
43 75 106 0,51 0,68
44 46 51 0,31 0,33
45 27 42 0,18 0,27
46 16 8 0,11 0,05
47 14 12 0,09 0,08
48 5 0,00 0,03
49 0 0,00 0,00
50 1 0,00 0,01
Total. ­ Totaal 14 790 15 591 100,00 100,00
Pas de réponse. ­ Geen antwoord 1 4
Total général. ­ Algemeen totaal 14 791 15 595

Moyenne d'âge 2002 : 27,35; moyenne d'âge 2003 : 27,42

Catégories d'âge
­
Leeftijdscategorie
Nombre
­
Aantal
%
2000 2001 2002 2003 2002 2003
10-14 46 75 63 65 0,43 0,42
15-19 2 036 2 133 2 059 2 097 13,92 13,45
20-24 3 421 3 761 3 692 4 032 24,96 25,86
25-29 3 065 3 332 3 339 3 411 22,58 21,88
30-34 2 661 2 822 2 904 3 001 19,63 19,25
35-39 1 870 1 936 1 976 2 107 13,36 13,51
40-44 623 656 700 810 4,73 5,20
45-49 35 54 57 67 0,39 0,43
50-54 1 1 0,00 0,01
Total. ­ Totaal 13 758 14 769 14 790 15 591 100,00 100,00
Pas de réponse. ­ Geen antwoord 4 6 1 4
Total général. ­ Algemeen totaal 13 762 14 775 14 791 15 595

Selon les données de l'Inspection des soins de santé, les cliniques spécialisées des Pays-Bas ont pratiqué le nombre d'interruptions de grossesse repris ci-dessous sur des femmes provenant de Belgique et du Grand-Duché de Luxembourg :

En 2002 : dont 634 ont été pratiquées dans les cliniques frontalières de Eindhoven, Goes et Maastricht.

En 2003 : dont 564 ont été pratiquées dans les cliniques frontalières de Eindhoven, Goes et Maastricht.

2. Les interruptions de grossesse selon l'état civil

État civil
­
Burgerlijke staat
Nombre
­
Aantal
%
2002 2003 2002 2003
Célibataire. ­ Ongehuwd 9 123 9 758 61,69 62,60
Mariée. ­ Gehuwd 4 398 4 458 29,74 28,60
Divorcée. ­ Gescheiden 1 171 1 261 7,92 8,09
Veuve. ­ Weduwe 96 110 0,65 0,71
Total. ­ Totaal 14 788 15 587 100,00 100,00
Pas de réponse. ­ Geen antwoord 3 8
Total général. ­ Algemeen totaal 14 791 15 595

Les données officielles de l'état civil ne permettent pas de se faire une idée exacte de la situation réelle des patientes. Ainsi, une femme dont l'état civil est « mariée » peut vivre en couple avec son conjoint ou avec un autre partenaire, ou encore vivre seule, et une femme dont l'état civil est « célibataire » peut vivre en couple.

3. Les interruptions de grossesse selon le nombre d'enfants mis au monde

Nombre d'enfants
­
Kinderen
Nombre
­
Aantal
%
2002 2003 2002 2003
0 6 885 7 314 46,55 46,91
1 3 194 3 444 21,60 22,09
2 2 846 2 842 19,24 18,23
3 1 247 1 266 8,43 8,12
4 427 463 2,89 2,97
5 100 165 0,68 1,06
6 58 62 0,39 0,40
7 17 15 0,11 0,10
8 9 11 0,06 0,07
9 2 5 0,01 0,03
10 3 2 0,02 0,01
11 0 2 0,00 0,01
12 1 0 0,01 0,00
13 0 2 0,00 0,01
Total. ­ Totaal 14 789 15 593 100,00 100,00
Pas de réponse. ­ Geen antwoord 2 2
Total général. ­ Algemeen totaal 14 791 15 595

4. Les interruptions de grossesse selon le domicile de la femme

4.1. Données générales

Domicile
­
Woonplaats
Nombre
­
Aantal
%
2002 2003 2002 2003
Anvers. ­ Antwerpen 2 264 2 435 15,31 15,63
Flandre occidentale. ­ West-Vlaanderen 1 208 1 140 8,17 7,32
Flandre orientale. ­ Oost-Vlaanderen 1 443 1 543 9,76 9,90
Hainaut. ­ Henegouwen 2 005 1 892 13,56 12,14
Liège. ­ Luik 1 503 1 571 10,17 10,08
Limbourg. ­ Limburg 815 874 5,51 5,61
Luxembourg. ­ Luxemburg 254 320 1,72 2,05
Namur. ­ Namen 519 567 3,51 3,64
Brabant flamand. ­ Vlaams-Brabant 702 743 4,75 4,77
Brabant wallon. ­ Waals-Brabant 435 490 2,94 3,14
Bruxelles-Capitale. ­ Brussel-Hoofdstad 3 169 3 628 21,44 23,28
À l'étranger. ­ Buitenland 466 379 3,15 2,43
Total. ­ Totaal 14 783 15 582 100,00 100,00
Pas de réponse. ­ Geen antwoord 8 13
Total général. ­ Algemeen totaal 14 791 15 595

4.2. Les femmes domiciliées à l'étranger : division par continent

Origine
­
Afkomst
Nombre
­
Aantal
%
2002 2003 2002 2003
Europe. ­ Europa 323 266 78,02 76,22
Afrique. ­ Afrika 48 40 11,59 11,46
Amérique. ­ Amerika 32 32 7,73 9,17
Asie. ­ Azië 10 11 2,42 3,15
Océanie. ­ Oceanië 1 0 0,24 0,00
Total. ­ Totaal 414 349 100,00 100,00
Pas de réponse. ­ Geen antwoord 22 16
Total général. ­ Algemeen totaal 436 365

5. Établissements où se pratique l'interruption de grossesse

Type
­
Afkomst
Nombre
­
Aantal
%
2002 2003 2002 2003
Hôpital. ­ Ziekenhuis 3 171 3 535 21,44 22,67
Centre. ­ Centrum 11 620 12 060 78,56 77,33
Total. ­ Totaal 14 791 15 595 100,00 100,00

B. Données psycho-sociales

6. Situations de détresse invoquées

Liste des situations de détresse

A.00 Problèmes de santé de la femme enceinte

A.01 Problèmes de santé de l'enfant à naître

A.02 Problèmes de santé mentale

B.13 La femme se sent trop jeune

B.14 La femme se sent trop âgée

B.15 Étudiante

B.16 Femme isolée

B.17 Pas de souhait d'enfant pour le moment

B.18 Famille complète

C.20 Problèmes financiers

C.21 Situation professionnelle

C.22 Situation de logement

D.30 Relation récemment interrompue

D.31 Le partenaire n'accepte pas la grossesse

D.32 Relation occasionnelle

D.33 Relation trop récente

D.34 Relation hors mariage

D.35 Problèmes de couple

D.36 Problèmes relationnels avec l'entourage

D.37 Problèmes juridiques liés au divorce

E.40 Viol

E.41 Inceste

F.50 Réfugiée politique

G.99 Autres

Catégories de situations de détresse

A. Santé physique ou psychique de la mère ou de l'enfant à naître

B. Raisons personnelles

C. Raisons financières ou matérielles

D. Problèmes de couple ou de la famille

E. Grossesse suite à un viol ou un inceste

F. Réfugiée politique

G. Autres

Liste
­
Lijst
Nombre
­
Aantal
%
2002 2003 2002 2003
A.00 428 440 1,79 1,78
A.01 281 377 1,18 1,52
A.02 252 393 1,06 1,59
B.13 2 890 2 956 12,10 11,93
B.14 619 643 2,59 2,60
B.15 1 953 1 974 8,18 7,97
B.16 876 938 3,67 3,79
B.17 3 351 3 479 14,04 14,04
B.18 2 674 2 798 11,20 11,30
C.20 2 075 2 135 8,69 8,62
C.21 1 182 1 249 4,95 5,04
C.22 315 348 1,32 1,40
D.30 1 233 1 241 5,16 5,01
D.31 637 721 2,67 2,91
D.32 622 669 2,61 2,70
D.33 1 102 1 124 4,62 4,54
D.34 659 602 2,76 2,43
D.35 1 156 1 203 4,84 4,86
D.36 295 311 1,24 1,26
D.37 159 186 0,67 0,75
E.40 58 64 0,24 0,26
E.41 3 1 0,01 0,00
F.50 695 632 2,91 2,55
G.99 360 288 1,51 1,16
Total. ­ Totaal 23 875 24 772 100,00 100,00

C. Données médicales

7. Méthode de contraception la plus utilisée pendant le dernier mois

Méthode
­
Methode
Nombre
­
Aantal
%
2002 2003 2002 2003
Aucune. ­ Geen 6 532 6 789 44,16 43,54
Coït interrompu. ­ Coïtus interruptus 748 708 5,06 4,54
Abstinence périodique. ­ Periodieke onthouding 866 867 5,86 5,56
Spermicides. ­ Spermacide 13 16 0,09 0,10
Diaphragme. ­ Pessarium 8 11 0,05 0,07
Préservatif. ­ Condoom 2 315 2 553 15,65 16,37
Pilule. ­ Pil 3 912 4 130 26,45 26,48
Injection contraceptive. ­ Prikpil 29 30 0,20 0,19
DIU. ­ IUD 162 205 1,10 1,31
Stérilisation homme. ­ Sterilisatie man 30 31 0,20 0,20
Stérilisation femme. ­ Sterilisatie vrouw 21 15 0,14 0,10
Stérilisation des deux. ­ Sterilisatie beiden 1 0 0,01 0,00
Pilule du lendemain. ­ « Morning after »-pil 96 132 0,65 0,85
Implant. ­ Implant 10 6 0,07 0,04
Autres. ­ Andere 47 101 0,32 0,65
Total. ­ Totaal 14 790 15 594 100,00 100,00
Pas de réponse. ­ Geen antwoord 1 1
Total général. ­ Algemeen totaal 14 791 15 595

8. Causes d'échec de la contraception

Cause
­
Oorzaak
Nombre
­
Aantal
%
2002 2003 2002 2003
Pas de contraception. ­ Geen anticonceptie toegepast 7 171 7 308 48,50 46,87
Utilisation incorrecte. ­ Anticonceptie niet correct toegepast 4 516 5 130 30,54 32,90
Inefficacité. ­ Gefaald 2 336 2 402 15,80 15,41
Ne sait pas. ­ Weet niet 763 752 5,16 4,82
Total. ­ Totaal 14 786 15 592 100,00 100,00
Pas de réponse. ­ Geen antwoord 5 3
Total général. ­ Algemeen totaal 14 791 15 595

Ces chiffres ont été établis à partir des déclarations faites par les femmes et ne peuvent être recoupés scientifiquement.

La commission ne possède pas de renseignements quant à la fréquence de l'utilisation des différentes méthodes de contraception au niveau de la population.

La publication de ces chiffres ne contient aucun jugement de valeur quant à la fiabilité des méthodes utilisées.

Cette réflexion concerne les tableaux 7 et 8.

D. Aspects médico-techniques du traitement

9. Méthode utilisée pour interrompre la grossesse

Méthode
­
Methode
Nombre
­
Aantal
%
2002 2003 2002 2003
Aspiration. ­ Vacuümaspiratie 11 762 12 065 79,53 77,39
Curetage. ­ Curettage 1 116 1 550 7,55 9,94
Prostaglandine 71 85 0,48 0,55
Mifépristone. ­ Mifepristone 1 743 1 794 11,79 11,51
Mifépristone + curetage. ­ Mifepristone + curettage 84 65 0,57 0,42
Autres. ­ Andere 13 31 0,09 0,20
Total. ­ Totaal 14 789 15 590 100,00 100,00
Pas de réponse. ­ Geen antwoord 2 5
Total général. ­ Algemeen totaal 14 791 15 595

La mifépristone a été commercialisée en Belgique dès juillet 2000 et a été reprise au formulaire dès janvier 2001.

10. Anesthésie

Méthode
­
Methode
Nombre
­
Aantal
%
2002 2003 2002 2003
Aucune. ­ Geen 1 917 1 986 12,96 12,74
Loco-régionale. ­ Loco-regionaal 10 968 11 335 74,16 72,71
Narcose 1 796 2 212 12,14 14,19
Autres. ­ Andere 109 57 0,74 0,37
Total. ­ Totaal 14 790 15 590 100,00 100,00
Pas de réponse. ­ Geen antwoord 1 5
Total général. ­ Algemeen totaal 14 791 15 595

11. Durée d'hospitalisation

Type Nombre
­
Aantal
%
2002 2003 2002 2003
Ambulatoire. ­ Ambulant 13 001 13 503 87,90 86,60
24 h ou moins. ­ 24 uur of minder 1 626 1 950 10,99 12,51
Plus de 24 h. ­ Meer dan 24 uur 163 139 1,10 0,89
Total. ­ Totaal 14 790 15 592 100,00 100,00
Pas de réponse. ­ Geen antwoord 1 3
Total général. ­ Algemeen totaal 14 791 15 595

12. Complications

Type Nombre
­
Aantal
%
2002 2003 2002 2003
Aucune. ­ Geen 14 668 15 460 99,23 99,22
Perte de sang > 500 ml. ­ Bloedverlies > 500 ml 47 48 0,32 0,31
Perforation. ­ Perforatie 7 14 0,05 0,09
Déchirure. ­ Cervixscheur 21 20 0,14 0,13
Autres. ­ Andere 39 40 0,26 0,26
Total. ­ Totaal 14 782 15 582 100,00 100,00
Pas de réponse. ­ Geen antwoord 9 13
Total général. ­ Algemeen totaal 14 791 15 595

2. Tabulations croisées

1. Situation de détresse

1.1. Domicile de la femme invoquant une situation de détresse matérielle (C)

Domicile
­
Woonplaats
Nombre d'IVG
­
Aantal abortussen
Avec C
­
Met C
% avec C
­
% met C
2002 2003 2002 2003 2002 2003
Anvers. ­ Antwerpen 2 264 2 435 443 496 12,28 13,33
Flandre occidentale. ­ West-Vlaanderen 1 208 1 140 133 96 3,69 2,58
Flandre orientale. ­ Oost-Vlaanderen 1 443 1 543 195 200 5,40 5,37
Hainaut. ­ Henegouwen 2 005 1 892 662 653 18,35 17,54
Liège. ­ Luik 1 503 1 571 384 342 10,64 9,19
Limbourg. ­ Limburg 815 874 57 86 1,58 2,31
Luxembourg. ­ Luxemburg 254 320 86 116 2,38 3,12
Namur. ­ Namen 519 567 181 194 5,02 5,21
Brabant flamand. ­ Vlaams-Brabant 702 743 139 119 3,85 3,20
Brabant wallon. ­ Waals-Brabant 435 490 185 113 5,13 3,04
Bruxelles-Capitale. ­ Brussel-Hoofdstad 3 169 3 628 977 1 201 27,08 32,27
À l'étranger. ­ Buitenland 466 379 166 106 4,60 2,85
Total. ­ Totaal 14 783 15 582 3 608 3 722 100,00 100,00

1.2. Domicile de la femme invoquant une situation de détresse personnelle (B)

Domicile
­
Woonplaats
Nombre d'IVG
­
Aantal abortussen
Avec B
­
Met B
% avec B
­
% met B
2002 2003 2002 2003 2002 2003
Anvers. ­ Antwerpen 2 264 2 435 1 944 1 934 14,66 15,12
Flandre occidentale. ­ West-Vlaanderen 1 208 1 140 1 012 964 7,63 7,54
Flandre orientale. ­ Oost-Vlaanderen 1 443 1 543 2 089 1 285 15,75 10,05
Hainaut. ­ Henegouwen 2 005 1 892 1 851 1 627 13,96 12,72
Liège. ­ Luik 1 503 1 571 1 230 1 248 9,28 9,76
Limbourg. ­ Limburg 815 874 623 709 4,70 5,54
Luxembourg. ­ Luxemburg 254 320 261 308 1,97 2,41
Namur. ­ Namen 519 567 407 481 3,07 3,76
Brabant flamand. ­ Vlaams-Brabant 702 743 652 670 4,92 5,24
Brabant wallon. ­ Waals-Brabant 435 490 382 404 2,88 3,16
Bruxelles-Capitale. ­ Brussel-Hoofdstad 3 169 3 628 2 460 2 862 18,55 22,38
À l'étranger. ­ Buitenland 466 379 349 298 2,63 2,33
Total. ­ Totaal 14 783 15 582 13 260 12 790 100,00 100,00

1.3. Âge et situation de détresse

1.3.1. Nombre

Situation de détresse
­
Noodsituatie
10-14 15-19 20-24 25-29
2002 2003 2002 2003 2002 2003 2002 2003
Santé. ­ Gezondheid 2 0 43 24 158 141 233 205
Sit. de détresse personnelle. ­ Persoonlijke noodsituatie 102 94 2 851 2 776 3 099 3 360 1 996 2 057
Sit. de détresse matérielle. ­ Materiële noodsituatie 0 2 321 305 1 127 1 252 1 013 988
Problèmes relationnels. ­ Relationele problemen 11 6 504 540 1 432 1 658 1 606 1 621
Viol/inceste. ­ Verkrachting/incest 1 2 13 17 15 20 12 14
Réfugiée politique. ­ Politiek vluchteling 1 1 54 38 179 184 228 212
Autres. ­ Andere 1 0 41 25 78 62 92 77
Total. ­ Totaal 118 105 3 827 3 725 6 088 6 677 5 180 5 174
Situation de détresse
­
Noodsituatie
30-34 35-39 40-44 45-49 50-54
2002 2003 2002 2003 2002 2003 2002 2003 2002 2003
Santé. ­ Gezondheid 272 252 186 196 63 78 4 2 0
Sit. de détresse personnelle. ­ Persoonlijke noodsituatie 1 563 1 892 1 630 1 674 741 853 70 74 3
Sit. de détresse matérielle. ­ Materiële noodsituatie 687 741 329 357 88 76 7 9 0
Problèmes relationnels. ­ Relationele problemen 1 250 1 305 672 708 174 202 4 13 0
Viol/inceste. ­ Verkrachting/incest 14 7 4 3 2 2 0 0 0
Réfugiée politique. ­ Politiek vluchteling 164 118 51 59 18 20 1 0 0
Autres. ­ Andere 85 61 48 50 15 12 0 1 0
Total. ­ Totaal 4 035 4 376 2 920 3 047 1 101 1 243 86 99 3

1.3.2. Pourcentage

Situation de détresse
­
Noodsituatie
10-14 15-19 20-24 25-29
2002 2003 2002 2003 2002 2003 2002 2003
Santé. ­ Gezondheid 1,69 0,00 1,12 0,64 2,60 2,11 4,50 3,96
Sit. de détresse personnelle. ­ Persoonlijke noodsituatie 86,44 89,52 74,50 74,52 50,90 50,32 38,53 39,76
Sit. de détresse matérielle. ­ Materiële noodsituatie 0,00 1,90 8,39 8,19 18,51 18,75 19,56 19,10
Problèmes relationnels. ­ Relationele problemen 9,32 5,71 13,17 14,50 23,52 24,83 31,00 31,33
Viol/inceste. ­ Verkrachting/incest 0,85 1,90 0,34 0,46 0,25 0,30 0,23 0,27
Réfugiée politique. ­ Politiek vluchteling 0,85 0,95 1,41 1,02 2,94 2,76 4,40 4,10
Autres. ­ Andere 0,85 0,00 1,07 0,67 1,28 0,93 1,78 1,49
Total. ­ Totaal 100,00 100,00 100,00 100,00 100,00 100,00 100,00 100,00
Situation de détresse
­
Noodsituatie
30-34 35-39 40-44 45-49 50-54
2002 2003 2002 2003 2002 2003 2002 2003 2002 2003
Santé. ­ Gezondheid 6,74 5,76 6,37 6,43 5,72 6,28 4,65 2,02 0,00
Sit. de détresse personnelle. ­ Persoonlijke noodsituatie 38,74 43,24 55,82 54,94 67,30 68,62 81,40 74,75 100,00
Sit. de détresse matérielle. ­ Materiële noodsituatie 17,03 16,93 11,27 11,72 7,99 6,11 8,14 9,09 0,00
Problèmes relationnels. ­ Relationele problemen 30,98 29,82 23,01 23,24 15,80 16,25 4,65 13,13 0,00
Viol/inceste. ­ Verkrachting/incest 0,35 0,16 0,14 0,10 0,18 0,16 0,00 0,00 0,00
Réfugiée politique. ­ Politiek vluchteling 4,06 2,70 1,75 1,94 1,63 1,61 1,16 0,00 0,00
Autres. ­ Andere 2,11 1,39 1,64 1,64 1,36 0,97 0,00 1,01 0,00
Total. ­ Totaal 100,00 100,00 100,00 100,00 100,00 100,00 100,00 100,00 100,00

1.4. Situation de détresse et état civil

1.4.1. Nombre

Situation de détresse
­
Burgerlijke staat
Célibataire
­
Ongehuwd
Mariée
­
Gehuwd
Divorcée
­
Gescheiden
Veuve
­
Weduwe
2002 2003 2002 2003 2002 2003 2002 2003
Santé. ­ Gezondheid 439 429 435 378 76 81 11 10
Sit. de détresse personnelle. ­ Persoonlijke noodsituatie 8 052 8 366 3 472 3 515 774 821 62 82
Sit. de détresse matérielle. ­ Materiële noodsituatie 2 316 2 528 1 000 949 243 236 13 18
Problèmes relationnels. ­ Relationele problemen 3 895 3 952 1 148 1 199 768 847 51 54
Viol/inceste. ­ Verkrachting/incest 41 50 10 6 9 5 2 4
Réfugiée politique. ­ Politiek vluchteling 365 384 281 216 37 26 12 6
Autres. ­ Andere 209 183 103 74 44 24 4 6
Total. ­ Totaal 15 317 15 892 6 449 6 337 1 951 2 040 155 180

1.4.2. Pourcentage

Situation de détresse
­
Burgerlijke staat
Célibataire
­
Ongehuwd
Mariée
­
Gehuwd
Divorcée
­
Gescheiden
Veuve
­
Weduwe
2002 2003 2002 2003 2002 2003 2002 2003
Santé. ­ Gezondheid 2,87 2,70 6,75 5,96 3,90 3,97 7,10 5,56
Sit. de détresse personnelle. ­ Persoonlijke noodsituatie 52,57 52,64 53,84 55,47 39,67 40,25 40,00 45,56
Sit. de détresse matérielle. ­ Materiële noodsituatie 15,12 15,91 15,51 14,98 12,46 11,57 8,39 10,00
Problèmes relationnels. ­ Relationele problemen 25,43 24,87 17,80 18,92 39,36 41,52 32,90 30,00
Viol/inceste. ­ Verkrachting/incest 0,27 0,31 0,16 0,09 0,46 0,25 1,29 2,22
Réfugiée politique. ­ Politiek vluchteling 2,38 2,42 4,36 3,41 1,90 1,27 7,74 3,33
Autres. ­ Andere 1,36 1,15 1,60 1,17 2,26 1,18 2,58 3,33
Total. ­ Totaal 100,00 100,00 100,00 100,00 100,00 100,00 100,00 100,00

1.5. Situation de détresse et nombre d'enfants

1.5.1. Nombre

Situation de détresse
­
Noodsituatie
0 1 2 3
2002 2003 2002 2003 2002 2003 2002 2003
Santé. ­ Gezondheid 277 270 297 259 252 200 106 117
Sit. de détresse personnelle. ­ Persoonlijke noodsituatie 6 315 6 497 2 037 2 172 2 286 2 268 1 127 1 150
Sit. de détresse matérielle. ­ Materiële noodsituatie 1 533 1 634 997 1 040 661 705 263 218
Problèmes relationnels. ­ Relationele problemen 3 038 3 130 1 468 1 558 920 876 320 324
Viol/inceste. ­ Verkrachting/incest 33 41 11 8 6 10 7 4
Réfugiée politique. ­ Politiek vluchteling 261 261 190 174 149 126 42 45
Autres. ­ Andere 183 137 138 67 57 56 30 20
Total. ­ Totaal 11 640 11 970 5 138 5 278 4 331 4 241 1 895 1 878
Situation de détresse
­
Noodsituatie
4 5 > 5
2002 2003 2002 2003 2002 2003
Santé. ­ Gezondheid 33 35 7 11 5 6
Sit. de détresse personnelle. ­ Persoonlijke noodsituatie 413 442 106 157 76 102
Sit. de détresse matérielle. ­ Materiële noodsituatie 73 84 27 32 18 19
Problèmes relationnels. ­ Relationele problemen 80 114 13 34 24 20
Viol/inceste. ­ Verkrachting/incest 2 1 1 1 0 0
Réfugiée politique. ­ Politiek vluchteling 31 14 6 7 5 5
Autres. ­ Andere 8 5 0 1 2 2
Total. ­ Totaal 640 695 160 243 130 154

1.5.2. Pourcentage

Situation de détresse
­
Noodsituatie
0 1 2 3
2002 2003 2002 2003 2002 2003 2002 2003
Santé. ­ Gezondheid 2,38 2,26 5,78 4,91 5,82 4,72 5,59 6,23
Sit. de détresse personnelle. ­ Persoonlijke noodsituatie 54,25 54,28 39,65 41,15 52,78 53,48 59,47 61,24
Sit. de détresse matérielle. ­ Materiële noodsituatie 13,17 13,65 19,40 19,70 15,26 16,62 13,88 11,61
Problèmes relationnels. ­ Relationele problemen 26,10 26,15 28,57 29,52 21,24 20,66 16,89 17,25
Viol/inceste. ­ Verkrachting/incest 0,28 0,34 0,21 0,15 0,14 0,24 0,37 0,21
Réfugiée politique. ­ Politiek vluchteling 2,24 2,18 3,70 3,30 3,44 2,97 2,22 2,40
Autres. ­ Andere 1,57 1,14 2,69 1,27 1,32 1,32 1,58 1,06
Total. ­ Totaal 100,00 100,00 100,00 100,00 100,00 100,00 100,00 100,00
Situation de détresse
­
Noodsituatie
4 5 > 5
2002 2003 2002 2003 2002 2003
Santé. ­ Gezondheid 5,16 5,04 4,38 4,53 3,85 3,90
Sit. de détresse personnelle. ­ Persoonlijke noodsituatie 64,53 63,60 66,25 64,61 58,46 66,23
Sit. de détresse matérielle. ­ Materiële noodsituatie 11,41 12,09 16,88 13,17 13,85 12,34
Problèmes relationnels. ­ Relationele problemen 12,50 16,40 8,13 13,99 18,46 12,99
Viol/inceste. ­ Verkrachting/incest 0,31 0,14 0,63 0,41 0,00 0,00
Réfugiée politique. ­ Politiek vluchteling 4,84 2,01 3,75 2,88 3,85 3,25
Autres. ­ Andere 1,25 0,72 0,00 0,41 1,54 1,30
Total. ­ Totaal 100,00 100,00 100,00 100,00 100,00 100,00

2. Méthode de contraception

2.1. Méthode de contraception et tranches d'âge

2.1.1. Nombre

Méthode
­
Methode
10-14 15-19 20-24 25-29
2002 2003 2002 2003 2002 2003 2002 2003
Aucune. ­ Geen 35 43 965 939 1 615 1 723 1 484 1 510
Coït interrompu. ­ Coïtus interruptus 1 2 60 65 141 150 169 147
Abstinence périodique. ­ Periodieke onthouding 0 1 53 39 144 150 174 169
Spermicides. ­ Spermacide 0 0 0 0 2 2 5 4
Diaphragme. ­ Pessarium 0 0 2 3 1 1 3 4
Préservatif. ­ Condoom 19 15 497 503 565 672 465 483
Pilule. ­ Pil 7 4 464 505 1 158 1 223 928 968
Injection contraceptive. ­ Prikpil 0 0 2 2 6 9 9 9
DIU. ­ IUD 0 0 1 7 24 26 47 52
Stérilisation homme. ­ Sterilisatie man 0 0 1 1 1 3 5 6
Stérilisation femme. ­ Sterilisatie vrouw 0 0 0 0 2 0 3 3
Stérilisation des deux. ­ Sterilisatie beiden 0 0 0 21 1 43 0 28
Pilule du lendemain. ­ « Morning after »-pil 0 0 13 1 19 3 30 1
Implant 1 0 0 11 2 26 4 27
Autres. ­ Andere 0 0 1 0 11 0 13 0
Total. ­ Totaal 63 65 2 059 2 097 3 692 4 031 3 339 3 411
Méthode
­
Methode
30-34 35-39 40-44 45-49 50-54
2002 2003 2002 2003 2002 2003 2002 2003 2002 2003
Aucune. ­ Geen 1 278 1 287 822 884 309 366 24 34 1
Coït interrompu. ­ Coïtus interruptus 183 159 141 122 49 61 4 2 0
Abstinence périodique. ­ Periodieke onthouding 190 213 201 181 93 105 11 9 0
Spermicides. ­ Spermacide 5 8 1 0 0 1 0 1 0
Diaphragme. ­ Pessarium 1 0 1 3 0 0 0 0 0
Préservatif. ­ Condoom 381 429 286 324 96 116 6 9 0
Pilule. ­ Pil 764 786 455 494 126 138 10 12 0
Injection contraceptive. ­ Prikpil 10 7 2 2 0 1 0 0 0
DIU. ­ IUD 46 53 31 57 12 10 1 0 0
Stérilisation homme. ­ Sterilisatie man 10 5 11 11 2 5 0 0 0
Stérilisation femme. ­ Sterilisatie vrouw 5 6 6 3 5 3 0 0 0
Stérilisation des deux. ­ Sterilisatie beiden 0 25 0 12 0 3 0 0 0
Pilule du lendemain. ­ « Morning after »-pil 18 0 13 1 3 0 0 0 0
Implant 1 23 1 13 1 1 0 0 0
Autres. ­ Andere 12 0 5 0 4 0 1 0 0
Total. ­ Totaal 2 904 3 001 1 976 2 107 700 810 57 67 1

2.1.2. Pourcentage

Méthode
­
Methode
10-14 15-19 20-24 25-29
2002 2003 2002 2003 2002 2003 2002 2003
Aucune. ­ Geen 55,56 66,15 46,87 44,78 43,74 42,74 44,44 44,27
Coït interrompu. ­ Coïtus interruptus 1,59 3,08 2,91 3,10 3,82 3,72 5,06 4,31
Abstinence périodique. ­ Periodieke onthouding 0,00 1,54 2,57 1,86 3,90 3,72 5,21 4,95
Spermicides. ­ Spermacide 0,00 0,00 0,00 0,00 0,05 0,05 0,15 0,12
Diaphragme. ­ Pessarium 0,00 0,00 0,10 0,14 0,03 0,02 0,09 0,12
Préservatif. ­ Condoom 30,16 23,08 24,14 23,99 15,30 16,67 13,93 14,16
Pilule. ­ Pil 11,11 6,15 22,54 24,08 31,37 30,34 27,79 28,38
Injection contraceptive. ­ Prikpil 0,00 0,00 0,10 0,10 0,16 0,22 0,27 0,26
DIU. ­ IUD 0,00 0,00 0,05 0,33 0,65 0,65 1,41 1,52
Stérilisation homme. ­ Sterilisatie man 0,00 0,00 0,05 0,05 0,03 0,07 0,15 0,18
Stérilisation femme. ­ Sterilisatie vrouw 0,00 0,00 0,00 0,00 0,05 0,00 0,09 0,09
Stérilisation des deux. ­ Sterilisatie beiden 0,00 0,00 0,00 1,00 0,03 1,07 0,00 0,82
Pilule du lendemain. ­ « Morning after »-pil 0,00 0,00 0,63 0,05 0,51 0,07 0,90 0,03
Implant 1,59 0,00 0,00 0,52 0,05 0,65 0,12 0,79
Autres. ­ Andere 0,00 0,00 0,05 0,00 0,30 0,00 0,39 0,00
Total. ­ Totaal 100,00 100,00 100,00 100,00 100,00 100,00 100,00 100,00
Méthode
­
Methode
30-34 35-39 40-44 45-49 50-54
2002 2003 2002 2003 2002 2003 2002 2003 2002 2003
Aucune. ­ Geen 44,01 42,89 41,60 41,96 44,14 45,19 42,11 50,75 100,00
Coït interrompu. ­ Coïtus interruptus 6,30 5,30 7,14 5,79 7,00 7,53 7,02 2,99 0,00
Abstinence périodique. ­ Periodieke onthouding 6,54 7,10 10,17 8,59 13,29 12,96 19,30 13,43 0,00
Spermicides. ­ Spermacide 0,17 0,27 0,05 0,00 0,00 0,12 0,00 1,49 0,00
Diaphragme. ­ Pessarium 0,03 0,00 0,05 0,14 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00
Préservatif. ­ Condoom 13,12 14,30 14,47 15,38 13,71 14,32 10,53 13,43 0,00
Pilule. ­ Pil 26,31 26,19 23,03 23,45 18,00 17,04 17,54 17,91 0,00
Injection contraceptive. ­ Prikpil 0,34 0,23 0,10 0,09 0,00 0,12 0,00 0,00 0,00
DIU. ­ IUD 1,58 1,77 1,57 2,71 1,71 1,23 1,75 0,00 0,00
Stérilisation homme. ­ Sterilisatie man 0,34 0,17 0,56 0,52 0,29 0,62 0,00 0,00 0,00
Stérilisation femme. ­ Sterilisatie vrouw 0,17 0,20 0,30 0,14 0,71 0,37 0,00 0,00 0,00
Stérilisation des deux. ­ Sterilisatie beiden 0,00 0,83 0,00 0,57 0,00 0,37 0,00 0,00 0,00
Pilule du lendemain. ­ « Morning after »-pil 0,62 0,00 0,66 0,05 0,43 0,00 0,00 0,00 0,00
Implant 0,03 0,77 0,05 0,62 0,14 0,12 0,00 0,00 0,00
Autres. ­ Andere 0,41 0,00 0,25 0,00 0,57 0,00 1,75 0,00 0,00
Total. ­ Totaal 100,00 100,00 100,00 100,00 100,00 100,00 100,00 100,00 100,00

2.2. Méthode de contraception et état civil

2.2.1. Nombre

Méthode
­
Methode
Célibataire
­
Ongehuwd
Mariée
­
Gehuwd
Divorcée
­
Gescheiden
Veuve
­
Weduwe
2002 2003 2002 2003 2002 2003 2002 2003
Aucune. ­ Geen 4 036 4 247 1 903 1 929 542 547 50 62
Coït interrompu. ­ Coïtus interruptus 364 360 315 270 64 72 5 5
Abstinence périodique. ­ Periodieke onthouding 440 421 331 348 88 90 7 7
Spermicides. ­ Spermacide 5 7 8 7 0 2 0 0
Diaphragme. ­ Pessarium 6 7 2 4 0 0 0 0
Préservatif. ­ Condoom 1 609 1 771 571 628 121 147 14 6
Pilule. ­ Pil 2 478 2 654 1 104 1 103 311 348 18 24
Injection contraceptive. ­ Prikpil 14 20 11 7 4 3 0 0
DIU. ­ IUD 69 89 74 83 18 30 1 3
Stérilisation homme. ­ Sterilisatie man 6 8 21 18 3 4 0 1
Stérilisation femme. ­ Sterilisatie vrouw 2 3 15 11 4 1 0 0
Stérilisation des deux. ­ Sterilisatie beiden 1 0 0 0 0 0 0 0
Pilule du lendemain. ­ « Morning after »-pil 62 100 20 21 13 10 1 1
Implant 6 5 2 1 2 0 0 0
Autres. ­ Andere 25 66 21 27 1 7 0 1
Total. ­ Totaal 9 123 9 758 4 398 4 457 1 171 1 261 96 110

2.2.2. Pourcentage

Méthode
­
Methode
Célibataire
­
Ongehuwd
Mariée
­
Gehuwd
Divorcée
­
Gescheiden
Veuve
­
Weduwe
2002 2003 2002 2003 2002 2003 2002 2003
Aucune. ­ Geen 44,24 43,52 43,27 43,28 46,29 43,38 52,08 56,36
Coït interrompu. ­ Coïtus interruptus 3,99 3,69 7,16 6,06 5,47 5,71 5,21 4,55
Abstinence périodique. ­ Periodieke onthouding 4,82 4,31 7,53 7,81 7,51 7,14 7,29 6,36
Spermicides. ­ Spermacide 0,05 0,07 0,18 0,16 0,00 0,16 0,00 0,00
Diaphragme. ­ Pessarium 0,07 0,07 0,05 0,09 0,00 0,00 0,00 0,00
Préservatif. ­ Condoom 17,64 18,15 12,98 14,09 10,33 11,66 14,58 5,45
Pilule. ­ Pil 27,16 27,20 25,10 24,75 26,56 27,60 18,75 21,82
Injection contraceptive. ­ Prikpil 0,15 0,20 0,25 0,16 0,34 0,24 0,00 0,00
DIU. ­ IUD 0,76 0,91 1,68 1,86 1,54 2,38 1,04 2,73
Stérilisation homme. ­ Sterilisatie man 0,07 0,08 0,48 0,40 0,26 0,32 0,00 0,91
Stérilisation femme. ­ Sterilisatie vrouw 0,02 0,03 0,34 0,25 0,34 0,08 0,00 0,00
Stérilisation des deux. ­ Sterilisatie beiden 0,01 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00
Pilule du lendemain. ­ « Morning after »-pil 0,68 1,02 0,45 0,47 1,11 0,79 1,04 0,91
Implant 0,07 0,05 0,05 0,02 0,17 0,00 0,00 0,00
Autres. ­ Andere 0,27 0,68 0,48 0,61 0,09 0,56 0,00 0,91
Total. ­ Totaal 100,00 100,00 100,00 100,00 100,00 100,00 100,00 100,00

2.3. Méthode de contraception et nombre d'enfants

2.3.1. Nombre

Méthode
­
Methode
0 1 2 3
2002 2003 2002 2003 2002 2003 2002 2003
Aucune. ­ Geen 3 047 3 226 1 526 1 516 1 137 1 184 544 533
Coït interrompu. ­ Coïtus interruptus 264 274 166 173 199 157 81 70
Abstinence périodique. ­ Periodieke onthouding 308 330 179 180 227 211 122 96
Spermicides. ­ Spermacide 4 5 6 6 2 5 0 0
Diaphragme. ­ Pessarium 6 6 2 1 0 4 0 0
Préservatif. ­ Condoom 1 389 1 516 353 433 384 367 141 157
Pilule. ­ Pil 1 743 1 773 879 1 017 772 773 317 352
Injection contraceptive. ­ Prikpil 8 12 5 7 9 5 5 3
DIU. ­ IUD 42 43 39 50 53 74 18 28
Stérilisation homme. ­ Sterilisatie man 5 3 4 5 11 13 7 8
Stérilisation femme. ­ Sterilisatie vrouw 1 1 4 2 12 6 3 6
Stérilisation des deux. ­ Sterilisatie beiden 0 0 1 19 0 0 0 0
Pilule du lendemain. ­ « Morning after »-pil 50 85 14 0 24 18 4 8
Implant 4 3 2 0 3 2 1 1
Autres. ­ Andere 14 37 14 34 13 23 4 4
Total. ­ Totaal 6 885 7 314 3 194 3 443 2 846 2 842 1 247 1 266
Méthode
­
Methode
4 5 > 5
2002 2003 2002 2003 2002 2003
Aucune. ­ Geen 192 198 42 83 43 48
Coït interrompu. ­ Coïtus interruptus 25 18 6 7 7 9
Abstinence périodique. ­ Periodieke onthouding 24 31 4 15 2 4
Spermicides. ­ Spermacide 1 0 0 0 0 0
Diaphragme. ­ Pessarium 0 0 0 0 0 0
Préservatif. ­ Condoom 38 59 6 14 4 7
Pilule. ­ Pil 134 141 39 42 27 32
Injection contraceptive. ­ Prikpil 0 2 1 1 1 0
DIU. ­ IUD 7 7 1 3 2 0
Stérilisation homme. ­ Sterilisatie man 1 2 1 0 1 0
Stérilisation femme. ­ Sterilisatie vrouw 1 0 0 0 0 0
Stérilisation des deux. ­ Sterilisatie beiden 0 0 0 0 0 0
Pilule du lendemain. ­ « Morning after »-pil 2 2 0 0 2 0
Implant 0 0 0 0 0 0
Autres. ­ Andere 2 3 0 0 0 0
Total. ­ Totaal 427 463 100 165 89 100

2.3.2. Pourcentage

Méthode
­
Methode
0 1 2 3
2002 2003 2002 2003 2002 2003 2002 2003
Aucune. ­ Geen 44,26 44,11 47,78 44,03 39,95 41,66 43,62 42,10
Coït interrompu. ­ Coïtus interruptus 3,83 3,75 5,20 5,02 6,99 5,52 6,50 5,53
Abstinence périodique. ­ Periodieke onthouding 4,47 4,51 5,60 5,23 7,98 7,42 9,78 7,58
Spermicides. ­ Spermacide 0,06 0,07 0,19 0,17 0,07 0,18 0,00 0,00
Diaphragme. ­ Pessarium 0,09 0,08 0,06 0,03 0,00 0,14 0,00 0,00
Préservatif. ­ Condoom 20,17 20,73 11,05 12,58 13,49 12,91 11,31 12,40
Pilule. ­ Pil 25,32 24,24 27,52 29,54 27,13 27,20 25,42 27,80
Injection contraceptive. ­ Prikpil 0,12 0,16 0,16 0,20 0,32 0,18 0,40 0,24
DIU. ­ IUD 0,61 0,59 1,22 1,45 1,86 2,60 1,44 2,21
Stérilisation homme. ­ Sterilisatie man 0,07 0,04 0,13 0,15 0,39 0,46 0,56 0,63
Stérilisation femme. ­ Sterilisatie vrouw 0,01 0,01 0,13 0,06 0,42 0,21 0,24 0,47
Stérilisation des deux. ­ Sterilisatie beiden 0,00 0,00 0,03 0,55 0,00 0,00 0,00 0,00
Pilule du lendemain. ­ « Morning after »-pil 0,73 1,16 0,44 0,00 0,84 0,63 0,32 0,63
Implant 0,06 0,04 0,06 0,00 0,11 0,07 0,08 0,08
Autres. ­ Andere 0,20 0,51 0,44 0,99 0,46 0,81 0,32 0,32
Total. ­ Totaal 100,00 100,00 100,00 100,00 100,00 100,00 100,00 100,00
Méthode
­
Methode
4 5 > 5
2002 2003 2002 2003 2002 2003
Aucune. ­ Geen 44,96 42,76 42,00 50,30 48,31 48,00
Coït interrompu. ­ Coïtus interruptus 5,85 3,89 6,00 4,24 7,87 9,00
Abstinence périodique. ­ Periodieke onthouding 5,62 6,70 4,00 9,09 2,25 4,00
Spermicides. ­ Spermacide 0,23 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00
Diaphragme. ­ Pessarium 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00
Préservatif. ­ Condoom 8,90 12,74 6,00 8,48 4,49 7,00
Pilule. ­ Pil 31,38 30,45 39,00 25,45 30,34 32,00
Injection contraceptive. ­ Prikpil 0,00 0,43 1,00 0,61 1,12 0,00
DIU. ­ IUD 1,64 1,51 1,00 1,82 2,25 0,00
Stérilisation homme. ­ Sterilisatie man 0,23 0,43 1,00 0,00 1,12 0,00
Stérilisation femme. ­ Sterilisatie vrouw 0,23 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00
Stérilisation des deux. ­ Sterilisatie beiden 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00
Pilule du lendemain. ­ « Morning after »-pil 0,47 0,43 0,00 0,00 2,25 0,00
Implant 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00
Autres. ­ Andere 0,47 0,65 0,00 0,00 0,00 0,00
Total. ­ Totaal 100,00 100,00 100,00 100,00 100,00 100,00

3. Méthode d'interruption de grossesse

3.1. Méthode d'interruption de grossesse et complications

3.1.1. Nombre

Aspiration
­
Aspiratie
Curetage
­
Curettage
Prostaglandine
­
Prostaglandine
Mifépristone
­
Mifepristone
Mifépr. + curetage
­
Mifepr. + curettage
Autres
­
Andere
2002 2003 2002 2003 2002 2003 2002 2003 2002 2003 2002 2003
Aucune. ­ Geen 11 700 11 988 1 079 1 515 66 83 1 727 1 777 82 63 13 31
Hémorragie. ­ Bloedverlies 24 27 13 17 2 1 7 3 1 0 0 0
Perforation. ­ Perforatie 4 9 3 5 0 0 0 0 0 0 0 0
Déchirure. ­ Cervixscheur 7 10 14 9 0 0 0 1 0 0 0 0
Autres. ­ Andere 21 23 5 3 3 1 9 11 1 2 0 0
Total. ­ Totaal 11 756 12 057 1 114 1 549 71 85 1 743 1 792 84 65 13 31

3.1.2. Pourcentage

Aspiration
­
Aspiratie
Curetage
­
Curettage
Prostaglandine
­
Prostaglandine
Mifépristone
­
Mifepristone
Mifépr. + curetage
­
Mifepr. + curettage
Autres
­
Andere
2002 2003 2002 2003 2002 2003 2002 2003 2002 2003 2002 2003
Aucune. ­ Geen 99,52 99,43 96,86 97,81 92,96 97,65 99,08 99,16 97,62 96,92 100,00 100,00
Hémorragie. ­ Bloedverlies 0,20 0,22 1,17 1,10 2,82 1,18 0,40 0,17 1,19 0,00 0,00 0,00
Perforation. ­ Perforatie 0,03 0,07 0,27 0,32 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00
Déchirure. ­ Cervixscheur 0,06 0,08 1,26 0,58 0,00 0,00 0,00 0,06 0,00 0,00 0,00 0,00
Autres. ­ Andere 0,18 0,19 0,45 0,19 4,23 1,18 0,52 0,61 1,19 3,08 0,00 0,00
Total. ­ Totaal 100,00 100,00 100,00 100,00 100,00 100,00 100,00 100,00 100,00 100,00 100,00 100,00

3.2. Méthode d'interruption de grossesse et anesthésie

3.2.1. Nombre

Aspiration
­
Aspiratie
Curetage
­
Curettage
Prostaglandine
­
Prostaglandine
Mifépristone
­
Mifepristone
Mifépr. + curetage
­
Mifepr. + curettage
Autres
­
Andere
2002 2003 2002 2003 2002 2003 2002 2003 2002 2003 2002 2003
Aucune. ­ Geen 116 113 41 45 33 42 1 702 1 753 17 7 8 26
Loco-régionale. ­ Loco-regionaal 10 575 10 584 314 654 24 37 27 26 26 27 1 4
Narcose 976 1 314 757 850 6 5 12 12 41 31 4 0
Autres. ­ Andere 95 52 4 0 8 1 2 3 0 0 0 1
Total. ­ Totaal 11 762 12 063 1 116 1 549 71 85 1 743 1 794 84 65 13 31

3.2.2. Pourcentage

Aspiration
­
Aspiratie
Curetage
­
Curettage
Prostaglandine
­
Prostaglandine
Mifépristone
­
Mifepristone
Mifépr. + curetage
­
Mifepr. + curettage
Autres
­
Andere
2002 2003 2002 2003 2002 2003 2002 2003 2002 2003 2002 2003
Aucune. ­ Geen 0,99 0,94 3,67 2,91 46,48 49,41 97,65 97,71 20,24 10,77 61,54 83,87
Loco-régionale. ­ Loco-regionaal 89,91 87,74 28,14 42,22 33,80 43,53 1,55 1,45 30,95 41,54 7,69 12,90
Narcose 8,30 10,89 67,83 54,87 8,45 5,88 0,69 0,67 48,81 47,69 30,77 0,00
Autres. ­ Andere 0,81 0,43 0,36 0,00 11,27 1,18 0,11 0,17 0,00 0,00 0,00 3,23
Total. ­ Totaal 100,00 100,00 100,00 100,00 100,00 100,00 100,00 100,00 100,00 100,00 100,00 100,00

3.3. Méthode d'interruption de grossesse et tranches d'âge

3.3.1. Nombre

Méthode
­
Methode
10-14 15-19 20-24 25-29
2002 2003 2002 2003 2002 2003 2002 2003
Aspiration. ­ Aspiratie 45 53 1 657 1 666 2 944 3 142 2 595 2 587
Curetage. ­ Curettage 5 6 162 192 273 400 269 360
Prostaglandine. ­ Prostaglandine 0 0 6 11 10 14 20 20
Mifépristone. ­ Mifepristone 12 6 218 218 444 451 436 421
mifépr. + curetage. ­ Mifepr. + curettage 1 0 13 3 20 14 17 16
Autres. ­ Andere 0 0 2 7 1 9 2 5
Total. ­ Totaal 63 65 2 058 2 097 3 692 4 030 3 339 3 409
Méthode
­
Methode
30-34 35-39 40-44 45-49 50-54
2002 2003 2002 2003 2002 2003 2002 2003 2002 2003
Aspiration. ­ Aspiratie 2 326 2 331 1 589 1 598 558 632 48 53 0
Curetage. ­ Curettage 218 268 135 234 52 83 2 6 0
Prostaglandine. ­ Prostaglandine 17 23 12 10 6 6 0 1 0
Mifépristone. ­ Mifepristone 321 362 225 245 80 83 7 7 1
Mifépr. + curetage. ­ Mifepr. + curettage 17 12 13 17 3 3 0 0 0
Autres. ­ Andere 5 4 2 3 1 3 0 0 0
Total. ­ Totaal 2 904 3 000 1 976 2 107 700 810 57 67 1

3.3.2. Pourcentage

Méthode
­
Methode
10-14 15-19 20-24 25-29
2002 2003 2002 2003 2002 2003 2002 2003
Aspiration. ­ Aspiratie 71,43 81,54 80,52 79,45 79,74 77,97 77,72 75,89
Curetage. ­ Curettage 7,94 9,23 7,87 9,16 7,39 9,93 8,06 10,56
Prostaglandine. ­ Prostaglandine 0,00 0,00 0,29 0,52 0,27 0,35 0,60 0,59
Mifépristone. ­ Mifepristone 19,05 9,23 10,59 10,40 12,03 11,19 13,06 12,35
mifépr. + curetage. ­ Mifepr. + curettage 1,59 0,00 0,63 0,14 0,54 0,35 0,51 0,47
Autres. ­ Andere 0,00 0,00 0,10 0,33 0,03 0,22 0,06 0,15
Total. ­ Totaal 100,00 100,00 100,00 100,00 100,00 100,00 100,00 100,00
Méthode
­
Methode
30-34 35-39 40-44 45-49 50-54
2002 2003 2002 2003 2002 2003 2002 2003 2002 2003
Aspiration. ­ Aspiratie 80,10 77,70 80,41 75,84 79,71 78,02 84,21 79,10 0,00
Curetage. ­ Curettage 7,51 8,93 6,83 11,11 7,43 10,25 3,51 8,96 0,00
Prostaglandine. ­ Prostaglandine 0,59 0,77 0,61 0,47 0,86 0,74 0,00 1,49 0,00
Mifépristone. ­ Mifepristone 11,05 12,07 11,39 11,63 11,43 10,25 12,28 10,45 100,00
Mifépr. + curetage. ­ Mifepr. + curettage 0,59 0,40 0,66 0,81 0,43 0,37 0,00 0,00 0,00
Autres. ­ Andere 0,17 0,13 0,10 0,14 0,14 0,37 0,00 0,00 0,00
Total. ­ Totaal 100,00 100,00 100,00 100,00 100,00 100,00 100,00 100,00 100,00

3.4. Méthode d'interruption de grossesse et durée d'hospitalisation

3.4.1. Nombre

Aspiration
­
Aspiratie
Curetage
­
Curettage
Prostaglandine
­
Prostaglandine
Mifépristone
­
Mifepristone
Mifépr. + curetage
­
Mifepr. + curettage
Autres
­
Andere
2002 2003 2002 2003 2002 2003 2002 2003 2002 2003 2002 2003
Ambulatoire. ­ Ambulant 10 921 11 058 359 731 26 41 1 646 1 611 41 31 8 28
24h ou moins. ­ 24 uur of minder 798 984 680 742 13 12 92 179 42 32 1 1
Plus de 24h. ­ Meer dan 24 uur 43 23 77 76 32 32 5 4 1 2 4 2
Total. ­ Totaal 11 762 12 065 1 116 1 549 71 85 1 743 1 794 84 65 13 31

3.4.2. Pourcentage

Aspiration
­
Aspiratie
Curetage
­
Curettage
Prostaglandine
­
Prostaglandine
Mifépristone
­
Mifepristone
Mifépr. + curetage
­
Mifepr. + curettage
Autres
­
Andere
2002 2003 2002 2003 2002 2003 2002 2003 2002 2003 2002 2003
Ambulatoire. ­ Ambulant 92,85 91,65 32,17 47,19 36,62 48,24 94,43 89,80 48,81 47,69 61,54 90,32
24h ou moins. ­ 24 uur of minder 6,78 8,16 60,93 47,90 18,31 14,12 5,28 9,98 50,00 49,23 7,69 3,23
Plus de 24h. ­ Meer dan 24 uur 0,37 0,19 6,90 4,91 45,07 37,65 0,29 0,22 1,19 3,08 30,77 6,45
Total. ­ Totaal 100,00 100,00 100,00 100,00 100,00 100,00 100,00 100,00 100,00 100,00 100,00 100,00

4. Durée d'hospitalisation

4.1. Durée d'hospitalisation et anesthésie

4.1.1. Nombre

Aucune
­
Geen
Loco-régionale
­
Loco-regionaal
Narcose Autres
­
Andere
2002 2003 2002 2003 2002 2003 2002 2003
Ambulatoire. ­ Ambulant 1 807 1 787 10 270 11 040 391 621 83 52
24h ou moins. ­ 24 uur of minder 101 189 220 264 1 289 1 494 16 3
Plus de 24h. ­ Meer dan 24 uur 9 10 28 30 116 97 10 2
Total. ­ Totaal 1 917 1 986 10 518 11 334 1 796 2 212 109 57

4.1.2. Pourcentage

Aucune
­
Geen
Loco-régionale
­
Loco-regionaal
Narcose Autres
­
Andere
2002 2003 2002 2003 2002 2003 2002 2003
Ambulatoire. ­ Ambulant 94,26 89,98 97,64 97,41 21,77 28,07 76,15 91,23
24h ou moins. ­ 24 uur of minder 5,27 9,52 2,09 2,33 71,77 67,54 14,68 5,26
Plus de 24h. ­ Meer dan 24 uur 0,47 0,50 0,27 0,26 6,46 4,39 9,17 3,51
Total. ­ Totaal 100,00 100,00 100,00 100,00 100,00 100,00 100,00 100,00

4.2. Durée d'hospitalisation et complications

4.2.1. Nombre

Aucune
­
Geen
Hémorragie
­
Bloedverlies
Perforation
­
Perforatie
Déchirure
­
Cervixscheur
Autres
­
Andere
2002 2003 2002 2003 2002 2003 2002 2003 2002 2003
Ambulatoire. ­ Ambulant 12 947 13 426 15 21 4 8 4 10 25 28
24 heures ou moins. ­ 24 uur of minder 1 570 1 901 28 25 2 5 16 9 8 9
Plus de 24 heures. ­ Meer dan 24 uur 151 132 4 2 1 1 1 1 6 3
Total. ­ Totaal 14 668 15 459 47 48 7 14 21 20 39 40

4.2.2. Pourcentage

Aucune
­
Geen
Hémorragie
­
Bloedverlies
Perforation
­
Perforatie
Déchirure
­
Cervixscheur
Autres
­
Andere
2002 2003 2002 2003 2002 2003 2002 2003 2002 2003
Ambulatoire. ­ Ambulant 88,27 86,85 31,91 43,75 57,14 57,14 19,05 50,00 64,10 70,00
24 heures ou moins. ­ 24 uur of minder 10,70 12,30 59,57 52,08 28,57 35,71 76,19 45,00 20,51 22,50
Plus de 24 heures. ­ Meer dan 24 uur 1,03 0,85 8,51 4,17 14,29 7,14 4,76 5,00 15,38 7,50
Total. ­ Totaal 100,00 100,00 100,00 100,00 100,00 100,00 100,00 100,00 100,00 100,00

5. Hôpital ou centre

5.1. Hôpital ou centre suivant le domicile de la femme

5.1.1. Nombre

Domicile
­
Woonplaats
Hôpital
­
Ziekenhuis
Centre
­
Centrum
Nombre d'IVG
­
Aantal abortussen
2002 2003 2002 2003 2002 2003
Anvers. ­ Antwerpen 358 336 1 908 1 959 2 264 2 435
Flandre occidentale. ­ West-Vlaanderen 28 24 1 181 1 116 1 208 1 140
Flandre orientale. ­ Oost-Vlaanderen 204 231 1 239 1 312 1 443 1 543
Hainaut. ­ Henegouwen 1 228 1 235 777 657 2 005 1 892
Liège. ­ Luik 413 366 1 090 1 205 1 503 1 571
Limbourg. ­ Limburg 10 13 805 861 815 874
Luxembourg. ­ Luxemburg 32 27 222 293 254 320
Namur. ­ Namen 111 103 408 464 519 567
Brabant flamand. ­ Vlaams-Brabant 156 176 547 567 702 743
Brabant wallon. ­ Waals-Brabant 104 144 331 346 435 490
Bruxelles-Capitale. ­ Brussel-Hoofdstad 480 692 2 690 2 936 3 169 3 628
À l'étranger. ­ Buitenland 46 43 420 336 466 379
Total. ­ Totaal 3 170 3 390 11 618 12 052 14 783 15 582

5.1.2. Pourcentage par rapport au nombre d'avortements par province

Domicile
­
Woonplaats
Hôpital
­
Ziekenhuis
Centre
­
Centrum
2002 2003 2002 2003
Anvers. ­ Antwerpen 15,81 13,80 84,28 80,45
Flandre occidentale. ­ West-Vlaanderen 2,32 2,11 97,76 97,89
Flandre orientale. ­ Oost-Vlaanderen 14,14 14,97 85,86 85,03
Hainaut. ­ Henegouwen 61,25 65,27 38,75 34,73
Liège. ­ Luik 27,48 23,30 72,52 76,70
Limbourg. ­ Limburg 1,23 1,49 98,77 98,51
Luxembourg. ­ Luxemburg 12,60 8,44 87,40 91,56
Namur. ­ Namen 21,39 18,17 78,61 81,83
Brabant flamand. ­ Vlaams-Brabant 22,22 23,69 77,92 76,31
Brabant wallon. ­ Waals-Brabant 23,91 29,39 76,09 70,61
Bruxelles-Capitale. ­ Brussel-Hoofdstad 15,15 19,07 84,88 80,93
À l'étranger. ­ Buitenland 9,87 11,35 90,13 88,65
Total. ­ Totaal 100,00 100,00 100,00 100,00

5.2. Hôpital ou centre suivant les tranches d'âge

5.2.1. Nombre

10-14 15-19 20-24 25-29
2002 2003 2002 2003 2002 2003 2002 2003
Hôpital. ­ Ziekenhuis 15 18 443 456 796 891 752 768
Centre. ­ Centrum 48 47 1 616 1 641 2 896 3 140 2 587 2 643
Total. ­ Totaal 63 65 2 059 2 097 3 692 4 031 3 339 3 411
30-34 35-39 40-44 45-49 50-54
2002 2003 2002 2003 2002 2003 2002 2003 2002 2003
Hôpital. ­ Ziekenhuis 598 712 398 495 157 181 7 10 1
Centre. ­ Centrum 2 306 2 289 1 578 1 612 543 629 50 57
Total. ­ Totaal 2 904 3 001 1 976 2 107 700 810 57 67 1

3.3.2. Pourcentage

10-14 15-19 20-24 25-29
2002 2003 2002 2003 2002 2003 2002 2003
Hôpital. ­ Ziekenhuis 23,81 27,69 21,52 21,75 21,56 22,10 22,52 22,52
Centre. ­ Centrum 76,19 72,31 78,48 78,25 78,44 77,90 77,48 77,48
Total. ­ Totaal 100,00 100,00 100,00 100,00 100,00 100,00 100,00 100,00
30-34 35-39 40-44 45-49 50-54
2002 2003 2002 2003 2002 2003 2002 2003 2002 2003
Hôpital. ­ Ziekenhuis 20,59 23,73 20,14 23,49 22,43 22,35 12,28 14,93 100,00
Centre. ­ Centrum 79,41 76,27 79,86 76,51 77,57 77,65 87,72 85,07 0,00
Total. ­ Totaal 100,00 100,00 100,00 100,00 100,00 100,00 100,00 100,00 100,00

5.3. Hôpital ou centre et complications

5.3.1. Nombre

Hôpital
­
Ziekenhuis
Centre
­
Centrum
2002 2003 2002 2003
Aucune. ­ Geen 3 099 3 555 11 574 11 994
Hémorragie. ­ Bloedverlies 25 26 22 48
Perforation. ­ Perforatie 4 6 3 14
Déchirure. ­ Scheur 19 14 2 20
Autres. ­ Andere 22 18 17 40
Total. ­ Totaal 3 169 3 619 11 618 12 116

5.3.2. Pourcentage

Hôpital
­
Ziekenhuis
Centre
­
Centrum
2002 2003 2002 2003
Aucune. ­ Geen 97,79 98,23 99,62 98,99
Hémorragie. ­ Bloedverlies 0,79 0,72 0,19 0,40
Perforation. ­ Perforatie 0,13 0,17 0,03 0,12
Déchirure. ­ Scheur 0,60 0,39 0,02 0,17
Autres. ­ Andere 0,69 0,50 0,15 0,33
Total. ­ Totaal 100,00 100,00 100,00 100,00

5.4. Hôpital ou centre et durée d'hospitalisation

5.4.1. Nombre

Hôpital
­
Ziekenhuis
Centre
­
Centrum
2002 2003 2002 2003
Ambulatoire. ­ Ambulant 1 416 1 475 11 588 12 018
24 heures ou moins. ­ 24 uur of minder 1 592 1 917 36 32
Plus de 24 heures. ­ Meer dan 24 uur 163 137 0 2
Total. ­ Totaal 3 171 3 529 11 624 12 052

5.4.2. Pourcentage

Hôpital
­
Ziekenhuis
Centre
­
Centrum
2002 2003 2002 2003
Ambulatoire. ­ Ambulant 44,65 41,80 99,69 99,72
24 heures ou moins. ­ 24 uur of minder 50,20 54,32 0,31 0,27
Plus de 24 heures. ­ Meer dan 24 uur 5,14 3,88 0,00 0,02
Total. ­ Totaal 100,00 100,00 100,00 100,00

5.5. Hôpital ou centre et méthode d'interruption de grossesse

5.5.1. Nombre

Hôpital
­
Ziekenhuis
Centre
­
Centrum
2002 2003 2002 2003
Aspiration. ­ Aspiratie 1 735 1 988 10 029 10 077
Curetage. ­ Curettage 869 978 249 571
Prostaglandine. ­ Prostaglandine 58 66 13 19
Mifépristone. ­ Mifepristone 453 452 1 291 1 342
Mifépristone + curetage. ­ Mifepristone + curettage 50 43 34 22
Autres. ­ Andere 5 4 8 27
Total. ­ Totaal 3 170 3 531 11 624 12 058

5.5.2. Pourcentage

Hôpital
­
Ziekenhuis
Centre
­
Centrum
2002 2003 2002 2003
Aspiration. ­ Aspiratie 54,73 56,30 86,28 83,57
Curetage. ­ Curettage 27,41 27,70 2,14 4,74
Prostaglandine. ­ Prostaglandine 1,83 1,87 0,11 0,16
Mifépristone. ­ Mifepristone 14,29 12,80 11,11 11,13
Mifépristone + curetage. ­ Mifepristone + curettage 1,58 1,22 0,29 0,18
Autres. ­ Andere 0,16 0,11 0,07 0,22
Total. ­ Totaal 100,00 100,00 100,00 100,00

5.6. Hôpital ou centre et méthode d'anesthésie

5.6.1. Nombre

Hôpital
­
Ziekenhuis
Centre
­
Centrum
2002 2003 2002 2003
Aucune. ­ Geen 488 524 1 430 1 462
Loco-régionale. ­ Loco-regionaal 868 838 10 102 10 496
Narcose. ­ Narcose 1 783 2 162 15 50
Autres. ­ Andere 32 7 77 50
Total. ­ Totaal 3 171 3 531 11 624 12 058

5.6.2. Pourcentage

Hôpital
­
Ziekenhuis
Centre
­
Centrum
2002 2003 2002 2003
Aucune. ­ Geen 15,39 14,84 12,30 12,12
Loco-régionale. ­ Loco-regionaal 27,37 23,73 86,91 87,05
Narcose. ­ Narcose 56,23 61,23 0,13 0,41
Autres. ­ Andere 1,01 0,20 0,66 0,41
Total. ­ Totaal 100,00 100,00 100,00 100,00

5.7. Hôpital ou centre et interruption de grossesse après 12 semaines

Danger pour la mère
­
Gevaar voor de moeder
Danger pour l'enfant
­
Gevaar voor het kind
2002 2003 2002 2003
Hôpital. ­ Ziekenhuis 2 1 12 10
Centre. ­ Centrum 4 10 32 33
Total. ­ Totaal 6 11 44 43

ANNEXE 1

Remarques concernant la sous-rubrique « autre » réponse du document d'enregistrement d'une interruption de grossesse

1. Les « autres » situations de détresse

Les situations de détresse invoquées à la rubrique « autres » représentent pour l'année 2002, 303 réponses, soit 2,05 % des cas et pour l'année 2003, 226 réponses, soit 1,45 % des cas.

Il est à noter que la sous-rubrique « 99 autres » a été très utilisée pour insister sur le fait que la grossesse était absolument non désirée, qu'il n'y avait pas de désir d'enfant. Cela concernait en 2002 12,54 % des « autres » réponses et en 2003 7,50 %.

Les situations de détresse invoquées à la rubrique « autres » en 2002 et 2003 sont les suivantes :

­ raisons culturelles ou religieuses;

­ composition récente de la famille;

­ prostitution;

­ toxicomanie;

­ problèmes de santé du partenaire;

­ problèmes de santé psychique;

­ enfants trop jeunes;

­ relation adultère;

­ problèmes médicaux d'autres enfants;

­ partenaire violent;

­ âge du partenaire (trop jeune ou trop âgé);

­ séropositive;

­ partenaire en prison;

­ pas de désir d'enfant;

­ période de deuil;

­ relation instable;

­ géniteur inconnu, doute quant à la paternité;

­ projet d'études;

­ départ pour l'étranger;

­ enfants placés en institution;

­ couple séparé géographiquement;

­ problèmes sociaux.

2. Les « autres » méthodes de contraception déclarées par la patiente

En 2002 cette rubrique a été mentionnée 64 fois sur 14 791, soit dans 0,43 % du total des enregistrements. Cette rubrique a en réalité fait l'objet de davantage de réponses (61) qui concernaient d'autres rubriques spécifiques.

En 2003, cette rubrique a fait l'objet de 166 réponses sur 15 596, soit 1,06 % des cas.

Ces réponses sont les suivantes :

­ nuvaring;

­ allaitement maternel;

­ longue période d'infécondité de la femme et/ou de l'homme;

­ injection vaginale;

­ méthode de la température;

­ passage d'une méthode à une autre.

3. Les « autres » méthodes d' interruption de grossesse

En 2002, cette rubrique a été cochée 20 fois sur 14 791 cas : 6 dont la Mifépristone et 7 dont RU+Cytotec/ou Cytotec ont été utilisés comme méthode d'interruption de grossesse.

En 2003, 252 réponses ont été relevées sur un total de 13 762 soit 1,83 % des cas où la mifépristone a été utilisée comme méthode d'interruption de grossesse.

En 2003, 42 réponses ont été comptabilisées sur un total de 15 596, soit 0,27 % des cas. La RU a été mentionnée 24 fois et stérilisation par laparoscopie 6 fois.

4. Les « autres » méthodes d'anesthésie

En 2002, cette rubrique a fait l'objet de 82 réponses sur 14 791, soit 0,55 % des cas.

En 2003, 41 réponses ont été enregistrées sur 15 596, soit 0,26 % des cas.

La méthode principalement mentionnée est la suivante : WSP.

5. Les « autres » complications

En 2002, cette rubrique a été cochée 35 fois sur un total de 14 791, soit 0,23 % des cas.

En 2003, 42 réponses ont été données sur un total de 15 596, soit 0,27 % des cas.

Ces réponses sont les suivantes :

­ rétention placentaire;

­ curetage après l'intervention;

­ choc vagal;

­ stress;

­ hémorragie;

­ vomissement, nausée;

­ clamidia;

­ échec Mifépristone;

­ fibromes;

­ endométrite;

­ hyperthermie;

­ sépticémie;

­ mdv;

­ allergie vraisemblable à la methergine .


ANNEXE 2


LES INTERRUPTIONS DE GROSSESSE AU-DELÀ
DU DÉLAI DE DOUZE SEMAINES

Le rapport statistique aborde cette question dans son second volet traitant des corrélations.

En vertu de l'article 350, 4º, du code pénal, l'interruption de grossesse peut être pratiquée au-delà du délai de douze semaines sous les conditions prévues à l'article 350, 1º, b), 2º et 3º du même code, lorsque la poursuite de la grossesse met en péril grave la santé de la femme ou lorsqu'il est certain que l'enfant à naître sera atteint d'une affection d'une particulière gravité et reconnue comme incurable au moment du diagnostic.

50 interruptions de grossesse au-delà du délai de douze semaines ont été enregistrées en 2002.

Trois de ces interruptions ont été pratiquées pour cause de péril grave pour la santé de la femme et 41 en raison d'affection grave ou incurable de l'enfant. Trois de ces interruptions ont été pratiquées en raison d'une combinaison de risques pour la mère et pour l'enfant.

En 2003, 54 interruptions de grossesse au-delà de douze semaines ont été enregistrées, neuf pour cause de péril grave pour la santé de la femme et 41 en raison d'une affection grave ou incurable chez l'enfant. Deux de ces interruptions ont été pratiquées en raison d'une combinaison de risques pour la mère et pour l'enfant.

À l'examen des documents d'enregistrement, il s'avère que le péril grave pour la santé de la femme recouvre les cas suivants : sclérose multiple, épileptie, contamination HIV, syndrome d'anxiété chronique, lupus erythematodes disseminatus, toxoplasmose, sarcome métastasé, chorioamnionite et sepsie, eclampsie, embolie pulmonaire, syndrome d'Hodgskin, septicémie, hernie discale, béance cervicale.

En ce qui concerne l'affection d'une particulière gravité et reconnue comme incurable dont l'enfant aurait été atteint au moment de sa naissance, il s'agit des cas suivants :

1. Affections chromosomiques :

­ trisomie 9;

­ trisomie 13 (syndrome de Patou);

­ trisomie 16 (Mosaïcisme);

­ trisomie 18 (syndrome d'Edwards);

­ trisomie 21 (syndrome de Down);

­ syndrome polymalformatif (deletie 15);

­ triploïdie chromosomiale 69 xxx;

­ duplication partielle du chromosome 8.

2. Affections héréditaires :

­ adénomatoïde congénital, malformation pulmonaire type 1;

­ cardiopathie congénitale pulmonaire;

­ syndrôme de Turner avec complications multiples;

­ malformation fétale.

3. Malformations :

­ hydrocéphalie;

­ anencéphalie;

­ spina bifida;

­ dysplasie des poumons, malformation des articulations;

­ encéphalocèle;

­ hypoplasie du coeur;

­ fente bilatérale labiale et palatine;

­ malformation congénitale grave;

­ omphalocèle;

­ agénésie cérébrale, ventriculomégalie;

­ nanisme thanatophore;

­ meningocèle;

­ fente palatine, dilatation des ventricules du cerveau, polygnathie, coeur : paroi interventriculaire perforée, malformation de l'aorte;

­ retard extrême de croissance intra-utérine;

­ atrophie cérébrale;

­ hypertrophie de la vessie;

­ ostéogénèse imparfaite;

­ agénésie bilatérale des membres supérieurs;

­ anamniose;

­ malformation du tube neural;

­ retard de croissance;

­ atteinte SMA (affection métabolique);

­ dysplasie du rein et du poumon;

­ malformation grave du foetus;

­ achondrogenèse léthale;

­ élargissement trophoblastique important et anamniose;

­ hernie du diaphragme, liver up;

­ neurofibromatose type 1;

­ hypoplasie du testicule droit, VSD, hypoplasie de l'artère pulmonaire;

­ libola genens.

4. Affections tératogènes :

­ rubéole, séroconversion au cours de la grossesse;

­ grave infection CMV congénitale;

­ cytomegalovirus;

­ infection congénitale;

­ prise de roaccutane en début de grossesse;

­ sero-rotation.

2. RAPPORTS ANNUELS DES ÉTABLISSEMENTS DE SOINS

INTRODUCTION

Les tableaux repris ci-après totalisent, par année de référence, les chiffres déclarés par les centres et les hôpitaux dans leurs rapports annuels. Ces chiffres ne correspondent que rarement avec ceux qui sont déclarés au moyen du formulaire d'enregistrement.

Chaque institution est tenue de mentionner les données suivantes dans son rapport annuel :

­ le nombre de demandes d'interruption de grossesse qui ont été introduites auprès de l'institution ou des médecins qui y sont rattachés;

­ le nombre d'interruptions de grossesse qui ont été pratiquées par les médecins attachés à l'institution avant la fin de la douzième semaine suivant la fécondation;

­ le nombre de demandes d'interruption de grossesse après douze semaines;

­ le nombre de demandes d'interruption de grossesse qui ont été « refusées ».

La rubrique « nombre de demandes d'IVG refusées » appelle deux commentaires car les termes « rejet » ou « refus » sont sujets à interprétations différentes.

1. Les IVG refusées par les établissements doivent être mentionnées mais il est possible que l'IVG ait été pratiquée dans une autre structure que celle où la demande a été initialement faite.

Il n'y a donc pas là de refus au sens strict.

2. Ont également été classées comme « rejet » ou « refus » les conditions suivantes dont la liste n'est pas exhaustive :

­ la femme ne vient pas au rendez-vous;

­ la suite réservée à la demande est inconnue;

­ la femme n'est pas enceinte au moment de la demande;

­ une fausse couche est survenue pendant la période d'attente;

­ la grossesse dépasse le délai de douze semaines et la femme est orientée vers l'étranger;

­ la grossesse est trop avancée lors de la première consultation et le délai a dépassé 12 semaines après la période d'attente de 6 jours;

­ la femme est orientée vers un hôpital belge pour des raisons médicales ou pour des considérations liées à l'anesthésie;

­ la femme est orientée vers un autre centre belge;

­ la femme décide de poursuivre sa grossesse;

­ la femme est orientée vers un service d'adoption.

1. Institutions francophones

Centres

Nombre de centres
­
Aantal centra
Nombre de
requêtes
­
Aantal
verzoeken
Nombre d'IVG
pratiquées
­
Aantal uitgevoerde
zwangerschapsafbrekingen
Nombre de
requêtes rejetées
­
Aantal afgewezen
verzoeken
% de rejets par/
aux requêtes
­
% afgewezen t.o.v.
aantal verzoeken
2002 2003 2002 2003 2002 2003 2002 2003 2002 2003
27 29 7 631 8 776 6 311 7 063 1 320 1 713 17,30 19,52

Hôpitaux et cliniques

Nombre
d'hôpitaux
­
Aantal
ziekenhuizen
Nombre
de requêtes
­
Aantal
verzoeken
Nombre d'IVG pratiquées
­
Aantal uitgevoerde zwangerschapsafbrekingen
Nombre de requêtes
rejetées
­
Aantal afgewezen
verzoeken
% de rejets par/
aux requêtes
­
% afgewezen t.o.v.
aantal verzoeken
2002
2003
2003 2002 2003 2002 2003 dont après 12 semaines
­
waarvan na 12 weken
2003 2002 2003 2002
2002
23 26 3 150 3 354 2 497 2 707 42 56 653 647 20,73 19,29

2. Institutions néerlandophones

Centres

Nombre de centres
­
Aantal centra
Nombre
de requêtes
­
Aantal
verzoeken
Nombre d'IVG
pratiquées
­
Aantal uitgevoerde
zwangerschapsafbrekingen
Nombre de
requêtes rejetées
­
Aantal afgewezen
verzoeken
% de rejets par/
aux requêtes
­
% afgewezen t.o.v.
aantal verzoeken
2002 2003 2002 2003 2002 2003 2002 2003 2002 2003
8 7 7 646 7 419 6 383 6 344 1 237 1 075 16,18 14,49

Hôpitaux et cliniques

Nombre
d'hôpitaux
­
Aantal
ziekenhuizen
Nombre
de requêtes
­
Aantal
verzoeken
Nombre d'IVG pratiquées
­
Aantal uitgevoerde zwangerschapsafbrekingen
Nombre de requêtes
rejetées
­
Aantal afgewezen
verzoeken
% de rejets par/
aux requêtes
­
% afgewezen t.o.v.
aantal verzoeken
2002
2003
2003 2002 2003 2002 2003 dont après 12 semaines
­
waarvan na 12 weken
2003 2002 2003 2002
2002
12 11 1 041 1 256 613 1 032 25 32 167 221 16,04 17,59

3. Aperçu général

Centres

Nombre de centres
­
Aantal centra
Nombre d'IVG pratiquées
­
Aantal uitgevoerde zwangerschapsafbrekingen
2002 2003 2002 2003
35 36

Hôpitaux

Nombre d'hôpitaux
­
Aantal ziekenhuizen
Nombre d'IVG pratiquées
­
Aantal uitgevoerde zwangerschapsafbrekingen
2002
2003
2003 2002 2003 dont après 12 semaines
­
waarvan na 12 weken
2002
35 37 3 110 3 739 67 88

3. RAPPORTS ANNUELS DES SERVICES D'INFORMATION

SERVICES D'INFORMATION FRANCOPHONES

27 centres extrahospitaliers ont fait parvenir un rapport annuel à la commission en 2002 et 29 en 2003.

23 hôpitaux et cliniques ont fait parvenir un rapport annuel à la commission en 2002 et 26 en 2003.

La façon dont ces établissements ont organisé et géré leurs services d'information au cours des deux années de référence, leurs méthodes d'accueil et d'assistance ainsi que leur évaluation des résultats sont examinés ci-après.

Les remarques générales principalement émises par les institutions bruxelloises et qui étaient déjà énoncées dans le précédent rapport connaissent cette année encore la même fréquence. Elles concernent principalement l'augmentation sensible du nombre d'IVG chez les jeunes ainsi que l'accroissement parmi leur public de personnes émanant des communautés culturelles arabe, turque, espagnole, congolaise, sud-américaine, ... Ces institutions, interpellées par les aspects multiculturels de leur travail, insistent sur la nécessité d'une information qui puisse efficacement s'adresser à ce public nouveau, c'est-à-dire, non seulement dans les langues des communautés les plus représentées, mais aussi tenant compte de leurs appartenances religieuses et philosophiques.

L'ensemble des centres se disent aussi de plus en plus confrontés à des personnes sans couverture sociale ou connaissant de réelles difficultés financières à qui ils proposent de payer l'IVG à leur rythme sur base d'une reconnaissance de dette. Si la dette n'est pas honorée, c'est le centre qui supporte les frais. Il y a donc demande d'une reconnaissance effective de l'acte pluridisciplinaire qu'est l'IVG dans son mode de subsidiation.

A. Centres extrahospitaliers

1. Composition et fonctionnement

Les services d'information des centres extrahospitaliers sont le plus souvent composés d'une dizaine de personnes, parfois plus, dont les intervenants sont le plus souvent des psychologues, des assistant(e)s sociaux (sociales) et des médecins. Parfois les équipes se sont adjoint un(e) juriste, des kinésithérapeutes, des sexologues et/ou des conseillers conjugaux ou encore une infirmière sociale ou du personnel administratif.

Le public visé est aussi bien adolescent qu'adulte et les équipes semblent vouloir s'adapter aux demandes en tenant compte des spécificités inhérentes aux différentes classes d'âge.

2. Méthodes d'accueil et d'assistance

Les activités des services d'information des centres s'inscrivent habituellement aussi bien dans une démarche préventive que dans la prise en charge de l'interruption de grossesse proprement dite. Selon la philosophie des centres, lesquels adhèrent le plus souvent au GACEHPA (Groupe d'Action des Centres Extra-Hospitaliers Pratiquant l'Avortement), le développement personnel de la patiente, son autonomie, sa responsabilité et son bien-être dans les domaines de la vie affective, sexuelle, familiale et sociale sont favorisés.

Eu égard à ce qui précède, les méthodes adoptées par les centres sont assez semblables et une impression d'uniformité se dégage de la lecture des rapports reçus des centres en ce qui concerne ces méthodes.

Certains centres font part de ce que leurs objectifs comprennent le fait de permettre à toutes les femmes et les couples qui le désirent poursuivre la grossesse, de la mener à terme et de pouvoir élever leurs enfants dans des conditions sociales, économiques et psychologiques optimales.

L'accueil

Il comporte en général l'information, l'écoute, le soutien et l'orientation, et le centre est le plus souvent accessible tous les jours ouvrables de la semaine. Le plus souvent, la personne est reçue pour un premier entretien par une psychologue ou une assistante sociale spécialement formée.

Sous-tendus par le principe que la femme doit prendre sa décision en connaissance de cause et librement, plusieurs centres spécifient les objectifs de l'entretien, lesquels sont de :

­ clarifier la demande;

­ entendre la femme et/ou le couple dans ses difficultés;

­ relever les pressions ou contraintes éventuelles qui pourraient intervenir dans la décision;

­ permettre de prendre conscience des enjeux liés à la décision;

­ ouvrir un espace de parole où il sera question de la prévention en matière de vie affective et sexuelle;

­ informer sur les droits et aides possibles, ainsi que sur les possibilités d'adoption;

­ orienter éventuellement vers le juriste ou l'assistante sociale;

­ informer et dédramatiser quant à l'intervention proprement dite;

­ mettre au point une contraception future, clarifier les choses quant à une éventuelle résistance à cet égard, passée ou future.

Après l'entretien, l'accueillante transmet le « dossier » au médecin en spécifiant les raisons sur lesquelles s'appuie la décision de la femme.

La consultation médicale

Le médecin reçoit la femme et s'assure de sa détermination profonde et de son état de détresse.

Un examen gynécologique est pratiqué et le médecin informe la patiente des risques médicaux éventuels liés à l'IVG.

L'intervention

À la suite du délai minimal de réflexion d'une semaine, le jour de l'intervention, la patiente doit confirmer sa détermination à interrompre sa grossesse et est invitée à le faire par écrit.

L'intervention se fait le plus souvent par aspiration, sous anesthésie locale. L'accueillante est souvent présente pour soutenir la femme tant au niveau physique que psychique.

À la suite de l'intervention, une information est donnée par l'équipe sur les précautions à prendre durant les quinze jours qui suivent et une dernière mise au point est faite au niveau de la contraception. L'équipe reste disponible pour toute information éventuelle, médicale ou morale.

Certains centres signalent qu'ils pratiquent l'IVG médicamenteuse depuis 2001. Des brochures ont été établies, qui donnent des recommandations, décrivent les précautions à prendre et le déroulement de l'intervention.

Ces centres précisent que si cette méthode ne nécessite pas la présence conjointe de deux médecins dans le centre, elle mobilise par contre énormément de temps et d'attention. En effet, les accueillant(e)s et le médecin doivent être disponibles pendant toute la durée du traitement (4-5 heures) afin de pouvoir répondre à toute demande à tout moment.

Le suivi

Après deux ou trois semaines, la femme est reçue à nouveau par une psychologue ou l'assistante sociale ainsi que par le médecin et est invitée à s'exprimer quant aux suites de son avortement. Un soutien tant psychologique que médical peut lui être apporté si nécessaire.

3. Résultat de l'accueil et de l'assistance

Les centres font souvent part de leur difficulté à déterminer l'influence de l'accueil et de l'assistance prodigués dans la prise ou le changement de décision des femmes et des couples. Ils formulent alors des hypothèses que leur expérience leur fait supposer. Ainsi, un centre résume ses impressions comme suit : la « qualité » de l'accueil et de l'accompagnement est de toute façon un bon moyen de prévention de futures grossesses non désirées, de difficultés psychologiques ultérieures liées à celles-ci, ... Précisons que l'objectif de nos accueils est de permettre à la femme/au couple de prendre la moins mauvaise décision (étant donné le contexte et le moment où elle/il se trouve); ce que nous offrons à la femme/au couple c'est un lieu de parole où le travailleur social va prendre le temps d'écouter la femme/le couple, lui permettre de prendre du recul par rapport à ce qu'il/elle est en train de vivre, de mûrir sa décision ».

« L'accompagnement permet à la femme de prendre une décision plus librement, en connaissance de cause, en sachant mieux ce que représentera l'IVG ou la poursuite de la grossesse. Il favorise une prévention des difficultés psychologiques et médicales liées à un avortement. Il favorise la mise en place d'un suivi de contraception. Les « post » permettent de continuer le travail de prévention, de responsabilisation et de faciliter la poursuite du processus de deuil ».

Il est notamment aussi spécifié que « la qualité de l'accueil, la personnalisation de la relation et l'approche globale de la personne favorisent la réduction des complications médicales et/ou psychologiques de l'IVG ». L'IVG peut alors être vécue comme « une étape difficile dans un processus de maturation et un moment de réceptivité accrue aux messages de prévention et de responsabilisation ».

4. Cas d'accueil et d'assistance signalés

Quelques centres signalent un certain nombre de patientes qui n'ont pas subi une IVG après l'entretien.

Les centres font d'année en année davantage remarquer que le fait de renoncer à la grossesse peut être conditionné par la précarité de la situation sociale et économique de la femme. Les assistants sociaux mettent tout en oeuvre pour les soutenir (recherche de maisons d'accueil, mise en ordre de dossier sécurité sociale, médiation avec les parents, etc., ...).

Certains aussi disent qu'ils sont de plus en plus confrontés à des personnes sans couverture sociale ou connaissant de réelles difficultés financières à qui ils offrent la possibilité de payer les frais d'IVG à leur rythme sur base d'une reconnaissance de dette. Dans certains cas, les frais sont entièrement à charge du centre.

Certains soulignent la diversité des origines des femmes qui fréquentent le centre, ce qui amène le personnel à être extrêmement attentif à l'influence des appartenances culturelles, religieuses, ethniques sur la prise de décision finale.

Des centres font appel au CIRE (coordination et initiatives pour réfugiés et étrangers) qui fournit l'assistance d'un(e) interprète.

Un centre fait part du fait qu'il est « régulièrement confronté à des demandes d'IVG chez des femmes troublées et bouleversées après leur passage dans des centres pro-life. Outre les discours culpabilisants et moralisateurs tenus aux femmes dans ces centres, il semble que les dispositions légales ne soient pas respectées. L'attitude de ces centres vis-à-vis des patientes nous semble accroître de façon inutile et abusive leur état de détresse ».

5. Suggestions en vue d'améliorer la prévention des grossesses non désirées

Plusieurs centres préconisent :

­ la nécessité d'une contraception gratuite (ce qui est légalement réalisé pour les moins de 20 ans) et l'introduction dans le programme scolaire d'une formation à l'éducation sexuelle et affective (tous réseaux); ces formations pourraient être suivies d'un relais par le centre de planning;

­ la distribution élargie et gratuite de la pilule du lendemain et mise en place de campagnes informatives et préventives;

­ d'encourager les personnes qui utilisent le préservatif pour se prémunir des MST à utiliser conjointement une autre contraception (orienter les campagnes de prévention en ce sens);

­ l'installation de distributeurs de préservatifs dans les écoles.

B. Hôpitaux et cliniques

1. Composition

Il semble important de souligner que, même si les hôpitaux sont en général moins bien outillés pour accueillir les demandeuses d'IVG, les descriptions des entretiens menés ces deux dernières années au sein des services d'information témoignent de l'importance accordée par un certain nombre de ces institutions à l'aspect humain et psychologique. La femme est loin d'être livrée à elle-même dans une institution déshumanisée.

Un hôpital bruxellois signale que certaines patientes sont vues uniquement par le médecin parlant leur langue (anglais, arabe, berbère, perse, rwandais, polonais, russe). Le service se compose le plus souvent des médecins de l'établissement et d'une infirmière, d'un(e) psychologue et/ou d'une assistante sociale.

Il arrive qu'aucune structure spécifique n'a été mise en place et que seul le médecin mène l'entretien préalable à l'intervention. Parfois, en revanche, des locaux sont aménagés spécialement à cet égard. Le service d'information fonctionne souvent avec du personnel provenant des autres services de l'hôpital (psychologue, assistante sociale) ou alors certains hôpitaux collaborent avec un centre de planning familial se trouvant à proximité.

2. Fonctionnement du service

Les services fonctionnent le plus souvent sur rendez-vous, par téléphone, ce qui permet déjà à la personne demandeuse de se renseigner sur le déroulement de l'intervention. Le service social fonctionne normalement tous les jours, pendant les heures normales d'activité; une assistante sociale assure ce service; l'accueil en urgence est bien sûr possible.

Les dossiers IVG du GACEHPA servent, lorsqu'ils sont utilisés, de support et facilitent l'entretien individuel.

De toute façon, comme pour les centres, les services d'information des hôpitaux informent quant aux droits et aides possibles et aux avantages garantis par la loi et les décrets aux familles et enfants à naître, à propos des possibilités d'adoption ou d'hébergement en maison d'accueil ou des aides sociales en rapport avec les circonstances particulières de la grossesse non désirée.

De plus en plus d'hôpitaux accueillent la femme et une personne de son choix au cours d'un entretien individuel par une personne formée à l'écoute. Un service social personnalisé a parfois été mis en place pour résoudre les problèmes annexes à la demande d'IVG (logement, mutuelle, minimex, éthylisme, ...)

S'il y a perception d'une fragilité particulière de la femme, des moyens sont parfois mis en oeuvre pour une prise en charge plus spécifique et approfondie.

Des locaux sont parfois mis à disposition dans le cadre précis de la pratique des IVG : salle d'attente, bureau de l'assistante sociale, bureau du médecin, salle d'examen, salle de repos.

Une accueillante oriente vers les différents intervenants.

Une visite de follow-up est en général prévue au cours de laquelle un suivi médical et psycho-social est mis sur pied.

À l'analyse des renseignements récoltés auprès des services d'information des structures hospitalières, les éléments suivants peuvent être cités :

­ les entretiens des services d'information consistent le plus souvent en une clarification de la demande, une gestion de l'ambiguité éventuelle et une information sur la contraception qui se prolonge parfois en une vérification de son application après l'IVG;

­ certains hôpitaux dispensent une information sur la contraception dans les écoles environnantes;

­ les services d'information servent aussi à informer, selon la loi, sur les alternatives à l'avortement.

En ce qui concerne plus spécifiquement l'information propre à l'IVG, les services d'information précisent les différentes étapes de l'intervention.

Il est évident à ce propos que l'accès à la pilule abortive (myfégine) a été le point de départ de nouvelles pratiques et a nécessité la mise sur pied d'une nouvelle organisation pour les institutions.

3. Cas d'accueil et d'assistance signalés

Les services d'information des hôpitaux ont émis les commentaires suivants :

­ Un hôpital signale que la méthode par myfégine reste relativement peu utilisée. Les patientes préfèrent pourtant souvent cette méthode (ressemblant plus à une perte naturelle de l'enfant) mais ne peuvent y accéder financièrement (méthode plus chère que l'aspiration);

­ les difficultés inhérentes à l'usage de langues étrangères (anglais, arabe, persan, espagnol, ...) empêchent certaines patientes de passer par le service d'information et ce sont des médecins pratiquant ces langues qui se sont occupés de l'accueil;

­ la procédure d'accueil ne devrait pas être systématisée à toutes les demandes mais devrait se limiter aux « cas limites » que le médecin est apte à détecter;

­ les patientes en situation illégale peuvent bénéficier d'une procédure administrative d'urgence leur permettant d'avoir accès aux soins nécessaires;

­ beaucoup de patientes hésitantes face à l'IVG l'ont fait, poussées par la crainte de l'avenir, face au peu de moyens financiers;

­ s'il y a décision de poursuivre la grossesse, une institution signale qu'on envisage une collaboration avec l'association « souffle de vie »;

­ l'IVG reste un sujet tabou;

­ la contraception doit, dans bien des cas, être longuement expliquée et il y a souvent lieu de surmonter des a priori négatifs concernant la pilule;

­ il y a parfois confusion entre la pilule du lendemain et la pilule abortive;

­ il y a méconnaissance de la pilule du lendemain;

­ une institution signale que « l'angoisse d'être seule et de devoir assumer un enfant, la crainte de perdre un emploi, la peur de ne pouvoir poursuivre une ambition professionnelle déjà bien engagée, l'impossibilité de pouvoir faire face à la pression familiale et sociale, à la charge financière que représente l'éducation d'un enfant » constituent les motivations d'un nombre non négligeable de femmes pour interrompre leur grossesse;

­ l'IVG médicamenteuse est perçue comme une solution plus souple, plus naturelle d'interruption de grossesse.

4. Suggestions en vue d'améliorer la prévention des grossesses non désirées

Les hôpitaux suggèrent de mettre en pratique ce qui suit :

­ intensifier la publicité sur l'existence des centres de planning familial dans les écoles secondaires;

­ simplifier la loi sur l'adoption;

­ développer des réseaux d'aide autour des mineures qui souhaitent garder leur enfant contre l'avis de leurs parents;

­ favoriser l'accès à la contraception pour les milieux les plus défavorisés notamment les femmes en situation précaire ou illégale en Belgique (gratuité, échantillions, ...);

­ médiatiser l'accès à la contraception;

­ prix dégressif des pilules en fonction des critères économiques ou sociaux. Gratuité en planning familial sur base d'un dossier (comme cela se pratique en France);

­ responsabiliser les garçons;

­ informer à tous âges sur l'emploi correct de la pilule, sur les risques liés à l'oubli et sur la baisse de son efficacité lorsqu'elle est utilisée avec certains médicaments;

­ insister sur la nécessité d'une information claire avec conseils pratiques par dépliants à remettre lors de l'IVG;

­ organiser l'information sur la pilule du lendemain (spots, films d'information) ou sur le stérilet et changer la dénomination des stérilets pour éviter l'amalgame stérilet/stérilité;

­ organiser une information quant aux nouvelles méthodes contraceptives (implanon, stérilet longue durée) et leur remboursement par la sécurité sociale;

­ subventionner davantage les services d'accueil chargés de la contraception.

SERVICES D'INFORMATION NÉERLANDOPHONES

A. Centres

1. Composition et fonctionnement du service

a) Tous les services d'information « sauf un » font appel à un ou plusieurs psychologues, médecins; on retrouve d'autres qualifications telles qu'infirmière (sociale), assistante sociale, sexologue et conseiller conjugal. Le personnel de ces services se compose en moyenne de huit personnes; cette moyenne dissimule cependant de grandes différences entre services, pouvant aller de 3 à 17 collaborateurs, dont certains à temps partiel.

b) Certains services présentent chaque année un rapport circonstancié témoignant de l'attention et de l'accompagnement dont bénéficient les femmes aux plans psychosocial et médical.

D'autres se limitent à renvoyer aux rapports des années précédentes.

c) La principale information mise à disposition sur papier concernant l'avortement et les méthodes appliquées consiste en des brochures éditées par l'ASBL CCNAC (Centrale Coördinatie van Nederlandstalige Abortuscentra), à laquelle les centres sont affiliés.

Les centres des grandes villes disposent en outre de dépliants qui s'adressent à la population féminine allochtone dans leur langue.

D'autres brochures, la plupart dans plusieurs langues, traitent des questions liées à la contraception et aux MST.

2. Méthodes d'accueil et d'assistance appliquées

a) Avant l'interruption de grossesse :

Le premier entretien avec un collaborateur du centre (l'accueillante) est généralement précédé d'un contact téléphonique.

L'entretien a pour but la prise en charge psychosociale et émotionnelle de la femme et l'encadrement de l'examen médical.

L'équipe du centre assiste la femme dans sa prise de décision et l'aide à s'assurer du caractère non désiré de la grossesse. La femme est informée des alternatives envisageables. Cette information l'aide à faire un choix mûrement réfléchi quant aux moyens de contraception futurs.

D'autres entretiens peuvent suivre si la femme demeure indécise.

L'entretien avec l'accueillante n'aboutit pas toujours à un avortement, pour les raisons suivantes :

­ la femme souhaite conserver son enfant;

­ elle ne se présente pas pour le traitement prévu dans le cadre d'un deuxième rendez-vous;

­ elle est renvoyée pour traitement à l'étranger;

­ elle connaît un avortement spontané;

­ la femme n'est pas enceinte.

b) Pendant l'interruption de grossesse :

Tous les centres offrent un accompagnement psychosocial du traitement. Un deuxième entretien s'effectue au préalable avec une assistante, afin de vérifier que la femme ne nourrit aucun doute ni ne connaît de problèmes pour accepter sa décision. Il est ensuite discuté du traitement post-opératoire et des moyens contraceptifs existants.

Le délai diffère en fonction de l'intervention (aspiration ou avortement médicamenteux), mais un dernier entretien est toujours prévu avec la femme.

Un centre insiste sur le fait que pour parvenir à faire changer les comportements en matière de contraception, le message doit être répété et ce sur une période supérieure à un mois.

c) Après l'interruption de grossesse :

Il va de soi que l'opération est suivie d'un contrôle médical et éventuellement d'un entretien avec le médecin.

Si nécessaire, la femme a la possibilité de recevoir un soutien psychologique ou d'être renvoyée vers un centre d'assistance ou un psychothérapeute.

Le droit à l'autodétermination de la femme joue un rôle prépondérant pour le déroulement et le contenu des entretiens.

3. Cas d'accueil et d'assistance signalés

Concernant l'accueil et l'assistance, il ressort des rapports annuels les recommandations suivantes :

­ L'accompagnement psychosocial avant et après l'intervention est assuré de préférence par la même assistante;

­ Certaines femmes ont besoin de pouvoir bénéficier d'une plus grande intimité dans le centre;

­ Autoriser la présence d'une personne de confiance dans la salle de traitement accroît dans une large mesure le bien-être de la femme;

­ L'accueil qui suit immédiatement l'intervention peut être amélioré;

­ Le laps de temps entre l'arrivée au centre et l'intervention (1 heure et demie) est trop éprouvant sur le plan émotionnel;

­ Le délai qui s'écoule entre l'entretien préparatoire et l'intervention est jugé trop long;

­ Il est demandé de consacrer une attention suffisante à la participation du partenaire.

Le volet financier d'une interruption de grossesse est régi via le système du tiers payant (mutualité). Certains groupes tels que les illégaux et les personnes dont l'assurance maladie n'est pas en règle, doivent toutefois recourir à l'intervention financière du CPAS.

4. Suggestions en vue d'améliorer la prévention des grossesses non désirées

L'appel en faveur d'une prévention plus importante et pour davantage de cours d'éducation sexuelle dans les écoles secondaires est réitérée. La question de la fécondité devrait figurer parmi les objectifs finaux de l'enseignement secondaire.

Un centre insiste sur le fait que la Belgique présente à l'heure actuelle le taux d'avortement le plus bas. Cela ne doit cependant pas nous faire perdre de vue le travail de prévention, qui doit contribuer à réduire le nombre de grossesses non désirées parmi les adolescentes. Le nombre de cas de grossesses chez l'adolescente peut être diminué en investissant dans la « formation ».

Un centre préconise le traitement en Belgique de ce que l'on a coutume d'appeler l'avortement du deuxième trimestre.

Un autre centre souhaite que toutes les catégories de la population soient informées de l'absence de fiabilité de la « méthode Ogino » comme moyen de contraception.

Enfin, un centre émet une opinion dissidente en ce qui concerne l'intervention financière de l'INAMI, qu'il estime contre-productive pour la prévention.

B. Hôpitaux

1. Composition et fonctionnement

a) Les services d'information sont composés de collaborateurs aux qualifications suivantes : médecin, juriste, psychologue, infirmière sociale, sage-femme, conseiller conjugal, assistante sociale, administratifs.

b) Le service d'information ne s'occupe pas exclusivement de la problématique de l'avortement. Il est intégré, notamment en tant qu'élément du service de gynécologie, clinique pour femmes ou service de psychologie clinique, dans le service social du CPAS ou le service de génétique médicale.

2. Méthodes d'accueil et d'assistance

À deux exceptions près, les rapports annuels ne portent qu'un intérêt des plus sommaires à cette question.

Un seul hôpital rapporte en détail le fonctionnement de son service d'information. Les méthodes d'accueil et d'assistance appliquées sont en l'occurrence similaires à celles des centres IVG : dialogue sur la situation de dêtresse, alternatives à l'avortement, explications relatives au déroulement de l'intervention et aux risques y afférents. Enfin, des informations sont données quant à l'utilisation future de contraceptifs. Le traitement est suivi d'un entretien facultatif avec l'infirmière sociale.

3. Cas d'accueil et d'assistance signalés

Cette rubrique a rarement été complétée; dans un cas, il est plaidé pour la mise à disposition de moyens contraceptifs financièrement abordables pour les personnes sans papiers.

Un service d'information en zone métropolitaine constate qu'un nombre élevé de femmes allochtones, de femmes en séjour illégal et de demandeuses d'asile n'ont qu'une connaissance limitée voire inexistante de la contraception, et réagissent différemment sur le plan émotionnel face à l'avortement en considérant ce dernier comme une forme de contraception. La sexualité et la contraception étant souvent des sujets de discussion tabous dans le giron familial, les mineures d'âge doivent faire face à un stress psychique important.

4. Suggestions en vue d'améliorer la prévention des grossesses non désirées

­ Par analogie avec les centres IVG, on attire l'attention sur la prévention et l'information dans les établissements scolaires d'enseignement secondaire;

­ Information et mesures de prévention destinées aux demandeuses d'asile, dès leur arrivée en Belgique;

­ Une meilleure diffusion de l'information concernant la pilule du lendemain, dont l'existence et la disponibilité sont trop peu connues, surtout des jeunes;

­ Davantage de séances ou cours d'information à l'école, portant sur l'usage adéquat de contraceptifs et sur la levée du tabou entourant la sexualité. L'information prodiguée sur les préservatifs devrait souligner la nécessité d'un contraceptif supplémentaire;

­ Nouvelle réduction du prix des contraceptifs : en effet, souvent les jeunes, les indigents, demandeurs d'asile et personnes en séjour illégal ne peuvent financièrement pas se les procurer.

OUVRAGES REÇUS

I. RAPPORTS

a. BELGIQUE :

* Bellens, R., Craeymeersch, G., Van Crombrugge, L., Kollektief Antikonceptie, Jaarverslag 1991, Gand, 1992, 52 p.

* id., Kollektief Antikonceptie, Jaarverslag 1992, Gand, 1993, 28 p.

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* id., Kollektief Antikonceptie, Jaarverslag 1994, Gand, 1996, 54 p.

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* Centrum voor Algemeen Welzijn Sjerp VUB, Jaarverslag 1998, 46 p.

* Kind en Gezin, Jaarverslag 2003, 63 p.

* Kind en Gezin, Het kind in Vlaanderen 2003, 157 p.

b. ÉTRANGER :

Canada :

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Danemark :

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* id., 1989-90, Tweede Kamer, 1991-92, 18386, nº 44.

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* id., 1989-90, Stimezo-onderzoek, Utrecht, 1992, 62 p.

* id., 1991-92, Stimezo-onderzoek, Utrecht, 1995, 54 p.

* Jaarrapportage 2002 van de Wet afbreking zwangerschap, Staatstoezicht op de Volksgezondheid. Inspectie voor de gezondheidszorg, 18 p.

* Jaarrapport 2003, Staatstoezicht op de Volksgezondheid. Inspectie voor de gezondheidszorg, 206 p.

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États-Unis

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CONCLUSIONS

1. Les chiffres des interruptions de grossesse fournis à la Commission pour les années 2002 et 2003 peuvent être corrigés. Si, du nombre total des interruptions volontaires de grossesse pratiquées en Belgique (1), on déduit le nombre de femmes domiciliées à l'étranger qui font pratiquer une interruption de grossesse dans notre pays (2) et si on y ajoute le nombre ­ qui baisse lentement ­ des femmes belges et luxembourgeoises qui se rendent aux Pays-Bas pour se faire avorter (3) ainsi que le nombre des déclarations introduites trop tard (4) et qui ne sont donc pas reprises dans les tableaux de la première partie, on obtient les chiffres suivants :

1993 1994 1995 1996 1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003
(1) 10 380 10 737 11 243 12 628 12 666 11 999 12 734 13 762 14 775 14 791 15 595
(2) -163 -216 -188 -275 -253 -240 -354 -340 -353 -414 -349
(3) +2 794 +2 314 +2 247 +2 019 +1 813 +1 567 +1 557 +1 473 +1 334 +1 224 +1 091
(4) +463 +380 +96 +161 +31 +256 +0 +28 +422 +115 +370
13 474 13 215 13 398 14 533 13 857 13 582 13 937 14 923 16 178 15 716 16 707

2. Pour diverses raisons qui ont varié dans le temps, les chiffres contenus dans ce rapport ne sont pas d'une précision scientifique. En effet,

­ pour des raisons qui demeurent inexpliquées, il y a des différences de nombre entre les déclarations d'IVG faites par les médecins, établies individuellement, et les rapports annuels des institutions au sein desquelles ces médecins pratiquent leur art;

­ la Commission est sans pouvoir pour vérifier si les données communiquées par les médecins et par les institutions correspondent à une réalité scientifiquement établie; elle est même sans pouvoir pour vérifier si les documents qui lui sont communiqués ont été correctement remplis; et elle n'a pas davantage le pouvoir d'exiger d'une institution ou d'un médecin qu'ils fassent des déclarations. Bref, la Commission est complètement tributaire des données qui lui sont fournies.

À regarder l'évolution des chiffres tels qu'ils résultent du tableau ci-dessus, on pourrait penser que le nombre des interruptions volontaires de grossesse en 2003 représente 124,70 % de ce qu'il était en 1995.

Cette augmentation des chiffres ne correspond cependant pas nécessairement à une augmentation, dans la même proportion ou dans une autre, du nombre des interruptions réellement pratiquées.

Elle peut avoir en effet d'autres causes qui tiennent à une meilleure compréhension des médecins et des institutions par rapport aux attentes de la loi du 13 août 1990, à une généralisation progressive de la communication des données, au soin qu'ils y mettent, etc. La même observation doit être faite à propos des différences locales.

3. Comme la Commission l'a souvent fait observer auparavant, et spécialement dans son rapport de 2002, une étude pluridisciplinaire pourrait essayer d'interpréter l'ensemble de ces données à la lumière d'autres données (démographiques, médicales, psychologiques, socio-économiques, politiques et culturelles) évaluées par ailleurs. Le danger serait donc de tirer, des données dont la Commission dispose et qu'elle communique dans le présent rapport, des conclusions hâtives.

Toutefois, la Commission a été saisie d'une proposition tendant à vérifier s'il est possible de formuler une réflexion plus approfondie sur l'ensemble de la période 1992-2003. Cette proposition sera examinée dans les prochains mois.

4. En attendant, elle ne peut que revenir sur les suggestions faites précédemment :

­ les efforts fournis en vue d'améliorer l'information des jeunes, aussi bien au sein qu'en dehors des établissements d'enseignement, doivent être encore intensifiés;

­ le public devrait être mieux informé et d'une manière continue quant à tous les moyens contraceptifs performants actuellement disponibles mais qui, au vu des renseignements recueillis par la Commission, sont bien souvent ignorés ou mal utilisés; un effort particulier devrait être entrepris à l'égard des femmes qui ne maîtrisent pas complètement une de nos langues nationales;

­ les différents services et institutions qui doivent assurer l'accueil des femmes en situation de détresse devraient être soutenus par les autorités compétentes d'une manière plus efficiente.

5. L'article 1er, § 3, alinéa 1er, de la loi du 13 août 1990 prescrit à la Commission de déposer son rapport d'évaluation le 31 août. Ce délai a été jusqu'à présent respecté. Toutefois, compte tenu de la date à laquelle les documents d'enregistrement et les rapports annuels doivent lui être communiqués par les médecins et par les établissements de soins (au plus tard le 30 avril, en application du dernier alinéa de l'article 2 et du premier alinéa de l'article 3 de la loi), et de celle à laquelle elle les reçoit réellement (c'est-à-dire souvent plus tard), il est de plus en plus difficile de respecter ce délai. La Commission souhaiterait donc que la date du 31 août soit reportée par exemple au 15 octobre.

La Commission tout entière tient à remercier chaleureusement les membres du personnel administratif mis à sa disposition pour l'enregistrement et le traitement des données et à rendre hommage à leur dévouement et à leur compétence.

COMPOSITION DE LA COMMISSION D'ÉVALUATION DE LA LOI DU 3 AVRIL 1990 RELATIVE À L'INTERRUPTION DE GROSSESSE (ARRÊTÉ ROYAL DU 29 NOVEMBRE 2002)

Membres effectifs :

1º en tant que docteurs en médecine :

­ M. Marc Cosyns (N);

­ M. Alfons Van Orshoven (N) ­ Président;

­ M. Serge De Cooman (F);

­ Mme Lise Thiry (F);

­ M. Paul Deschepper (N);

­ Mme Chantal Kortmann (N);

­ Mme Annie Champion (F);

­ Mme Françoise Kruyen (F);

2º en tant que professeurs de droit dans une université belge ou avocats :

­ M. Herman Nys (N);

­ M. Roger Lallemand (F);

­ M. Jules Messinne (F) ­ Président;

­ Mme Jacqueline Dalcq-Depoorter (F);

3º en tant qu'issus de milieux chargés de l'accueil et de la guidance des femmes en état de détresse :

­ Mme Karen François (N);

­ Mme Arlette Geuens (N);

­ Mme Trees Dehaene (N);

­ Mme Monique Rifflet (F).

Membres suppléants :

1º en tant que docteurs en médecine :

­ M. Paul Devroey (N);

­ M. Guido Van Hoorde (N);

­ M. Luc Rogiers (F);

­ Mme Isabelle Salmon (F);

­ M. Luc Kiebooms (N);

­ Mme Maria Goossens (N);

­ Mme Mireille Fontanieu (F);

­ Mme Véronique Lheureux (F);

2º en tant que professeurs de droit dans une université belge ou avocats :

­ M. Stefaan Callens (N);

­ M. Patrick Mandoux (F);

­ M. Pierre Jaumotte (F);

­ Mme Pascale Vielle (F);

3º en tant qu'issus de milieux chargés de l'accueil et de la guidance des femmes en état de détresse :

­ Mme Griet Demeestere (N);

­ Mme Simonne Janssens-Vanoppen (N);

­ Mme Elly Van Assche (N);

­ Mme Claire Quevrin (F).

COMPOSITION DU CADRE ADMINISTRATIF DE LA COMMISSION NATIONALE D'ÉVALUATION DE LA LOI DU 3 AVRIL 1990 RELATIVE À L'INTERRUPTION DE GROSSESSE (ARRÊTÉ ROYAL DU 29 NOVEMBRE 2002)

Mme Françoise De Weirt ­ secrétaire (F)

Mme Marie-Jeanne Ribbens ­ secrétaire (N)

Mme Karine Delatte (F)

Mme Lydie Cappelmans (F)

M. Kristiaan Coppens (N)

Mme Céline Lievens (N)