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Question écrite n° 5-9703

de Louis Ide (N-VA) du 19 juillet 2013

à la vice-première ministre et ministre des Affaires sociales et de la Santé publique, chargée de Beliris et des Institutions culturelles fédérales

le Centre belge pour l'Evidence-Based Medicine

Institut national d'assurance maladie-invalidité
profession de la santé
organisation de la santé
association professionnelle
base de données
presse scientifique
répartition géographique
statistique de la santé
recherche médicale

Chronologie

19/7/2013 Envoi question
2/9/2013 Réponse

Requalification de : demande d'explications 5-3791

Question n° 5-9703 du 19 juillet 2013 : (Question posée en néerlandais)

Cette question reprend la questions écrite n° 5-561 relative au Centre belge pour l'Evidence-Based Medicine. Il s'agit d'un projet développé au sein de l’Institut national d’assurance maladie-invalidité (INAMI) destiné à promouvoir la médecine basée sur des preuves ou médecine factuelle.

Pour un prix très modique, ce centre donne également accès à certaines revues médicales de renom. Je m’en réjouis. C’est en effet une bonne manière de procéder.

Je souhaiterais poser quelques questions concrètes concernant ce projet.

1) Combien de médecins généralistes, de médecins spécialistes, de pharmaciens, de médecins généralistes en formation, d'étudiants de septième année de médecine, de fonctionnaires, etc. sont-ils actuellement affiliés au CEBAM ? Je souhaiterais obtenir le nombre total et le nombre pour chacune des catégories. La ministre peut-elle également me donner une ventilation régionale des chiffres ?

2) Quel est le coût total du projet CEBAM ? La ministre peut-elle également subdiviser les dépenses totales par poste (abonnements, site web, administration, rémunérations, etc.) ?

3) Des initiatives relatives à ce projet sont-elles encore en cours (aspects fondamentaux et pratiques, etc.) ?

Réponse reçue le 2 septembre 2013 :

Question 1.

Nombre d’utilisateurs (accès actifs) par discipline au 31 décembre 2012 : 

Au cours des 2 années écoulées (période du 1er janvier 2011 au 31 décembre 2012), le nombre d’utilisateurs différents est passé à 5 453 personnes. Il s’agit d’une augmentation de 34 % en comparaison avec les 4 069 utilisateurs différents au cours de la période précédente du 1er janvier 2009 au 31 décembre /2010. Le plus grand groupe demeure les médecins généralistes (44 %). Suivent ensuite les groupes de médecins spécialistes (20 %), les pharmaciens (12 %) et les praticiens de l’art infirmier (9 %). Le groupe « Autres » (9 %) comprend principalement les utilisateurs de l’autorité (entre autres Centre fédérale d’expertise des soins de santé (KCE) et Institut national d’assurance maladie-invalidité (INAMI)), puisqu’aucune discipline spécifique n’a été octroyée à ces utilisateurs. Tous les étudiants de 7e année en médecine générale reçoivent (via la faculté) un accès gratuit à la CDLH. Les médecins généralistes en formation de 8e et 9e année (MGF) ont également un accès gratuit. C’est important afin de se familiariser avec la bibliothèque comme instrument de travail dans leur future pratique. Tous ces étudiants en médecine générale sont repris dans le groupe « médecins généralistes ».  

Discipline

%

Médecins généralistes

44%

Médecins spécialistes

20%

Praticiens de l’art infirmier

9%

Sages-femmes

4%

Pharmaciens

12%

Kinésithérapeutes

2%

Autres

9%

Total au 31.12.2012 (N = 5.453)

100%

 

Nombre d’utilisateurs (accès actifs) par rôle linguistique au 31 décembre 2012 : 

Nous ne disposons pas d’informations par région. Par contre, la répartition des utilisateurs par rôle linguistique est connue. Des 5 453 utilisateurs actifs au cours de la période 2011-2012, 2/3 était néerlandophone (67 %) et 1/3 francophone (32 %). Le rapport (66 % -33 %) est quasiment le même qu’au cours de la période 2009-2010.  

Rôle linguistique

%

Néerlandais

67%

Français

32%

Anglais

0%

Inconnu

1%

Total au 31.12.2012 (N= 5.453)

100%

 

Question 2 : Coût total du projet CDLH. 

Le coût total pour l’année 2012 s’élevait à 650 000 euros. En 2010, un budget séparé « fonctionnement » a pour la première fois été défini et il a été financé à partir du mois d’août 2010 (5/12 d’un budget partiel annuel de 300.000 euros). En 2011 et 2012, ce budget partiel « fonctionnement » de 300 000 euros a été entièrement financé.  

Budget 2012 de la Bibliothèque virtuelle Soins de santé

I. Personnel Cebam

100.000

30% ETP Coordinateur néerlandophone bibliothèque virtuelle (médecin)

       

30% ETP Coordinateur francophone bibliothèque virtuelle (médecin)

 

50% ETP Travail de secrétariat et suivi (secrétaire)

 

(1 ETP (fulltime equivalent = 38h/semaine)

 

 

II. Banques de données

250.000

Licences & royalties pour les sources d’infirmations EBM

       

Entre autres : The Big Five = 5 revues médicales de haut niveau :

The Lancet,

The British Medical Journal (BMJ),
The New England Journal of Medicine (NEJM),
The Annals of Internal Medicine (AIM),
The Journal of the American Medical Association (JAMA);

En plus de la Cochrane Library, Clinical Evidence, la collection d'e-books, des moteurs de recherche EBM, sites de recommandations (inter)nationales.

Pour le contenu complet : voir page web CDLH www.cdlh.be

 

III. Fonctionnement

300.000

Logistique technique pour l’environnement de développement

 

Logistique technique pour l’environnement de production

 

Négociations avec les Publishers et le Consortium

 

Site et gestion du portail

 

TOTAL

     650.000 €



Question 3 : prévoit-on encore d’autres initiatives concernant ce projet ?

Comme le démontrent les chiffres susmentionnés, l’utilisation de la bibliothèque virtuelle CDLH au cours de la période 2011-2012 a poursuivi son évolution jusqu’à compter près de 5.500 utilisateurs actifs, surtout des médecins généralistes. Le nombre de sources consultées (« hits ») est passé de 116 822 « hits » en 2011 à 134 977 « hits » en 2012, soit une augmentation de 11 %. Le nombre de « téléchargements » d’articles scientifiques continue également sa progression : de 45 687 en 2010 à 51 845 en 2011 et 58 073 en 2012. 

Afin de garantir le succès sans cesse croissant de la bibliothèque, les lignes de force pour les années à venir sont les suivantes :

Il y a en outre, depuis 2010, à l’initiative de l’INAMI, une collaboration accrue entre la CDLH et d’autres organisations qui jouent un rôle dans notre pays dans le développement et/ou l’implémentation de recommandations pour une bonne pratique médicale. C’est ainsi qu’a été créée fin 2011 l’asbl EBMPracticeNet avec la participation d’organisations comme CBIP, CEBAM, CDLH, Pharmaca, Minerva, Domus Medica, SSMG, SPF Santé publique, KCE, AFMPS et des associations de praticiens de l’art infirmier et de kinésithérapeutes. La bibliothèque virtuelle comme source scientifique d’informations est étroitement liée à ce nouveau projet EBM qui a pour objectif d’offrir une plate-forme commune gratuite en ligne de directives validées, qui peuvent s’appliquer aux soins belges et liée à toutes les informations EBM publiées et disponibles au niveau national. Le dispensateur de soins pourra par la même occasion cliquer sur des informations scientifiques sous-jacentes plus complètes dans la bibliothèque CDLH.  

La bibliothèque CDLH jouera donc un rôle crucial dans les années à venir comme source d’informations EBM pour les dispensateurs de soins dans notre pays, entraînant une progression de l’utilisation.