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Question écrite n° 5-6824

de Hassan Bousetta (PS) du 26 juillet 2012

au ministre des Entreprises publiques, de la Politique scientifique et de la Coopération au développement, chargé des Grandes Villes

Syrie - Aide humanitaire - Financement - Mise en œuvre - Situation de l'aide belge

Syrie
aide humanitaire

Chronologie

26/7/2012 Envoi question
28/8/2012 Réponse

Question n° 5-6824 du 26 juillet 2012 : (Question posée en français)

Nous sommes tous témoins de l'intensification de la violence en Syrie du fait de la répression menée par le gouvernement en place. Le Comité internationale de la Croix-Rouge (CICR) qualifie aujourd'hui la situation de guerre civile et cela entraine inévitablement une dégradation dramatique de la situation humanitaire sur le terrain.

Lors de la conférence des amis de la Syrie qui s'est tenue à Paris le 6 juillet 2012, les participants ont affirmé dans un communiqué final vouloir renforcer l'aide humanitaire à la population. À votre initiative, la Belgique avait déjà pris sa part de responsabilité en réservant 2 millions d'euros dans le cadre du budget de la Coopération en vue d'intervenir en faveur des déplacés du conflit.

Ce lundi 16 juillet 2012, les conclusions du 4e Forum humanitaire sur la Syrie à Genève étaient moins optimistes. Le directeur des opérations du Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) de l'Organisation des Nations unies (ONU) a affirmé que l'aide humanitaire en Syrie faisait face à une dangereuse pénurie de fonds.

À ce jour, l'appel humanitaire lancé par les Nations unies pour répondre à la crise en Syrie, d'un montant de 189 millions de dollars, ne serait financé qu'à hauteur de 20 % et celui lancé en faveur des réfugiés syriens dans les pays limitrophes n'est également financé qu'à hauteur de 20 %.

À cela s'ajoute l'obstruction du gouvernement en place. Vers la mi-juillet 2012, un quatrième volontaire du Croissant Rouge a été tué dans l'exercice de ses fonctions.

Dans ce contexte, l'honorable ministre peut-il faire le point sur la mise en œuvre de l'aide humanitaire belge déjà libérée en faveur de la Syrie et les difficultés qu'elle rencontre ainsi que sur l'activité que développe le gouvernement pour accroitre et mieux organiser cette aide ?

Réponse reçue le 28 aôut 2012 :

J'avais réservé un montant de deux millions pour financer l'aide humanitaire en Syrie. Ces deux millions seront répartis entre des organisations, déjà opérationnelles, pour des projets destinés à porter assistance tant en Syrie qu’aux réfugiés syriens en dehors des frontières de la Syrie.

Le processus de sélection des organisations qui seront financées a été réalisé de façon à promouvoir celles qui par leur mise en application concrète des principes humanitaires bénéficient d’une acceptation sur le terrain qui leur permet d’être opérationnelles de manière efficiente.

Les projets suivants ont été sélectionnés sur base des besoins et de l’opérationnalité des partenaires. Le dernier projet (UNRWA) est encore en cours d'approbation au Conseil des ministres (le délai de versement effectif des fonds sera ensuite dépendant de la procédure habituelle d’approbation par le Conseil des ministres en ce inclus la nouvelle mesure de prudence budgétaire):

En outre, la Coopération Belge au Développement contribue aux budgets généraux des organisations multilatérales et internationales (comme le PAM, le CICR, UNICEF, OCHA ou HCR) et à des fonds flexibles (CERF par exemple). Ces contributions flexibles sont destinées à être utilisées très rapidement par les organisations, selon les besoins. Ces organisations peuvent donc puiser dans ces fonds dès aujourd’hui pour leurs opérations en Syrie. Par exemple, le CERF a déjà déboursé 30,4 millions USD en 2012 pour la réponse humanitaire à la crise syrienne.

La crise humanitaire en Syrie est actuellement sous-financée et retient donc l’attention et la considération de l’administration en charge de l’aide humanitaire qui suit de manière régulière l’évolution de la situation pour adapter la réponse à cette crise.