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Question écrite n° 5-5688

de Bert Anciaux (sp.a) du 23 février 2012

au ministre des Entreprises publiques, de la Politique scientifique et de la Coopération au développement, chargé des Grandes Villes

Société nationale des chemins de fer belges - Train en panne - Arrêt de trois heures - Informations des voyageurs

information du consommateur
Société nationale des chemins de fer belges
transport de voyageurs
durée du transport

Chronologie

23/2/2012 Envoi question
19/9/2012 Réponse

Question n° 5-5688 du 23 février 2012 : (Question posée en néerlandais)

L'entreprise publique peu réjouissante qu'est la Société nationale des chemins de fer belges (SNCB) relève de la compétence du ministre. Outre le calvaire continu provoqué par les suppressions, retards et grèves, la SNCB n'échappe pas non plus au matériel défectueux. Il est tout à fait inévitable qu'une entreprise complexe disposant de centaines de milliers de machines, moteurs, appareils, véhicules...doive régulièrement faire face à des pannes. Naturellement, une politique adéquate répond à ce problème de manière positive en recourant à un entretien de qualité et au remplacement ou à l'élargissement réguliers du parc de machines, au sens large du terme.

Face à ces pannes et contretemps inévitables, il faut avoir la capacité d' agir judicieusement et efficacement. J'ai déjà posé de nombreuses questions à ce sujet en prêtant une attention particulière à la précision avec laquelle la SNCB intervient ou non pour informer et, surtout, également évacuer des voyageurs immobilisés. Ces dernières années sont peu glorieuses à cet égard. À plusieurs reprises déjà, on a constaté lors de pannes de trains l'absence ou l'insuffisance d'informations et, surtout, une immobilisation très longue des voyageurs.

Une telle situation a eu lieu le lundi 13 février 2012. Un train s'est arrêté entre Termonde et Bruxelles. Des centaines de passagers étaient immobilisés. Après un certain temps d'attente, une train de dépannage, avec à peine deux wagons, a pu dégager une partie de ces voyageurs malchanceux. Les autres, cent personnes environ, ont dû attendre trois heures dans leur train en panne.

Je me suis renseigné antérieurement auprès du ministre sur l'efficacité dont la SNCB fait preuve lorsqu'elle intervient dans ces moments-là. Il n'y avait pas grand-chose à dire...c'était plutôt l'inverse, à nouveau une réaction principalement chaotique.

1) Le ministre reconnaît-il qu'il est inacceptable que la SNCB doive faire attendre pendant trois heures des voyageurs bloqués avant de pouvoir les évacuer en toute sécurité ?

2) Comment explique-t-il que le train qui est venu en aide en premier lieu ne disposait que de deux wagons...et donc, qu'il devait laisser encore plus de cent personnes dans le train arrêté ?

3) Qui peut être tenu responsable de cette approche bancale et le ministre va-t-il mettre les coupables face à leur inefficacité continue et à leur incapacité inacceptable à aider convenablement et, surtout, rapidement les voyageurs, dans des moments de contretemps également ?

4) Quand la SNCB va-t-elle disposer d'une procédure qui, dans de tels moments, peut garantir une intervention efficace et effective ? À partir de quel moment notre société, propriétaire et financier de la SNCB, peut avoir la certitude que les voyageurs reçoivent des informations rapides, sûres et bonnes lorsqu'un train est arrêté ?

Réponse reçue le 19 septembre 2012 :

Je prie l'honorable membre de bien vouloir se référer à la réponse communiquée aux questions orales 9573 et 9598 lors de la commission Infrastructure de la Chambre du 7 mars 2012 (CRABV 53 COM 416 pages 5 et 6).