Version à imprimer bilingue Version à imprimer unilingue

Question écrite n° 5-5325

de Louis Ide (N-VA) du 19 janvier 2012

à la vice-première ministre et ministre des Affaires sociales et de la Santé publique, chargée de Beliris et des Institutions culturelles fédérales

Le traitement des plaies par pression négative

traumatisme
thérapeutique
soins de santé
assurance maladie
ticket modérateur
dépense de santé

Chronologie

19/1/2012 Envoi question
24/1/2012 Réponse

Requalification de : demande d'explications 5-1609

Question n° 5-5325 du 19 janvier 2012 : (Question posée en néerlandais)

Le traitement par pression négative est devenu un élément essentiel du traitement des plaies. Entre autres pour les maladies chroniques persistantes et les escarres de décubitus, le traitement par pression négative est de plus en plus appliqué, et ce avec succès. Mais son application requiert de la patience et cela prend du temps.

Le remboursement du traitement est lié à une hospitalisation, en ce compris l'hospitalisation de jour. Cependant, lorsque les patients récupèrent mais doivent encore être traités par pression négative, ils pourraient rentrer chez eux. En d'autres termes, ils devraient pouvoir poursuivre le traitement chez eux. Malheureusement, ces frais sont totalement à charge du patient avec pour conséquence que le traitement n'est pas poursuivi ou qu'il ne l'est plus de manière aussi stricte. Toutefois, si les frais étaient remboursés, le coût serait bien entendu plus élevé, mais les effets retour seraient énormes. Les plaies seraient mieux traitées, une hospitalisation ne serait plus nécessaire et la qualité de vie du patient augmenterait considérablement.

Quelle est la position de la ministre dans ce dossier ? Suit-elle mon raisonnement ? Envisage-t-elle de prendre une initiative ?

Réponse reçue le 24 janvier 2012 :

En réponse à votre question, je peux vous communiquer ce qui suit:

La thérapie par pression négative a en effet trouvé une place dans le traitement des plaies qui guérissent difficilement.

Lors des discussions sur son remboursement au sein du Conseil technique des moyens diagnostiques et de matériel de soin, la décision a été prise de ne rembourser la thérapie par pression négative que pour les patients hospitalisés. Le coût de cette thérapie, principalement le coût du compresseur, est maintenant partiellement pris en charge par l’hôpital.

Les patients concernés par cette thérapie sont ceux qui présentent des plaies chroniques graves et qui doivent donc être pris en charge à l’hôpital. Le suivi des patients a lieu en hospitalisation de jour.

Précédemment, seul un fournisseur était présent sur le marché belge. Actuellement, ils sont plusieurs avec comme conséquence que le coût de la thérapie a baissé.

En fonction de l’évolution du coût des compresseurs à l’avenir, on pourrait envisager – au plus tôt dans le cadre du budget 2013 – d’élargir le groupe cible, pour autant que le besoin soit formulé.