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Question écrite n° 5-5115

de Nele Lijnen (Open Vld) du 30 décembre 2011

au ministre des Entreprises publiques, de la Politique scientifique et de la Coopération au développement, chargé des Grandes Villes

Société nationale des chemins de fer belges (SNCB) - Internet sans fil dans les trains - Coût

Société nationale des chemins de fer belges
transport de voyageurs
Internet

Chronologie

30/12/2011 Envoi question
19/3/2012 Réponse

Réintroduction de : question écrite 5-2471

Question n° 5-5115 du 30 décembre 2011 : (Question posée en néerlandais)

Depuis des années déjà, les passagers se plaignent de l'interruption des liaisons téléphoniques sur certains trajets. L'internet mobile via le GSM est aujourd'hui bien établi. Il serait très pratique, plus qu'en voiture, de pouvoir utiliser dans le train son smartphone, ordinateur portable ou netbook en ligne. Pour cela, l'internet sans fil est utile.

En Angleterre, en Allemagne et aux Pays-Bas, les premiers trains sont pourvus de l'internet. Pour 2012, tous les trains intercity des chemins de fer néerlandais seront même équipés de l'internet sans fil. La Société nationale des chemins de fer belges (SNCB) a déjà fait savoir plus tôt qu'elle ne pourra pas proposer le WIFI dans les trains. L' investissement est trop élevé.

Je souhaiterais obtenir une réponse à la question suivante :

La ministre peut-elle me faire savoir combien coûterait l'installation du WIFI dans au moins un wagon par train durant les heures de pointe ?

Réponse reçue le 19 mars 2012 :

L’investissement dans une technologie similaire à celle du train à grande vitesse (TGV) dans une voiture par train est estimé à 129 000,00 euros. Ce coût ne comprend pas le coût opérationnel (notamment la location de liaisons par satellite et la  gestion de la largeur de bande en fonction de l’occupation du train). La limitation de la largeur de bande est une restriction pour le nombre d’utilisateurs. À titre d’information: la vitesse de téléchargement est actuellement d’environ 2 Mbps à répartir entre tous les utilisateurs de la voiture (par exemple 50), ce qui revient à 40 kbps par utilisateur. Le 2Mbps n’est donc pas garanti. De plus, l’utilisateur reste tributaire de la topologie de la ligne empruntée et de la moins bonne réception à certains endroits (tunnels, bâtiments, etc.). Il faudrait aussi équiper les tunnels d’antennes Wi-Fi. 

Le coût d’équipement des voitures est de 35 millions d'euros (voitures de première classe). Pour les automotrices, le coût est plus élevé car il faut prévoir pour chaque automotrice un équipement d’un montant de 121 millions d'euros.  

La Société nationale des chemins de fer belges (SNCB) indique qu’avec l’actuelle technologie privée, chaque utilisateur peut avoir accès à l’internet grâce à la technologie  Modem (28 kbps), GPRS (115 kbps), 3G-UMTS (384 kbps) (ou à l’avenir 4G). Chaque utilisateur dispose à cet effet de ses propres moyens et de sa carte SIM.  Si le signal GSM est disponible dans le train, l’utilisateur a accès à internet. Le signal GSM dépend des antennes disponibles le long des lignes. Il s’agit d’un problème lié à l’infrastructure actuelle et non au matériel roulant.