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Question écrite n° 5-4749

de Bert Anciaux (sp.a) du 28 décembre 2011

au ministre des Entreprises publiques, de la Politique scientifique et de la Coopération au développement, chargé des Grandes Villes

Société nationale des chemins de fer belges - Sécurité - Appareil avertissant de l'arrivée des TGV

Société nationale des chemins de fer belges
sécurité des transports
dispositif de signalisation
transport à grande vitesse

Chronologie

28/12/2011 Envoi question
19/3/2012 Réponse

Réintroduction de : question écrite 5-3392

Question n° 5-4749 du 28 décembre 2011 : (Question posée en néerlandais)

La période écoulée n'a pas vraiment été une période de succès et de gloire pour la SNCB. Une série de déficiences sont apparues sur pratiquement tous les fronts et dans tous les aspects du fonctionnement. Un sérieux problème de sécurité s'est également posé.

Au cours de la dernière semaine du mois de septembre, Infrabel a invité un certain nombre de journalistes afin de leur montrer à quel point la priorité est donnée à la politique de sécurité. Ces journalistes ont ainsi assisté à une démonstration d'un système « révolutionnaire » qui avertit les ouvriers du rail, notamment ceux concernés par le contrôle et l'entretien des lignes TGV, de l'arrivée d'un TGV. Malheureusement, l'appareil n'a pas fonctionné et la démonstration triomphante s'est transformée en spectacle pitoyable et pathétique. En même temps, la pertinence de ce système « révolutionnaire » a été mise en doute par un des représentants d'Infrabel.

D'où les questions suivantes :

1) La ministre est-elle au courant de la démonstration plutôt grotesque d'Infrabel, où un appareil que l'on avait tant vanté, qui avertit les ouvriers du rail de l'arrivée d'un TGV, n'a jamais fonctionné ? Comment explique-t-elle cette démonstration qui n'a pas vraiment convaincu les journalistes de la qualité de la politique de sécurité menée par Infrabel ?

2) À l'occasion de cette démonstration, un représentant d'Infrabel a déclaré que cet appareil était en fait superflu et donc qu'il ne serait pas pertinent. La ministre partage-t-elle cette analyse et dans l'affirmative, pourquoi Infrabel possède-t-il quand même cet appareil (qui n'a du reste pas fonctionné) ? Combien coûte un tel appareil et combien Infrabel en a-t-il acheté ?

Réponse reçue le 19 mars 2012 :

L'utilisation de cet appareil d'avertissement n'est pas imposée par la réglementation. Il est un fait que le travail d'une équipe d'entretien est uniquement autorisé après la mise hors service de la voie correspondante. Le chantier d'entretien peut ainsi être sécurisé.

Un appareil d'avertissement est uniquement prévu pour annoncer le passage d'un train à grande vitesse (TGV) sur la voie adjacente et éviter ainsi que les ouvriers soient effrayés. Il s'agit donc plutôt d'une mesure préventive supplémentaire.

Pendant la présentation, il s'est effectivement avéré que l'appareil d'avertissement ne fonctionnait pas au début des travaux. La batterie n'était pas suffisamment chargée. Cette anomalie a été détectée par le selftest de l'appareil. Le responsable local a raccordé l'appareil au réseau et après quelques minutes, tout fonctionnait correctement.  

Infrabel possède six appareils qui coûtent 15 000 euros par pièce.