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Question écrite n° 5-3966

de Guido De Padt (Open Vld) du 28 décembre 2011

au ministre des Entreprises publiques, de la Politique scientifique et de la Coopération au développement, chargé des Grandes Villes

Transport ferroviaire - Vols à la tire - Statistiques - Mode opératoire - Arrestations - Mesures

transport de voyageurs
vol
statistique officielle
Société nationale des chemins de fer belges

Chronologie

28/12/2011 Envoi question
19/9/2012 Réponse

Réintroduction de : question écrite 5-3521

Question n° 5-3966 du 28 décembre 2011 : (Question posée en néerlandais)

Les trains sont le domaine de prédilection des voleurs à la tire. Les bousculades et ralentissements qui se produisent à l'embarquement ou au débarquement sont des circonstances idéales pour dérober un portefeuille dans une poche de pantalon, un sac à main ou la poche d'une veste. Mais la prudence s'impose également à bord des trains : mieux vaut ne pas accrocher sa veste au porte-manteaux si elle contient des objets de valeur et surveiller ses bagages. Cela n'est pas toujours évident dans les trains qui transportent des passagers ayant de nombreux bagages, comme le train qui relie l'aéroport de Zaventem à Bruxelles.

Je souhaiterais donc poser les questions suivantes à la ministre.

1) La ministre dispose-t-elle de statistiques sur le nombre de vols commis dans les trains en 2009, 2010 et au premier semestre de 2011 ? Quels sont les biens qui sont particulièrement dans le collimateur des voleurs à la tire ?

2) Quels sont les principaux modes opératoires observés lors des vols commis dans les trains ? Combien de voleurs à la tire a-t-on pris en flagrant délit au cours de la période susmentionnée ?

3) Sur quelles lignes a-t-on enregistré le plus grand nombre de vols durant la période précitée ? La ministre peut-elle de fournir une ventilation en fonction de la nature du bien dérobé ? Des mesures spécifiques tenant compte du type de vol le plus fréquent sont-elles prises pour ces liaisons ferroviaires ?

Réponse reçue le 19 septembre 2012 :

1.   Le tableau suivant donne un aperçu des appels qui sont arrivés au Security Operations Center concernant des vols commis à bord des trains par des pickpockets : 

 

1

2

3

4

5

6

7

8

9

10

11

12

Total

2009

136

120

128

121

173

115

117

131

169

148

128

120

1 606

2010

127

117

152

112

145

110

131

131

135

166

131

156

1 613

2011

165

159

179

142

157

170

183

180

150

152

166

158

1 961

Les éléments de réponse en ce qui concerne les biens les plus recherchés sont à fournir par le Service public fédéral (SPF) Intérieur qui a les services de police dans ses attributions. 

2.   Les techniques souvent appliquées par les pickpockets à bord des trains sont les suivantes :  

Laisser tomber des objets par terre

Les malfaiteurs sont assis en face ou à côté de la victime dans la voiture. À l’arrêt du train, le malfaiteur et son complice font mine de descendre, mais l’un d’eux laisse tomber son portefeuille juste aux pieds de la victime. La plupart du temps, la réaction de la victime est d’aider le complice, ce qui permet au malfaiteur de voler la mallette ou le sac avec un laptop en toute facilité.  

Frapper à la fenêtre

Au cours de l’arrêt en gare, le complice frappe à la vitre, du côté extérieur. Le malfaiteur, qui se trouve à bord du train, peut profiter de cette diversion pour agir en toute impunité, et quitter le train avant la fermeture des portes.  

Dos à dos

Le malfaiteur prend place sur le siège juste derrière la victime. Lorsque le veston ou la mallette de celui-ci est accroché au dossier, le malfaiteur peut les voler sans se faire remarquer, en donnant l’impression qu’il cherche quelque chose dans sa propre poche.  

Il n’est pas rare non plus qu’un bagage soit retiré du porte-bagages alors que la victime est assoupie ou il est possible de parcourir le train lorsque celui-ci est à l’arrêt en gare, et commettre le vol juste avant la fermeture des portes et quitter le train ensuite.

Les éléments de réponse relatifs au nombre de pickpockets qui ont été attrapés doivent être fournis par le SPF Intérieur, qui a les services de police dans ses attributions.  

3.   Sur la base des appels reçus au Security Operations Center en rapport avec des pickpockets durant la période mentionnée ci-avant, on peut affirmer que les lignes les plus sensibles sont les suivantes : 

Via le numéro d'urgence gratuit 0800 30 230, les voyageurs peuvent faire appel au Security Operations Center s'ils repèrent un pickpocket. Si celui-ci opère à bord du train, une annonce est diffusée par l'accompagnateur de train.  

Dans les trains à risque, les voyageurs sont avertis de la présence de pickpockets soit par la diffusion d'une annonce soit via le panneau lumineux d'affichage. 

Grâce à des patrouilles régulières (virtuelles ou non), les agents de sécurité de Securail assurent la vigilance dans les gares. Dans les trains, ce contrôle est effectué par la brigade train de Securail. 

De plus, la campagne d'affichage "pick et pock" a été organisée à plusieurs reprises dans les gares. Depuis peu, les panneaux d'information digitaux diffusent également un spot mettant les voyageurs en garde contre les pickpockets. 

Dans le cadre de la sensibilisation des voyageurs, une "semaine anti-pickpockets" a été organisée à la mi-décembre 2011 avec différentes initiatives (gadgets, stands de prévention dans plusieurs gares, etc.). 

En 2012, Corporate Security Service se penchera, en collaboration avec les Affaires intérieures, sur l'élaboration d'une nouvelle campagne nationale.