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Question écrite n° 4-3162

de Paul Wille (Open Vld) du 11 mars 2009

à la ministre de l'Intégration sociale, des Pensions et des Grandes villes

Population rom - Problèmes d'intégration - Décrochage scolaire - Concertation et mesures

Roms
enseignement obligatoire
scolarisation
abandon scolaire
ressortissant étranger
nomadisme
statistique officielle
intégration sociale
Pays-Bas

Chronologie

11/3/2009Envoi question (Fin du délai de réponse: 9/4/2009)
25/11/2009Dossier clôturé

Réintroduite comme : question écrite 4-5555

Question n° 4-3162 du 11 mars 2009 : (Question posée en néerlandais)

Aux Pays-Bas, on s'est aperçu que les enfants roms ne fréquentaient pas l'école secondaire. Les enfants de ce groupe qui suivent l'enseignement fondamental sont eux aussi en décrochage important; de ce fait, ils subissent des retards scolaires irrémédiables chez nos voisins du nord.

Un certain nombre de communes en ont assez. Ainsi, la commune de Nieuwegein a consacré cinq millions d'euros aux Roms, sans résultat. L'administration communale a nommé un fonctionnaire spécial pour les Roms qui est chargé de faire respecter l'obligation scolaire; elle envisage de démettre de leur autorité parentale les parents qui ne respectent pas l'obligation scolaire. À Amsterdam, des initiatives similaires ont été prises pour que les Roms poursuivent leur scolarité. On n'y intervient pas par voie de sanctions mais on tente, par le biais d'assistants à l'obligation scolaire, de faire pression sur les parents. Des chiffres montrent qu'aux Pays-Bas, quasi plus aucun Rom de plus de douze ans ne fréquente encore l'école. Qui plus est, on marie les jeunes filles dès l'âge de quatorze ou quinze ans, même si elles souhaitent poursuivre leur scolarité.

Ce décrochage a des conséquences particulièrement fâcheuses sur l'intégration des enfants roms dans la société.

Dans ce contexte, je souhaiterais obtenir une réponse aux questions suivantes :

1. Combien de Roms inscrits, enregistrés, la Flandre compte-t-elle ?

2. La ministre dispose-t-elle d'estimations sur la population de Roms qui résident en Flandre ?

3. Où vivent les plus fortes communautés de Roms ?

4. Comment se fait-il que traditionnellement, les Roms comptent parmi les groupes les plus difficiles à intégrer ?

5. La ministre est-elle au courant que ce groupe est confronté au décrochage scolaire ? Dans l'affirmative, n'estime-t-elle pas que cela nuit gravement à l'intégration des jeunes ? Dans la négative, a-t-elle l'intention de s'intéresser de plus près au décrochage scolaire des Roms et de prendre éventuellement des mesures politiques pour y remédier ?

6. Quelles franges de la population et quels groupes de migrants sont-ils le plus souvent confrontés au décrochage scolaire ? La ministre est-elle d'avis que ces groupes sont aussi généralement ceux qui sont le moins bien intégrés ?

7. Quelles sont les raisons principales de ce décrochage scolaire des Roms ?

8. Quelles autres raisons se retrouvent-elles systématiquement dans les autres franges de la population ?

9. Quelles mesures la ministre peut-elle prendre, par le biais du cursus scolaire, pour lutter contre l'opposition structurelle des familles à l'intégration ? Une collaboration à ce sujet avec les ministres de communautés peut-elle être envisagée? Pareille collaboration existe-t-elle déjà ?

10. Dans quelle mesure la tradition des mariages arrangés a-t-elle une influence sur l'intégration ?

11. Dans quelles franges de la population ces mariages jouent-ils un rôle important ? Combien de jeunes filles doivent-elles quitter l'école et voient-elles leurs chances d'intégration se réduire considérablement à la suite de leur mariage ? Si la ministre ne dispose pas de chiffres à ce sujet, est-elle prête à examiner la situation et à prendre des décisions politiques sur cette base ?