SÉNAT DE BELGIQUE BELGISCHE SENAAT
________________
Session 2017-2018 Zitting 2017-2018
________________
27 mars 2018 27 maart 2018
________________
Question écrite n° 6-1808 Schriftelijke vraag nr. 6-1808

de Christie Morreale (PS)

van Christie Morreale (PS)

au ministre des Classes moyennes, des Indépendants, des PME, de l'Agriculture, et de l'Intégration sociale

aan de minister van Middenstand, Zelfstandigen, KMO's, Landbouw en Maatschappelijke Integratie
________________
Glyphosate - Interdiction - Usagers privés - Réglementation - État d'avancement - Concertation à l'échelon européen - Alternatives au glyphosate - Développement Glyfosaat - Verbod - Privégebruikers - Reglementering - Stand van zaken - Overleg op Europees niveau - Alternatieven voor glyfosaat - Ontwikkeling 
________________
herbicide
pesticide
produit phytosanitaire
substance cancérigène
substance toxique
risque sanitaire
personne physique
onkruidverdelger
verdelgingsmiddel
fytosanitair product
kankerverwekkende stof
giftige stof
gevaren voor de gezondheid
natuurlijke persoon
________ ________
27/3/2018 Verzending vraag
(Einde van de antwoordtermijn: 26/4/2018 )
28/8/2018 Antwoord
27/3/2018 Verzending vraag
(Einde van de antwoordtermijn: 26/4/2018 )
28/8/2018 Antwoord
________ ________
Question n° 6-1808 du 27 mars 2018 : (Question posée en français) Vraag nr. 6-1808 d.d. 27 maart 2018 : (Vraag gesteld in het Frans)

L'herbicide glyphosate, cette substance active que l'on retrouve dans plus de nonante-trois produits commerciaux agréés en Belgique, est le plus vendu et le plus utilisé au monde. Son usage est particulièrement répandu, aussi bien chez les professionnels et que chez les particuliers : chaque année, ce n'est pas moins de 630 000 kg qui sont mis sur le marché belge. Entre 1996 et 2013, cette consommation a augmentée de 247 000 kg !

En mars 2015, le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), sur base d'une étude menée par dix-sept experts issus de onze pays, classait le glyphosate comme « cancérogène probable pour l'homme ». Quelques semaines plus tard, l'Autorité européenne de sécurité alimentaire (European Food Safety Authority – EFSA) remettait un avis contraire. Malgré les demandes répétées du commissaire européen à la Santé et à la Sécurité alimentaire, la firme productrice, Monsanto, refuse de rendre publiques les études toxicologiques réalisées par ses soins et sur lesquelles l'EFSA fonde son avis. J'ajoute que septante-cinq experts nationaux ont été dépêchés par les États membres mais seuls quatorze d'entre eux ont accepté de voir leur nom rendu public. Soixante-et-un experts n'ont donc pas

souhaité être connus. Cette confidentialité alimente un certain trouble et interpelle sur le possible conflit d'intérêts.

En mars 2016, la Commission européenne proposait aux gouvernements nationaux une prolongation de l'utilisation du glyphosate pour dix-huit mois car sept États membres s'opposaient au renouvellement pour une période dix ans. Or, Monsieur Borsus, alors ministre fédéral de l'Agriculture, continuait à défendre son autorisation, alors que la Région wallonne et la Région Bruxelloise ont toutes deux exprimé être opposées à ce renouvellement.

Après plusieurs mois de discussions, les États membres ont décidé, en novembre 2017, de renouveler la licence du glyphosate pour une période de cinq ans, ne suivant pas votre position, que je salue, qui visait à implémenter une stratégie de réduction d'utilisation de ce produit. Suite à cette annonce, vous avez marqué une forte volonté d'aboutir très rapidement, en Belgique, à une interdiction de l'usage par les particuliers.

L'ensemble de ces questions relève de la compétence du Sénat dans la mesure où elles concernent une matière fédérale qui a une influence sur les compétences des entités fédérées en matière d'agriculture, d'économie, de santé publique, d'environnement, de bien-être, etc.

Un arrêté visant à interdire l'usage du glyphosate par les particuliers est-il en cours de rédaction ? Quand sera-t-il finalisé et d'application ? En effet, à l'approche du printemps, il est plus qu'urgent de prendre les dispositions nécessaires pour interdire définitivement la commercialisation de ce produit.

Enfin, avez-vous obtenu des avancées conséquentes avec les pays qui défendaient une position semblable à la vôtre sur la scène européenne ? Ces pays sont-ils favorables à une interdiction d'utilisation du produit à court ou moyen terme ? Alors que des alternatives existent pour la plupart des usages, des recherches sont-elles actuellement menées pour répondre à tous les besoins des agriculteurs ?

 

Glyfosaat, het werkzame bestanddeel van drieënnegentig in België erkende commerciële producten, is de meest verkochte onkruidverdelger ter wereld. Het gebruik ervan is bijzonder wijdverbreid, zowel bij professionele als bij privégebruikers: elk jaar komt niet minder dan 630.000 kilogram in België op de markt. Tussen 1996 en 2013 is het gebruik ervan met 247.000 kilogram toegenomen.

In maart 2015 classificeerde het Internationaal Agentschap voor Kankeronderzoek (IARC) op basis van een door zeventien experts uit elf landen uitgevoerde studie glyfosaat als “waarschijnlijk kankerverwekkend”. Enkele weken later bracht de Europese Autoriteit voor Voedselveiligheid (European Food Safety Authority – EFSA) een tegengesteld advies uit. Ondanks de herhaalde vragen van de Europese commissaris voor Gezondheid en Voedselveiligheid weigert de producent, Monsanto, de toxicologische studies bekend te maken die hij heeft laten uitvoeren en waarop de EFSA zijn advies heeft gebaseerd. Daarbij komt nog dat van de vijfenzeventig nationale experts die door de lidstaten werden afgevaardigd, slechts veertien ermee hebben ingestemd om hun naam openbaar te maken. Eenenzestig experts wensten dus onbekend te blijven. Die geheimhouding leidt tot een zekere onrust en tot vragen over een mogelijk belangenconflict.

In maart 2016 stelde de Europese Commissie de nationale regeringen voor om de licentie van glyfosaat met achttien maanden te verlengen, omdat zeven lidstaten zich hadden verzet tegen een verlenging van de toelating voor een periode van tien jaar. De toenmalige minister van Landbouw, de heer Borsus, bleef de toelating echter verdedigen, terwijl de Waalse regering en het Brussels Gewest allebei hadden verklaard dat ze tegen de verlenging gekant waren.

Na maandenlange discussies hebben de lidstaten in november 2017 besloten om de licentie van glyfosaat met vijf jaar te verlengen. Dat ging in tegen uw standpunt, dat u siert, en dat tot doel had een strategie toe te passen die erin bestaat het gebruik van het product geleidelijk te verminderen. Na die aankondiging hebt u duidelijk gemaakt dat u in België snel tot een verbod op het gebruik van glyfosaat door particulieren wou komen.

Dit onderwerp valt onder de bevoegdheid van de Senaat omdat het betrekking heeft op een federale materie die invloed heeft op de competenties van de deelstaten op het vlak van landbouw, economie, volksgezondheid, milieu, welzijn, enzovoort.

Wordt er thans gewerkt aan een besluit om het gebruik van glyfosaat door particulieren te verbieden? Wanneer zal het klaar zijn en vanaf wanneer gaat het in? Nu de lente in aantocht is, moeten er dringend maatregelen worden genomen om de verkoop van dat product definitief te verbieden.

Hebt u ook vooruitgang geboekt met de landen die op Europees vlak een standpunt verdedigden dat aansluit bij het uwe? Pleiten die landen voor een verbod op het gebruik van het product op korte of op middellange termijn? Er bestaan alternatieven voor de meeste doeleinden, maar wordt er op dit ogenblik onderzoek gevoerd om te kunnen beantwoorden aan alle behoeften van de landbouwers?

 
Réponse reçue le 28 aôut 2018 : Antwoord ontvangen op 28 augustus 2018 :

Suite aux discussions scientifiques entourant la dangerosité du glyphosate, j’ai en effet pris l’initiative d’interdire la vente de certains herbicides à usage non professionnel, en ce compris le glyphosate. Par souci de précaution mais aussi de cohérence avec les dispositions prises par les Régions pour interdire l’utilisation des herbicides à base de glyphosate par les particuliers.

Les herbicides, en particulier ceux à base de glyphosate, représentent en effet la catégorie de produits phytopharmaceutiques la plus utilisée par les amateurs. Des alternatives efficaces pour l’usage non-professionnel sont pourtant disponibles pour se substituer, seules ou en combinaison, à l’utilisation d’herbicides par les amateurs. Il m’a dès lors paru urgent de mettre rapidement en place des dispositions visant à favoriser l’utilisation de ces produits alternatifs, moins dangereux pour l’homme et pour l’environnement.

L’arrêté royal, actuellement en cours de publication, vise l’interdiction de mise sur le marché et d’utilisation des herbicides pour les utilisateurs amateurs qui présentent le plus de risques pour la santé humaine et pour l’environnement, privilégiant de la sorte les produits contenant des substances de base, des biopesticides et des substances à faible risque.

Pour les herbicides totaux, tels que le glyphosate, une interdiction immédiate de mise sur le marché par les détenteurs d’autorisations est néanmoins prévue dès l’entrée en vigueur de l’arrêté.

Pour ce qui concerne la recherche d’alternatives pour les usages professionnels, j’ai pris l’initiative en janvier 2018 d’initier une coopération avec les autres pays qui ont voté contre la prolongation d’approbation du glyphosate. Des consultations sont notamment actuellement en cours avec la France mais également avec la Slovénie, la Grèce, Malte et le Luxembourg.

Étant donné que les recherches sur le développement d’alternatives relèvent des compétences des Régions, une collaboration avec celles-ci est nécessaire afin d’obtenir des résultats sur le terrain. C’est la raison pour laquelle j’ai fait parvenir un courrier en ce sens à destination des autorités régionales.

Naar aanleiding van de wetenschappelijke discussies rond de gevaarlijkheid van glyfosaat, heb ik inderdaad het initiatief genomen om de verkoop van bepaalde herbiciden voor niet-professioneel gebruik te verbieden, met inbegrip van glyfosaat. Uit voorzorg, maar ook om te zorgen voor coherentie met de maatregelen genomen door de Gewesten om het gebruik van herbiciden op basis van glyfosaat door particulieren te verbieden.

De herbiciden, in het bijzonder deze op basis van glyfosaat, vormen inderdaad de categorie van gewasbeschermingsmiddelen die het meest worden gebruikt door amateurs. Er zijn nochtans doeltreffende alternatieven voor niet-professioneel gebruik beschikbaar om, alleen of in combinatie, het gebruik van herbiciden door amateurs te vervangen. Het leek mij dan ook dringend om snel bepalingen in te voeren die tot doel hebben het gebruik van deze voor mens en leefmilieu minst gevaarlijke alternatieve producten te bevorderen.

Het koninklijk besluit dat momenteel wordt gepubliceerd, beoogt het verbod van het op de markt brengen en van het gebruiken door amateurs van deze herbiciden die de meeste risico’s inhouden voor de menselijke gezondheid en voor het leefmilieu, ten voordele van producten die basisstoffen, biopesticiden en stoffen met een laag risico bevatten.

Voor totaalherbiciden zoals glyfosaat is evenwel een onmiddellijk verbod op het op de markt brengen door de toelatingshouders voorzien, en dat vanaf de inwerkingtreding van het besluit.

Wat betreft het zoeken naar alternatieven voor de professionele toepassingen heb ik in januari 2018 het initiatief genomen voor het opstarten van een samenwerking met de andere landen die hebben gestemd tegen de verlenging van de goedkeuring van glyfosaat. Momenteel vindt er overleg plaats met Frankrijk met name, maar ook met Slovenië, Griekenland, Malta en Luxemburg.

Gelet op het feit dat het onderzoek naar de ontwikkeling van alternatieven een bevoegdheid van de Gewesten is, is een samenwerking met de Gewesten noodzakelijk zijn om resultaten op het terrein te boeken. Daarom heb ik een brief in deze zin gestuurd naar de gewestelijke autoriteiten.